Egalité dans le travail et dans la société !

wb_F2AF82AD19A14D0881E8C1A85695DECEIl ne peut y avoir de progrès social aux dépens des femmes. Il y a urgence d’un autre partage des richesses. L’égalité professionnelle, un enjeu majeur ! La loi de 2006 faisait obligation aux entreprises de négocier pour réduire les écarts de salaires avant le 31 décembre 2011 sous peine de sanction.
Le décret d’application du 7 juillet 2011 de l’article 99 de la loi du 9 novembre 2010 sur les retraites impose que les entreprises de plus de 50 salariés aient un accord ou un plan d’action sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes au 1er janvier 2012, à défaut, une sanction financière pouvant aller jusqu’à 1 % de la masse salariale « serait » appliquée par l’inspection du travail après mise en demeure et un délai de six mois pour mise en conformité.
Mais l’entreprise pourra arguer de « difficultés économiques » pour déroger à la loi ! Combien d’entreprises seront sanctionnées ?
La CGT exige des négociations aussi bien dans le privé que dans le public pour la reconnaissance de la valeur du travail des salarié-e-s, la révision des classifications dans les entreprises et dans les branches professionnelles notamment dans les petites entreprises.
La CGT propose notamment de :
• Réformer les retraites afin de compenser les inégalités constatées tout au long de la carrière ;
• Revaloriser le Smic à 1 700 euros brut par mois, ce qui permettrait d’augmenter immédiatement la rémunération de nombreuses femmes ;
• Conditionner les allégements de cotisations sociales au respect par l’employeur d’un certain nombre de critères sociaux liés à l’emploi, aux salaires et à l’égalité ;
• Renchérir le coût du temps partiel et de la précarité en faisant verser aux entreprises des cotisations comme pour un emploi à temps plein ;
• Donner les mêmes droits aux salariés concernés qu’à ceux à temps plein et en CDI en rendant ces droits cumulables et transférables ;
• Refondre les classifications, notamment renégocier les grilles en prenant en compte la valeur réelle du travail et en veillant à ce que les métiers qui sont majoritairement occupés par les femmes ne soient pas sous-classifiés ;
• Étendre à l’ensemble des salariés la réduction du temps de travail à 35 h en s’adressant aux deux parents ;
• Allonger le congé maternité à 24 semaines et le congé paternité à un mois ;
• Développer les modes d’accueil du jeune enfant en créant 500 000 places de crèche et en développant la scolarisation précoce en école enfantine ;
• Investir dans les services publics de soins aux enfants et aux personnes âgées ou en perte d’autonomie ;
• Informer massivement contre les stéréotypes.

Auteur: union_admin

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