Salaires - Pouvoir d'achat

Le salaire : une question de justice sociale !

La direction de la RATP doit ouvrir, en Avril, les négociations salariales Cette question revient avec force dans l’actualité sociale et dans les luttes en cours dans de nombreuses entreprises en France, les agents de la RATP ne sont pas épargnés !Passé les discours et les promesses sur un autre partage des richesses créées, sur la revalorisation du travail, la réalité pour les salariés et leur famille est marquée par les difficultés liés au coût de la vie, aux dépenses incompressibles qui font le quotidien.

 Tract Pétion CGT RATP salaires 2010


Préavis de grève du 23 mars : pour les salaires, l'emploi, les retraites !

Les salaires, l’emploi, les retraites, les services publics sont au cœur d’une série de conflits en France et chez nos voisins européens. Dans l’Hexagone, pas plus qu’ailleurs, les salariés, les populations ne se résignent pas à payer les frais d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

En France, les mesures prises par le gouvernement n’ont apporté aucune réponse aux urgences sociales. Allègements de « charges patronales », suppression de la taxe professionnelle, aides massives aux banques n’ont fait que restaurer et conforter les profits des entreprises, sans permettre une reprise de l’activité et une baisse du chômage. Et le patronat en redemande plus !

Quant aux services publics, le gouvernement persiste à supprimer massivement des postes indispensables à des missions utiles comme la santé, l’éducation, la recherche, la justice notamment. Loin de préparer une sortie de la crise, ces mesures alimentent tous les mécanismes qui nous y ont conduits. La gestion des entreprises emprunte les mêmes recettes : la pression sur les conditions de travail, les salaires, la précarité pour augmenter les dividendes aux actionnaires le plus vite possible.

A la sortie du sommet social à l’Elysée, les organisations syndicales ont affirmé : « le gouvernement n’a apporté aucune réponse concrète sur l’emploi, les salaires, le pouvoir d’achat, les conditions de travail et les politiques publiques ». Elles ont donc décidé d’appeler à la mobilisation pour le 23 mars. Elles « affirment leur volonté d’agir pour que le débat sur les retraites prenne en compte l’ensemble des questions tant au niveau du privé que du public, notamment le niveau des pensions, l’emploi, le financement, la pénibilité, le code des pensions et la réduction des inégalités. »

Gouvernement et patronat veulent aujourd’hui faire voler en éclat l’acquis social du droit à partir en retraite dès 60 ans au motif que nous vivons plus longtemps. Pourquoi faudrait-il qu’un tel progrès de société ne bénéficie pas à l’amélioration des conditions de vie ? Faut-il accepter de travailler plus longtemps quand tant de jeunes sont exclus du monde du travail ?

Pour la CGT, la bonne réforme est celle qui assure le droit à un départ à la retraite dès 60 ans avec, pour une carrière complète, un revenu de remplacement équivalent au moins à 75% du salaire net d’activité et au minimum au niveau du smic. Celle qui garantit la solidarité entre les générations, entre les professions dans le cadre du système par répartition.

Pour sortir de la crise, préparer l’avenir, financer la protection sociale et les retraites, relancer la consommation des ménages, il faut augmenter les salaires (notamment porter le SMIC à 1600 euros bruts), garantir, préserver les emplois et le tissu industriel. Les profits réalisés début 2010 atteignent les records historiques de 1998, confortés par la destruction des emplois et les sacrifices imposés sur les salaires. C’est par le travail de millions de salariés que se bâtissent les richesses de notre pays. Sortir de la crise, préparer l’avenir, conforter nos services publics, assurer le financement des besoins sociaux, des retraites demande un autre partage de ces richesses. Il y a urgence !

Sécurisons le présent et l’avenirEnsemble le 23 mars pour des salaires décents, des emplois durables et des retraites de qualité.

La CGT/RATP a déposé un préavis de grève couvrant l’ensemble des agents et des services du 22 mars 22h30 au 24 mars 6h30


 Preavis de greve CGT RATP 23 mars 2010


Négociations salariales obligatoires… un simulacre !

Le 14 avril se sont tenues les négociations salariales pour 2010.
C’est de manière offensive, revendicative et déterminée que la CGT/RATP a participé à ce qu’elle pensait être une négociation sérieuse… tant la question des salaires est primordiale pour le quotidien de chaque agent.
L’augmentation du pouvoir d’achat est indispensable, aussi pour assurerle financement de nos retraites !

 Tract CGT RATP salaires 15 04 2010


5 syndicats de la RATP interpellent le PDG pour nos salaires !

Les organisations syndicales CGT, CFDT, FO, CFE\CGC, CFTC ont interpeller unitairement le PDG  au sujet de la politique salariale de la RATP, dans la perspective des prochaines négociations annuelles sur les salaires que la RATP est tenue d'engager en 2010...

 Courrier unitaire salaire janvier 2010


LE 19 MARS : POUR UNE AUTRE POLITIQUE SALARIALE A LA RATP !

