Contrôle médical : Hold-up sur les malades !!!

wb_30C580A4F6294F98B4A7704DAD394A0BLe contrôle médical à la RATP, depuis plusieurs années, est détourné de sa fonction initiale par la direction. Cette dernière l’utilise comme un outil de management au service de sa politique de chasse à l’absentéisme.
A de multiples reprises, la CGT-RATP a dénoncé ces méthodes, tant au sein de la CCAS qu’au niveau de la direction de la RATP ! Nous condamnons fermement cette situation qui tente de faire passer l’ensemble des arrêts maladie, des malades, pour de potentiels « tricheurs/voleurs » …
La mise en place de contrôles systématiques et le recours à des sociétés privées type « SECUREX » démontrent que l’entreprise est abusive !
Dans tous les secteurs de l’entreprise se succèdent des réorganisations de services dont l’objectif est la baisse des effectifs, conformément aux exigences du plan d’entreprise qui prévoit une baisse de 2 % par an.
Une des conséquences de ces réorganisations est une dégradation des conditions de travail, voire la mise en place d’organisations de travail pathogènes.
Les agents, particulièrement les agents malades, ne doivent pas devenir les victimes collatérales d’une politique d’entreprise qui a les yeux rivés sur les objectifs économiques et qui néglige l’humain !
Par sa politique, l’entreprise vise à culpabiliser les agents, pourtant les chiffres parlent d’eux-mêmes : la RATP fait partie des « bons élèves » avec 11 jours d’arrêt maladie par agent et par an contre 24 jours dans les entreprises françaises du transport.
A ce jour à la RATP, le contrôle à domicile des agents en arrêt maladie est effectué par des médecins issus d’organismes extérieurs (SECUREX) sur l’initiative et aux frais de la RATP.
« SECUREX » bénéficie d’un véritable contrat de « flicage » des agents malades qui porte sur la réalisation de 2.000 contrôles/an pour la coquette somme de 200.000 € et la mise en œuvre de formation pour ré-accueil (pour l’encadrement) pour 160.000 € sur le budget RATP et des départements qui la composent.
Si la RATP a recours à cette entreprise de « mercenaires du contrôle médical », ce que nous dénonçons, elle se doit de l’assumer dans le cadre de ses budgets.

La RATP transfère le coût des contrôles à notre Caisse de protection sociale !

Le 2 octobre dernier, lors de la commission financière de la CCAS, les administrateurs CGT ont découvert un nouveau tour de « passe-passe » : pour l’année 2014, l’entreprise décide l’augmentation des contrôles à domicile, portant ceux-ci 6.000 et transfère l’intégralité du coût de cette prestation à la charge de la caisse pour un montant de 500.000 € !!!

HOLD-UP sur les malades !!!

Par cette mesure, l’entreprise vise à économiser les 200.000 € des contrôles qu’elle commandait et qu’elle payait sur ses budgets et de reporter ceux-là sur le budget de la CCAS. Elle vise aussi un gain potentiel de 1,7 millions d’euros (estimation des non-paiements de salaires suite à contrôle).
Par cette manœuvre, la RATP vise à faire assumer par la CCAS (qui pourtant est indépendante) ses choix de gestion.
La CGT-RATP n’est pas opposée au contrôle des agents malades, c’est là, pour une caisse de Sécurité Sociale, un des moyens permettant de s’assurer à ce que les arrêts maladie soient justifiés et d’assurer la pérennité de notre système solidaire de protection sociale.
Néanmoins, nous contestons et combattons cette « chasse aux malades », cette culpabilisation des malades qui n’a pour but que la réalisation d’économies substantielles et ne répond en rien aux véritables missions du contrôle médical.
Notre protection sociale est un bien collectif, défendons-le et refusons qu’il devienne un outil de répression au service d’une politique d’entreprise en recherche systématique de gains de productivité et de résultats financiers !

Auteur: union_admin

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