LES ATTAQUES CONTRE LES ENTREPRISES PUBLIQUES SNCF et RATP imposent une riposte des salariés pour lutter contre le dumping social

CONCURRENCE, toutes et tous concerné-e-s  à la RATP

Un des rôles de la LOM est de programmer la fin du Statut RATP à l’occasion du transfert des personnels et occasionnera l’augmentation du temps de travail.
C’est aussi l’instrument d’une privatisation par morceaux de la RATP puisqu’elle acte la fin de l’exploitation par l’EPIC RATP des lignes ouvertes à la concurrence et son remplacement par des filiales. Elle accompagne ainsi une stratégie de filialisation qui déshabille progressivement l’EPIC.

La direction transforme la RATP pour servir sur un plateau d’argent au secteur privé « une machine à cash » car les filialisations concernent :

  • IMMÉDIATEMENT toutes les nouvelles dessertes gagnées par la RATP (ex : T9, L15, …)
  • En 2025 le réseau bus historique (19000 agents sur 44000), en 2030 les actuelles lignes de tram, en 2040 les lignes de métro et de RER
  • A COURT TERME potentiellement toutes les activités ouvertes à la concurrence : ingénierie, sûreté, gestion des espaces, contrôle, régulation des bus, …

Nous avons tout à y perdre, que l’on soit salarié ou usager.

Les volontés politiques de casser les entreprises publiques de service public imposent l’ouverture à la concurrence, des trafics de voyageurs de la SNCF et de la RATP, avec la complicité des Conseils régionaux en régions et l’Autorité Organisatrice IDFM en IDF, s’inscrivent dans une logique de privatisation.

Les salariés des transports urbains en région en connaissent les effets, avec un développement de la sous-traitance en cascade dans une logique d’abaissement des droits sociaux pour dégager des profits.

Le sac à dos social pour les salariés en cas de perte de marché historique d’un des opérateurs publics est un leurre.

Il opposera les salariés de la SNCF entre ceux de l’IDF et ceux des régions ou ceux à la RATP entre les machinistes de la petite couronne et ceux de la grande.

Pour preuve, au printemps 2018, pour diviser les cheminots, direction et gouvernement juraient que la concurrence en IDF, n’était pas pour demain. Le projet de convention en cours de négociation entre IDF M et SNCF en démontre le contraire.

Nous sommes résolument  opposés à la concurrence !

Elle dégrade les conditions de travail, de rémunérations des personnels et l’offre de transport. Elle est aussi plus coûteuse car les actionnaires ne s’oublient pas en se versant des dividendes.
La concurrence dans les transports publics, vecteur de dumping social, se combat avec :

  • La création d’un Statut unifié des travailleurs des transports, inspiré de celui de la RATP.
  • La mise en place d’une harmonisation par le haut des conditions de travail, applicable à l’ensemble des entreprises de transport urbain et routier de voyageurs sur toute l’Île-de-France.
    Il s’agit de reprendre les textes les plus favorables aujourd’hui en vigueur à la RATP et ceux des conventions collectives existantes. Il devra aussi tendre vers les 32h

Ensemble,

  • Défendons le service public de transport SNCF et RATP !
  • Défendons nos emplois, nos métiers et nos conditions de travail !
  • Refusons le dumping social et le transfert obligatoire vers d’autres opérateurs !
  • Construisons le service public de demain au service de tous et partout avec les moyens humains et matériels indispensables aux enjeux environnementaux et sociétaux du XXIème siècle !

SNCF et RATP = convergence d’action !
Manifestation, rendez vous à 13h – Place d’Italie

Author: union_admin

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