Chacun d’entre nous est à même de constater que laquestion de nos salaires, de notre pouvoir d’achat, fait le devant del’actualité sociale partout dans notre pays et nous impacte, tous individuellementet quotidiennement...

 Motion CGT-RATP salaires - mars 2008


LOI TEPA

Et pendant ce temps là...
Les prix flambes !

 tract cgt ratp loi tepa mars 2008


SALAIRES 2008 : En septembre, les salari�s auront leur mot � dire !

Le m�contentement exprim� par les salari�s notamment par des p�titions, un rassemblement � Lyon Bercy � l'occasion de la commission de suivi du protocole salarial le 19 mars dernier, les expressions d'organisations syndicales (signataires ou non) ont conduit la direction � recevoir l'ensemble des organisations syndicales en audience avant fin juillet 2008...

 Tract CGT/RATP salaires juillet 2008


Pour nos salaires !

Suite aux réponses de la direction de l'entreprise, il y a urgence à intervenir !
POUR VIVRE MIEUX !

 Salaires avril 2008


PROJET SOCIAL 3 points «oui » / 2 points « non » - le 22/06/2007

Septembre 2004 : la direction au travers un accord cadre sur « l’accompagnement du plan d’entreprise » prévoit la mise en place d’un certain nombre de protocoles.

Notre organisation syndicale, non signataire de ce texte, considérait ce projet comme peu ambitieux. L’investissement journalier des salariés RATP, leurs compétences méritaient de notre point de vue, une amélioration de leurs conditions de vie au travail, digne de notre temps.

Quel bilan social sur ces quatre dernières années ?

… Le bilan est maigre, nous n’irons pas jusqu’à dire que l’encéphalogramme est plat, mais on ne peut pas dire que l’accompagnement du plan d’entreprise 2004/2007 ait changé le paysage social de la RATP !

Le protocole projet social qui clôt pour 2007 cet accord cadre, n’est pas de nature à ce que la CGT/RATP verse dans un optimisme béat et, même si quelques points proposés dans ce texte apparaissent intéressants, il manque trois dossiers qui sont essentiels au développement des agents de la RATP :

1. La politique du logement : notre entreprise publique nationale doit mettre en œuvre une véritable politique du logement en direction de ses agents afin que ceux-ci puissent avoir accès à un logement convenable.

2. La gratuité des transports sur l’ensemble du réseau Ile de France pour les actifs, retraités et ayants droits n’est pas une revendication insurmontable, à la condition que la direction s’en donne les moyens.

3. L’engagement de la RATP sur une ouverture de négociations sur les soins enfants.
Que dis le protocole ?


ARTICLE 1 – INDEMNITE DE DEPART A LA RETRAITE

Le principe de calcul de l’indemnité de départ à la retraite repose sur l’attribution, au moment du départ, de 2 à 3 fois le montant de la rémunération statutaire mensuelle brute, proportionnellement au taux de remplacement compris entre 60% et 75%. Le maximum de trois mois de salaire étant atteint à un taux de remplacement de 75%. Le seuil de versement de cette indemnité est celui de l’échelle normale de niveau E12, échelon 15.

La moyenne de départ constatée étant de 35 annuités, il sera désormais versé l’équivalent de 3 mois de rémunération mensuelle statutaire brute dès l’atteinte de cette moyenne et de 3,5 mois de salaire pour 37,5 annuités.

Date de mise en application : 1er juillet 2007.

 L’indemnité de départ en retraite répond, pour une part, à nos souhaits, les conditions de cette attribution sont améliorées de manière conséquente. Tout juste pensons-nous que ces mesures devraient être applicables au 01/01/2007.



ARTICLE 2 – GRATIFICATIONS « MEDAILLES »

La gratification attribuée à l’obtention d’une médaille est portée à :

Médaille d’argent : 145 €
Médaille de vermeille : 290 €
Médaille d’or : 580 €

Date de mise en application : cette mesure prendra effet dès signature de l’accord social

 Là aussi notre appréciation est positive notamment sur les conditions d’attribution pécuniaires de ces médailles. Cependant, il faudra, lors d’une prochaine étape, améliorer les conditions du nombre des Congés Annuels alloués. Ne devrait-on pas aussi réfléchir, à l’occasion de l’attribution de cette médaille à la prise en compte du temps travaillé (RATP ou hors RATP) l’embauche RATP étant de plus en plus tardive ?




ARTICLE 3 – SUPPLEMENT FAMILIAL DE TRAITEMENT (SFT)

Le calcul actuel repose sur l’attribution :

d’une somme de 310€ versée à la naissance du 1er enfant et de 155€ pour chaque enfant au-delà du premier enfant ;

d’une somme allouée mensuellement dès le 2ème enfant, progressive en fonction du nombre d’enfants. Celle-ci est calculée sur la base d’un coefficient moyen fixé à 355.

3.1 – Allocation naissance : l’allocation « SFT naissance » 1er enfant est portée de 350€ et à 175€ pour les enfants suivants.

