CONTRAT STIF/RATP : Il faut renforcer le service public !

À quelques jours de la signature du contrat entre le STIF et la RATP, des questions de fond n’ont toujours pas de réponse…

Alors que ce contrat représente 95 % du chiffre d’affaires de l’EPIC-RATP, les organisations syndicales et les élus des salariés n’ont pas été associés aux différentes étapes de la négociation entre le STIF et la RATP. Nous apprenons le contenu du projet de contrat par bribes, à travers « indiscrétions » et articles de presse.
La CGT-RATP réaffirme son exigence que le service public assuré par la RATP se fasse avec le haut niveau de qualité que sont en droit d’attendre les usagers et les élus. Cela implique les moyens nécessaires en termes de financement, d’investissement, d’emplois et de traitement social des personnels. C’est là tout l’enjeu du contrat.
Or, les résultats du contrat en cours le démontrent, on ne peut espérer maintenir la qualité du service offert et améliorer les transports au quotidien des Franciliens en poursuivant à la RATP une politique de productivité qui détruit l’emploi, bloque les salaires et dégrade les conditions de travail. À titre d’exemple, les effectifs de la RATP sont aujourd’hui au niveau de ceux de 2002 alors que l’offre de transport a augmenté de 28 %. C’est là le résultat d’une double pression à la baisse des coûts : celle découlant de choix de gestion internes à la RATP, mais aussi celle découlant des exigences contractuelles du STIF.

C’est pourquoi la CGT-RATP attend du futur contrat des inflexions majeures permettant de redonner tout son sens au service public :

  • Suppression des clauses et des différentes dispositions de productivité ;
  • Création massive d’emplois dans les secteurs déficitaires, notamment à la conduite des autobus et dans les stations & gares ;
  • Mise en place d’indicateurs contraignants pour les clauses sociale, environnementale et éthique.

Par ailleurs, nous portons l’exigence d’un haut niveau d’investissement de la RATP et du STIF dans les réseaux de transports en Ile de France.
La CGT porte des propositions pour dégager des ressources nouvelles indispensables au bon fonctionnement et au développement des transports franciliens (augmentation du versement transport, baisse de la TVA, etc…). Mais sans attendre, des marges de manœuvre financières existent pour un meilleur contrat :

  • Réaffecter aux transports publics la part régionale de la taxe d’apprentissage que va désormais verser la RATP à compter de 2016 (de 15 à 20 millions d’euros/an),
  • Réorienter au bénéfice de l’EPIC les 25 millions d’euros annuels prévus par la RATP pour le développement de ses

La CGT-RATP souhaite qu’un contrat soit conclu rapidement et sur de bonnes bases. Elle restera très attentive aux discussions/négociations en cours et se déterminera, le moment venu, en fonction du niveau de prise en compte de ses revendications.
Paris, le 23 septembre 2015 – 15h30

Auteur: CGT_admin

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