L'assemblée de rentrée du 4 septembre

Assemblee-des-militants-04-09-2014_hau

Le Premier Ministre vient de réaffirmer la poursuite de sa politique d’austérité !
Malgré l’échec flagrant de cette « politique de l’offre » qui aggrave le niveau du chômage et intensifie la précarisation des salariés, force est de constater que le gouvernement n’entendra raison que sous la pression des salariés !
A la RATP comme partout ailleurs, on tente de nous imposer l’austérité comme inéluctable !
Coût du travail ou coût du capital ?
Dans ce contexte économique où les salariés sont considérés comme une charge, les chômeurs comme des fainéants, les malades comme des tricheurs, les retraités comme des nantis… Il faut imposer d’autres choix ! Les politiques mises en œuvre ces dernières années n’ont fait que nous enfoncer, toujours un peu plus, dans la crise. Faut- il continuer à accabler les salariés, les précaires, les chômeurs ou bien s’attaquer aux coûts des actionnaires, des plus grosses rémunérations, à l’évasion fiscale et aux exonérations de cotisations sociales et fiscales pour le patronat ? Le 1er ministre se met en colère lorsque la CGT parle de
« cadeaux aux entreprises », de quoi s’agit-il ? Pas moins de 200 Milliards d’euros attribués au patronat et ce sans aucune exigence de contreparties en terme d’investissements, d’emploi ou d’augmentation des salaires. De qui se moque t-on ?
Pas nés pour subir !
Avec la CGT, les salariés n’ont pas vocation à subir le monde tel qu’il est mais à promouvoir le progrès social, sans lequel il n’y a pas de collectivité de travail digne de ce nom. C’est tout le sens de notre engagement aux cotés des agents à la RATP où les choix stratégiques se mettent en place avec une brutalité qui n’a d’égal que le non-sens du plan d’entreprise « Vision 2020 ». C’est au moment où la direction prétend « mettre l’humain au cœur des dispositifs » qu’il en est, hélas, le plus absent !
Se préparer à la concurrence…
Se préparer à la concurrence…
Ainsi, les projets souvent néfastes de la direction nous sont présentés comme le seul moyen de se préparer à l’ouverture à la concurrence…. On s’interroge alors sur la logique « fumeuse » de nos dirigeants, faisant appel à l’entreprise privée « City One » pour effectuer la canalisation des voyageurs au Métro ou le recours à une boite d’intérim à BUS pour tenter de palier au manque de machinistes, conséquence de la suppression des centaines de postes durant des années à la RATP : – 700 l’année dernière, – 1500 postes depuis 4 ans ! C’est ainsi que nous sombrons en plein paradoxe où, pour affronter la concurrence, on n’a rien trouvé de mieux que de lui ouvrir nos réseaux…
Et la performance sociale ?
Productivité sur les effectifs, modération salariale et remise en cause des services publics… il est grand temps pour les salariés de se faire entendre ! C’est là le combat de la CGT qui mesure bien la réalité et qui porte d’autres choix politiques et économiques, tant à la RATP qu’au plan national. La RATP doit être confortée comme entreprise publique nationale de service public, elle doit en finir avec l’augmentation de la productivité qui détruit l’emploi, la qualité de service et les conditions de travail !

04/09/2014

Auteur: union_admin

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