3.2 – SFT à partir du 2ème enfant : le coefficient de base servant au calcul est revalorisé. Cette mesure est étalée sur 4 ans à raison de :

+ 10 points en 2007 afin de le porter à 365
+ 5 points en 2008 afin de le porter à 370
+ 5 points en 2009 afin de le porter à 375
+ 5 points en 2010 afin de le porter à 380

Date de mise en application : 1er juillet 2007

 Cela faisait un certain nombre d’années que la majoration de ces allocations avait été oubliée, notamment sur l’allocation naissance et le SFT à partir du 2ème enfant. Pour nous, l’augmentation de 25 points du SFT devrait être mise en application en une seule fois au 1er janvier 2007. A savoir : la CCAS RATP est l’organisme lié au service public qui paie le moins de SFT et arrête de le verser à 20 ans (pour mémoire, l’EDF prolonge cette mesure aux enfants jusqu’à 22 ans s’ils n’ont pas d’emploi ; la SNCF rend cette mesure non imposable). Comme vous le voyez, malgré le positif de cette mesure, beaucoup reste à faire.



ARTICLE 4 – PROTECTION SOCIALE COMPLEMENTAIRE D’ENTREPRISE

En application de l’article VI-2 du protocole d’accord relatif à la mise en place d’une protection sociale complémentaire d’entreprise, la part prise en charge par l’entreprise passe de 7,6€ à 8,6€ et la part à la charge des salariés passe de 32,3€ à 33,3€.

Cette mesure prendra effet dès signature du présent accord.

 Cette mesure de prise en compte d’1€ par l’entreprise mais aussi l’augmentation d’1€ à la charge du salarié n’a pas sa place dans ce protocole. Elle relève d’un accord social spécifique à notre protection sociale maladie ; accord conclu entre des organisations syndicales et l’entreprise, l’entreprise et le groupe mutuel RATP.



ARTICLE 5 – PRINCIPES GENERAUX DE MISE EN ŒUVRE DU CHEQUE EMPLOI SERVICE UNIVERSEL (CESU)

L’objectif est d’accompagner l’ensemble des personnels de l’entreprise dans leur organisation au quotidien face aux contraintes, principalement horaires, des métiers d’exploitation et de maintenance en offrant la possibilité d’une aide sur des services tels que la garde d’enfants.
L’accès à une plate forme de service, couplée avec la mise en place de Chèques Emploi Service Universel (CESU) répond à cet objectif.

Principe d’abondement des chèques par l’entreprise

Chaque salarié disposera annuellement d’un certain nombre de chèques, abondés selon quatre paliers de 10%, 20%, 30% et 70% pour les agents non imposables, sous réserve de présentation de l’avis d’imposition.

Les salariés imposables bénéficient également d’une réduction d’impôts de 50% sur la part qui leur incombe.

 La CGT pense que le développement des services à la personne peut déboucher sur de réelles solidarités ou au contraire de nouvelles inégalités et exclusions sociales. Cette analyse porte également sur les principes généraux de mise en œuvre du Chèque Emploi Service Universel (CESU),

Deux inconvénients majeurs :

 D’une part, il ouvre la possibilité d’exercice des activités de gré à gré (remise en cause du contrat de travail) ;

 D’autre part, il assure un financement basé sur la solidarité nationale pour des activités de service mêlant, tant des services relevant de besoins fondamentaux de la personne (enfance, dépendance) que des services de confort.

Nous considérons que la mise en place de CESU à la RATP doit faire l’objet d’une négociation séparée entre les organisations syndicales et l’entreprise et ne doit, en aucun cas, remettre en cause l’existence des moyens alloués aux activités de Pimprenelle (garde d’enfant).


En conclusion :

La CGT/RATP était prête à s’engager sur les trois premiers points du protocole … De toute évidence, la Direction ne l’a pas souhaité !

Par contre, nous estimons que les points 4 et 5 du projet social méritent des négociations plus approfondies avec les acteurs sociaux, permettant de répondre aux problèmes de logement, à la gratuité des transports et à la garde et les soins enfants. et ce, dans le respect d’autres accords signés.


SALAIRES 2007 : la CGT à l’offensive - le 28/03/2007

SALAIRES 2007 : la CGT à l’offensive propose … Alors, allons-nous accepter la modération salariale dans un contexte social en crise ? Allons-nous signer un accord augmentant nos salaires et pensions de 1,5% 3 fois par an ?

SALAIRES 2007 : la CGT à l’offensive
propose …

le 1er février 2007, les nouveaux élus CGT et mandatés sont venus en délégation afin de déposer les milliers de cartes pétitions « +3%, un point c’est tout ! » à la direction générale et afin d’obtenir l’ouverture de négociations salariales 2007.

