GARDE A VUE EN SOUS-SOL Le saviez-vous ?

wb_3A3C9A0723F74F0C9F482E14A1734197La RATP, entreprise publique nationale de service public, aime à se définir comme une « entreprise citoyenne », soucieuse du bien-être des voyageurs et de ses agents. Pourtant, en « sous-sol », elle a mis en place un des services les plus énigmatiques et les plus sujets à caution qui soit et qui use de méthodes portant atteinte aux libertés fondamentales…
Sur la foi de délations, voire de simples rumeurs, ce service de « police interne » se met en mouvement… Dotée de moyens d’investigation illimités, procédant à des auditions retenant les agents contre leur volonté, leur refusant toute assistance, fouillant leur vie privée et leur portable personnel, ainsi agit l’Inspection Générale des Recettes (IGR) !Posté au niveau de la rue Jules Vallès à Paris, un cadre « cuisine » les agents qui ont le malheur de tomber entre ses griffes.
Usant de méthodes d’interrogatoire digne de films de série noire, passant de la flatterie à la menace et l’invective, le voici qui cherche par tous les moyens à vous tirer « les vers du nez », tout cela dans le cadre d’un lien de subordination.
C’est l’Instruction Générale N°541 de novembre 2011 (note de fonctionnement interne de l’entreprise) qui prévoit la remise en cause des droits individuels ! Même pas celui de vous taire… Une véritable zone de non-droits au sein d’une entreprise publique et le cauchemar absolu en termes de risques psychosociaux !Personne d’ailleurs n’en sort indemne…
Comment donc accepter de voir des agents traités de telle façon ?Après avoir vainement tenté d’obtenir l’arrêt de telles méthodes auprès de la direction générale de l’entreprise, la CGT-RATP est aujourd’hui contrainte, en raison du maintien de ce dispositif et de l’aggravation de ces pratiques d’envisager toutes voies de droit destinées à les faire cesser.
Simultanément et compte tenu de la gravité des faits, la CGT-RATP a écrit au Procureur de la République de Paris.Dans notre pays de droit, il est inconcevable qu’une entreprise, a fortiori une entreprise publique comme la RATP, mette en œuvre des méthodes de « basse police ».
Paris, le 18 juillet 2013

Author: union_admin

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