Pourtant, en décembre dernier, la direction informait, en retour à nos interrogations, ouvrir les négociations dès janvier 2007. Aussi, la CGT/RATP, avec ses représentants, forts des résultats des dernières élections de l’entreprise et de la caisse de retraite, a interpellé la direction pour que celle-ci ouvre les négociations sur la base des préoccupations des agents, actifs et pensionnés :

- il faut relever la valeur du point !
- pour un salaire minimum d’embauche non qualifiée à 1500 € !
- un pouvoir d’achat digne pour tous !
- les logements corrects de plus en plus chers !
- la RATP doit investir aussi sur ses agents !
- les pensionnés de la RATP doivent vivre correctement !
- la vie est chère !

Voilà les quelques préoccupations exprimées dans le hall de Bercy à la Maison de la RATP des agents actifs et retraités présents à la direction.

La direction a fait part de sa volonté de dialogue après nous avoir écoutés et a trouvé, cette fois rapidement, une date d’audience, le 6 février 2007 après-midi ! Tout devient possible, encore une fois, l’action revendicative lève bien des ambiguïtés dans un contexte de fortes attentes de réponses sociales où la question du pouvoir d’achat vient en première position.

La direction de la RATP prône la modération …

La CGT a donc été reçue ce 6 février 2007 après-midi. Notre organisation syndicale, dans son préalable, a rappelé nos revendications salariales avec l’importance de l’augmentation de la valeur du pont, prédominante dans nos ambitions et aussi que la CGT ne saurait accepter que l’augmentation des échelons survenue au 1/01/2007 sur nos fiches de paye, sans négociation et sans accord, soit additionnée aux mesures 2007.

La direction de la RATP a rappelé l’effort exceptionnel réalisé ces deux dernières années après bien des négociations se concluant par des mesures pour 2005 et 2006 de deux fois 1,5% en niveau. Aussi, cette année 2007, la direction souhaite aller rapidement vers un accord annuel ou pluriannuel sur deux ou trois ans, soit :

1,5% en niveau pour 2007
1,5% « 2008
1,5% « 2009

Au dire de la Direction, cet accord proposé répondrait aux attentes des actifs et pensionnés jusqu’en 2009 en matière d’augmentation du pouvoir d’achat. Ce texte serait accompagné de négociations parallèles salariales concernant le Chèque Emploi Service Universel, un protocole spécifique et regroupant les indemnités de départs en retraite, les indemnités de la médaille des chemins de fer et du supplément familial de traitement.

La direction a rappelé que le renouvellement du protocole sur l’intéressement nécessiterait des audiences prochaines puisque l’intéressement fait partie d’une loi et que celle-ci oblige à terminer les discussions avant le 30 juin 2007.

Concernant la journée de solidarité, la direction n’est pas prête à verser la quote-part des agents ni à modifier les règles de cette contribution financière.

Sur la gratuité des transports, la direction RATP envisage que le nouveau PDG, M. MONGIN, nous aide à déverrouiller cette situation avec la SNCF afin de trouver une solution …

La CGT revendique à la RATP :
1500 euros comme salaire minimum d’embauche pour les non qualifiés.
1500 euros comme plus basse pension.

Oui de l’argent dans le pays, il y en a !
Oui à la RATP, de l’argent il y en a !
Oui, plus de salaire c’est bon pour la consommation !
Oui, plus de croissance, c’est bon pour la relance de l’économique, pour l’emploi !

La direction propose la modération salariale de ces deux dernières années pour les trois prochaines années, soit une perte sèche pour tous, actifs et pensionnés. La CGT trouve enfin raisonnable que la RATP apporte une réponse salariale sur la valeur du point. (Un texte spécifique, sans prime ou autre argutie pour gonfler les chiffres en moyenne mais qui ne rentre pas dans toutes les poches).

Pour autant, au rythme des augmentations, à quand un salaire d’embauche convenable, un salaire digne après plusieurs années passées dans l’entreprise ou une pensions satisfaisante même après plusieurs dizaines d’années de retraite.

La situation du logement en Ile de France est catastrophique. Les spéculations vont bon train et sont loin de suivre le coût de la vie. En quelques années, la part du logement dans le budget familial est passé de 25 à parfois 40% en métropole.

Dans le même temps, les salariés entre de plus en plus tard dans l’entreprise. Souvent chargés de famille, ces nouveaux embauchés subissent de plein fouet qui les contraints, soit à subir des loyers exorbitants pour être proches du travail (nécessités liées aux horaires de services), ou à s’éloigner aux risques de conditions de vie dégradées. Ceci est inacceptable et devient insupportable ! Alors, « acheter » nous dit-on, voire sur 50 ans, sur Paris.

Et tout cela sans parler des produits alimentaires, des frais liés à l’éducation, la culture, les loisirs … Ajoutés à l’accroissement des dépenses de santé, des augmentations, des dépenses d’énergie, des assurances et le pouvoir d’achat c’est pour quand ?

1 milliard d’investissements à la RATP pour 2007, combien pour ses agents ?

AGIR à tous les niveaux
La bataille sur le pouvoir d’achat est engagée …

Outre les préoccupations légitimes des personnels sur leurs métiers, leur avenir dans notre entreprise en mouvement, les préoccupations salariales s’expriment dans les luttes engagées dans l’entreprise :

- le 8 février dans un tract rassemblé à Bus, la CGT et d’autres organisations syndicales appellent à une mobilisation sur les salaires.
- Au métro, des grèves partielles tous les week end pour obtenir des moyens supplémentaires pour réaliser un service public convenable dû aux voyageurs, expriment avec force l’attente de vraies réponses salariales.
- Sur la maintenance, de grandes questions sur la pérennité dans la maîtrise des activités par la RATP, la hauteur des moyens pour traiter les activités en développement, la reconnaissance des personnels pointe des appels à se mobililser aussi sur les salaires comme le 9 mars prochain à MRB.

Alors, allons-nous accepter la modération salariale dans un contexte social en crise ?
Allons-nous signer un accord augmentant nos salaires et pensions de 1,5% 3 fois par an ?

Ensemble, faisons-nous entendre,
Agissons





PROVOCATIONS SALARIALES 2006 ! - le 09/06/2006

POUR DES SALAIRES D’EMBAUCHES A 1.500 € MINIMUM ! POUR DES PENSIONS A 1.250 € MINIMUM !

Pour cela, + 3 % d’augmentation de la valeur du point dès le 1er janvier 2006 et durant 6 ans sont nécessaires : cette revendication permet de rattraper l’écart qui s’est creusé depuis une vingtaine d’années entre les salaires et les prix pour améliorer notablement notre pouvoir d’achat. Notre revendication porte sur les salaires et non sur des primes fluctuantes et non pérennes, elle porte l’exigence de l’augmentation des salaires et des pensions.

C’est possible ! Depuis trois ans, notre démarche de construction revendicative et unitaire a permis de relever le minimum salarial que nous connaissions au début des années 2000. De plus, cela fait trois ans que l’entreprise octroie 1,5 % en niveau et ce même en l’absence des signatures des organisations syndicales !

Il faut porter l’exigence que ces mesures soient doublées, cela ne se gagnera pas seul ! Des moyens existent, le développement des primes et des mesures catégorielles doit faire place à une augmentation significative de nos salaires, des pensions.

Dans sa vision de la politique salariale, la Direction manœuvre et joue sur deux tableaux, si plusieurs éléments sont constituants de la rémunération, tous n’y participent pas du même niveau...


• Les déroulements de carrière et les mesures catégorielles : Au cours de ces dernières années, la grille des métiers a donné lieu, dans pratiquement tous les secteurs de l’entreprise, à l’attribution d’échelles et/ou de niveaux supplémentaires. Ces évolutions ont, ou devraient avoir, pour unique visée la reconnaissance des qualifications, des savoir-faire des agents.

Force et de constater que chaque année, à l’occasion des commissions de classements, la promotion sociale fait la part belle à l’arbitraire. Autre ambiguïté entre salaire et déroulement de carrière : si ce dernier permet l’augmentation du pouvoir d’achat des agents promus, il ne permet pas de revaloriser le pouvoir d’achat de l’ensemble des salariés.

Cette stratégie a pour but de pallier à une politique salariale au point mort et ainsi soumettre une part toujours plus grande de l’évolution des rémunérations au mérite, à la subjectivité… c’est inacceptable !

Pour la CGT/RATP, tout agent, actif ou retraité doit avoir une garantie de maintien et de développement de son pouvoir d’achat à travers l’augmentation de la valeur du point, seul élément permettant une augmentation pour tous !
• Les primes : elles se décomposent en trois catégories :

 les primes de sujétions, liées aux pénibilités métiers (travail de nuit, etc.…)
 Les primes de métier, liées à nos activités (travail manuel, non accident…)
 les primes de résultats, contrepartie de mesures de productivité, mesure qui dégradent au nos conditions de travail comme la qualité de service dû aux usagers de notre service public, leur critères de redistribution est variable.

Les primes sont la part variable de la rémunération, elles ne sont pas pérennes et ne touchent pas le niveau des pensions. D’autre part, elles ne participent pas au financement de la protection sociale (maladie, retraites…). De plus, nous assistons depuis une quinzaine d’années à la multiplication de primes perverses liées au présentéisme, au « savoir être », aux résultats de l’entreprise, des départements et des unités dont l’injustice de la redistribution n’a d’égal que l’arbitraire de ces critères.


La CGT/RATP revendique l’intégration des primes dans le salaire

Cette mesure permettrait, à la fois d’étendre l’assiette de financement de notre système de protection sociale et augmenterait mécaniquement le niveau des salaires servant de base de calcul pour nos retraites.


Après la victoire contre le CPE, mobilisons nous pour de nouvelles victoires, pour une autre politique salariale et sociale à la RATP !

L’unité des salariés et de leurs organisations syndicales a démontré notre capacité à peser sur les choix d’entreprise ou politique.

La politique salariale à la RATP doit changer ! Aucune organisation syndicale n’est satisfaite des propositions de la Direction, elle doit ouvrir des négociations extraordinaires avec des mesures pluriannuelles pour répondre aux exigences des salariés.

 1.500 € net minimum pour un jeune non qualifié à la RATP, c’est loin d’être utopique !
 1.250 € de pension minimum pour un retraité, c’est primordial !


Il faut donner une part plus grande aux salaires en rapport aux richesses créé par notre travail !

Depuis dix ans, dans notre pays, l’écart ne cesse de s’accentuer entre les richesses créées par notre travail et nos salaires. Alors qu’en 1990 le rapport salaire/capital était de 70/30, elle est aujourd’hui de 60/40, soit une baisse de plus de 10 % (source INSEE).

Cette situation est inacceptable, les moyens existent pour nous permettre de vivre mieux, c’est notre dû !


Faisons reculer cette politique de modération salariale, exigeons l’ouverture de négociations extraordinaire sur nos salaires !


Pour cela, signez et faite signer la pétition « + 3% un point c’est tout ! »
(Disponible auprès des militants CGT et sur notre site www.cgt-ratp.fr)


SALAIRES - le 04/11/2005

INTERSYNDICALE DU 20 OCTOBRE 2005

Le 4 octobre, les 5 confédérations CGT – FO - CFTC – CFDT - CFE/CGC avec l’UNSA ET SUD interpellaient nationalement le gouvernement sur 3 revendications.

• Le développement de l’emploi, contre la précarité que vient renforcer le contrat nouvel embauche.
• Les droits collectifs et individuels des salariés.
• L’amélioration du pouvoir d’achat des salariés.

1 200 000 manifestants ont défilé en exprimant leur mécontentement et contraignant le premier ministre à faire une prestation télévisuelle qui se voulait rassurante, déclarant vouloir prendre en compte les aspirations des salariés.
Cela tombait plutôt bien, puisque plus de 10 000 agents actifs (chiffre RATP) et des retraités étaient présents ce 04 octobre dans les rues de Paris pour demander leur dû aussi en matière salariale.

Le 13 septembre 2005, l’ensemble des Organisations Syndicales ont envoyé un courrier à la direction générale de la RATP pour exiger de nouvelles négociations salariales pour 2005 analysant que les deux mesures de 1% au 1er juin 2005 et 0,5% au 1er octobre ne répondaient pas aux revendications exprimées par les salariés au regard de l’inflation qui était au 31 août de 1,8% (indice INSEE).

C’est le 20 octobre 2005 que la direction a convoqué les Organisations Syndicales à une réunion pluri syndicale.

Forte de la présence massive des salariés le 4 octobre de République à Nation, la CGT/RATP réaffirma lors de cette intersyndicale l’ensemble de ses revendications en matière salariale à savoir :

• Une revalorisation annuelle de la valeur du point des actifs et retraités à hauteur de 3% l’an sur une période de 6 ans.
• Un doublement de la mesure 2005 sur le 13ème mois partiel permettant l’accélération du calendrier et permettant à un plus grand nombre d’agents de bénéficier du 13ème mois complet.
• L’établissement d’un calendrier permettant aux retraités de bénéficier de l’ensemble de la 13ème pension (1,5% d’augmentation du cœfficient multiplicateur annuel amènerait à une 13ème pension pour tous en 2008).
• La suppression du 1% solidarité (nous restons une minorité de salariés à être contraints par cette mesure).
• La gratuité des transports en Ile de France pour les actifs, retraités et ayants droits.

C’est sur ces bases que la CGT a participé à cette intersyndicale, faisant la démonstration que sur chaque point la RATP, les autorités de tutelles, pouvaient financer chacune de ces mesures et ce sans mettre en péril l’avenir de l’entreprise.


Une nouvelle foi la RATP, par ses propositions, son attitude et sa conception unilatérale du dialogue sociale, méprise les revendications légitimes des agents portées par les organisations syndicales.

Nous vous en laissons juge en vous présentant le chiffrage des mesures proposées par la direction :

A LA REVENDICATION : 3% d’augmentation de la valeur du point actif et retraités
pendant 6 ans.
REPONSE RATP : au lieu de 1% au 1er juin et 0,5% au 1er octobre elle maintient
1% au 1er juin et propose 0,6% en août…

Par exemple, sur un salaire de 1 500 euros fin octobre :
• Rappel de 2 mois = 18 €
• 0,1% d’augmentation supplémentaire = + 1,5 €
• Soit environ + 2 € par mois…

A LA REVENDICATION : doublement de la mesure entre 2004 et 2005 sur le 13ème mois, soit 300 € supplémentaires assurant le versement du 13ème mois partiel à 1.650 €
REPONSE RATP : mesure initiale 2005 portée à 1.500 € (maximum) soit + 7 €


ET C’EST TOUT !!!

Il est clair que les négociations salariale ne peuvent plus se contenter d’un tour de table, d’autant que nos exigences de suppression du 1% solidarité et de gratuité des transports en Ile de France se sont vues opposer par la direction une fin de non-recevoir…

La direction a tout juste consenti à ouvrir des négociations salariales 2006 dès le mois de janvier prochain. De plus elle propose une ouverture de discussions sur la question des Allocations Complémentaires de Déplacement (ACD).

Encore une fois, tous les salariés de notre entreprise vont perdre de leur pouvoir d’achat avec les conséquences que cela engendre sur de nombreuses familles déjà en difficulté.

A contrario, le gouvernement va faire un cadeau de 4 300 € à chacun des 93 000 ménages les plus aisés (sur plus de 14 000 000…) au titre du plafonnement à 60 % du taux d’imposition…

Dans le même esprit, 14 000 contribuables vont bénéficier de 18 000 € de ristourne au titre de la réforme de l’ISF (impôt de solidarité sur la fortune).


SALAIRES 2005 : SUITE ... - le 14/04/2005

SALAIRES 2005 = PAS SUFFISANT

La question des salaires à la RATP, dans la Fonction publique, dans le secteur privé revêt un caractère prioritaire.

Le salaire, facteur de développement économique et de bien être est, aujourd’hui, à l’ordre du jour. Sans prétention, la CGT/RATP contribue largement, à travers ses syndicats, à faire que le pouvoir d’achat des salariés soit préservé, augmenté. Cela ne peut, bien évidemment, se faire sans l’intervention des salariés, des retraités, et sans une démarche syndicale la plus unie possible, ce à quoi nous travaillons depuis des années.

Dès le 12 octobre 2004, l’ensemble des organisations syndicales retraitées intervenait avec leurs mandants sur la question des pensions.

Le 21 octobre 2004, les salariés de la RATP manifestaient à l’appel de la CGT/RATP pour exiger de la Direction une augmentation significative de la valeur du point qui aurait permis, à l’époque, de juguler l’inflation estimée à 2% pour 2004.

Dès le 1er février 2005, la CGT/RATP envoie un courrier demandant l’ouverture de négociations salariales à la RATP.

Le Samedi 5 février 2005, à l’appel de 7 syndicats, les salariés « battaient le pavé » de République à Nation pour exiger de la RATP qu’elle ouvre des négociations permettant l’augmentation du pouvoir d’achat.



Le 16 février 2005, par courrier, la RATP nous annonce l’ouverture de négociations avant la fin du 1er trimestre (sans autre précision).

Le 10 mars 2005, à leur initiative, 6 syndicats RATP rassemblaient près de 8000 grévistes sur la question salariale.

Enfin, le 23 mars 2005, la Direction ouvre des négociations et nous propose une augmentation de la valeur du point de 0,4%. Après discussion et suspension de séance, elle voulait clore cette négociation à travers deux augmentations de 0,5% (une en juin, l’autre en septembre).

Dès le lendemain, l’alarme sociale déposée par l’ensemble des organisations syndicales obligeait la Direction de la RATP à reformuler de nouvelles propositions : 1% au 1er juin et 0,5% au 1er octobre puis suggérait qu’une mesure complémentaire liée aux résultats de l’entreprise puisse être éventuellement versée. Proposition immédiatement repoussée par la grande majorité des organisations syndicales qui, dans un communiqué de presse, indiquait que l’augmentation minimum de la valeur du point se situait à une hauteur de 1,8% pour 2005, sans aucune compensation, tout en poursuivant la négociation permettant une évolution vers les 3%.

C’est sur ce niveau que la Direction de la RATP doit s’engager rapidement. Elle doit mesurer le mécontentement grandissant des salariés actifs et retraités. Retraités qui interviendront dans l’unité, le 12 avril prochain, sur leurs revendications.

La Direction serait bien inspirée de prendre en compte ces revendications qui devraient permettre, si elles étaient mises en œuvre, d’améliorer les conditions de vie des salariés et des retraités de la RATP, à savoir :
• Une revalorisation annuelle de la valeur du point à hauteur de 3% sur une période de 6 ans.
• Une revalorisation des bas salaires permettant aux jeunes embauchés de prendre leur distance avec le SMIC.
• Un doublement de la mesure 2005 sur le 13ème mois partiel permettant d’accélérer sa mise en place totale.
• Un calendrier permettant aux retraités de bénéficier de l’ensemble de la 13ème pension.
• La suppression du 1% solidarité.
• La gratuité des transports en Ile-de-France pour les actifs et les retraités…

Suite à la dernière réunion syndicats/Direction du 8 avril au soir, la CGT/RATP se positionne pour un constat de désaccord (intégrant les propositions de la direction) et réaffirmant les demandes des organisations syndicales exprimées dans le cadre d’une démarche unitaire :

ALARME SOCIALE
CONSTAT DE DESACCORD

L’ensemble des organisations syndicales a saisi la Direction d’une situation pré-conflictuelle résultant du décalage entre les propositions salariales formulées le 23 mars 2005 et leur niveau d’exigence d’augmentation de la valeur du point de 1,8 à 3%.

La direction confirme les dispositions suivantes concernant les mesures générales d’augmentation de la valeur du point de base :

- 1% au 1er juin 2005
- 0,5% au 1er octobre 2005

Les négociations se poursuivront à l’automne avec la définition d’une mesure complémentaire d’augmentation de la valeur du point pour 2005.

Les organisations syndicales réaffirment leurs demandes :

- une augmentation au minimum de 1,8% de la valeur du point pour 2005
- la poursuite des négociations salariales permettant pour l’année 2005 une augmentation de la valeur du point pouvant aller jusqu’à 3%
- aucune référence aux résultats de l’entreprise ni contrepartie n’est envisagée …

L’alarme sociale se conclut par un désaccord.





NEGOCIATIONS SALARIALES - le 30/03/2005

Le 23 mars 2005 à 15 Heures, la Direction a invité les organisations syndicales à une réunion de négociations pour traiter des mesures salariales de la RATP pour l’année 2005

C’est sur cette question centrale que l’ensemble des salariés, dans l’unité syndicale, a manifesté le 10 mars dernier pour que soit amélioré leur pouvoir d’achat. Qu’ils soient de la Fonction Publique, du privé, de grandes entreprises nationales, ils ont lancé un message clair au gouvernement et à leur direction d’entreprise : « NEGOCIEZ DES AUGMENTATIONS SALARIALES ! ». Message obligeant le gouvernement à ouvrir des négociations dans la fonction publique, à donner des directives de négociations dans les branches des entreprises du privé, aussitôt contestées par le MEDEF.

Tous les spécialistes s’accordent à dire que les salaires sont une priorité qu’il faut augmenter. Ceci pour favoriser la consommation et soutenir la croissance, facteur de relance économique. Démarche aussitôt contredite par les exigences du patronat prétextant des coûts salariaux trop élevés.

Au nom de la compétitivité, de l’efficacité économique, les salariés devraient se résigner à accepter la baisse du pouvoir d’achat, le chômage, les compressions d’effectifs, les privatisations, etc …

Dans le même temps, en 2004, les entreprises européennes ont versé 199 milliards d’euros de dividendes à leurs actionnaires, soit 10% de plus qu’en 2003. Elles ont dépensé 30 milliards d’euros dans le rachat d’actions et les augmentations de capital. Les introductions en bourse et les placements financiers se sont élevés à 110 millions d’euros.

Sans comparer ces profits capitalistes aux résultats des comptes sociaux 2004 de la RATP où celle-ci se félicite de ses excellents résultats (trafic, recettes), il apparaît cependant que le retour aux salariés reste en deça de l’effort qui leur est demandé, d’autant qu’ils payent de leur santé au travail ces gains de productivité qui plombent aussi la qualité de l’offre de transport.

Les éléments présentés lors de la réunion de négociation du 23 mars ont été, de ce fait, significatifs.

Tout d’abord sur les résultats 2004 où la Direction s’est félicitée sur ses mesures 2004 représentant 3,19% de la masse salariale, mélangeant ainsi l’augmentation de la valeur du point, le déroulement de carrière, le protocole 13ème mois et les primes.

La CGT/RATP a dénoncé le mépris avec lequel les salariés de la RATP sont traités en matière salariale. On les trompe sur l’augmentation de la valeur du point puisque le 1,5% d’augmentation 2004 ne représente en valeur que 0,75% d’évolution de la masse salariale, la Direction prétextant à l’époque que ces augmentations compensaient l’inflation (2,1% indice INSEE pour mémoire).




La direction, dans sa démonstration, omet que les mesures catégorielles, et ce, quels que soient les métiers de l’entreprise, sont le résultat du travail des agents, de leur savoir, de revalorisation des qualifications, de mesures de productivité bénéfiques pour l’entreprise.

Que dire du Rémunération Moyenne par Personnel en Place (RMPP) pris comme indicateur par la direction pour justifier sa politique ? Notion que la CGT/RATP conteste puisque discriminatoire ; tout le monde ne peut bénéficier en même temps des effets protocolaires, de primes, de GVT et cela sans compter l’ensemble de la population des retraités pour qui seule l’augmentation de la valeur du point compte dans l’établissement de leur pension.

• La direction a tout d’abord, dans un élan de générosité, fait une proposition de revalorisation du point à hauteur de 0,4% au mois de juin. Mesure immédiatement jugée insufisante unanimement par l’ensemble des organisations syndicales, ce qui a contraint, après une suspension de séance, la direction à faire d’autres propositions, à savoir : 0,5% au 1er juin et 0,5% au 1er septembre. Celle-ci n’ayant pas daigné répondre aux propositions faites par notre organisation syndicale.

• Une réunion se tiendra début juillet afin d’examiner une mesure bas salaires au regard des propositions d’augmentation du SMIC faite par le gouvernement.

• Les propositions de la direction étant assujetties à un accord consensuel des organisations syndicales, ce qui a été immédiatement rejeté par la CGT/RATP ainsi que par l’ensemble des organisations syndicales qui se sont rencontrées dès le lendemain pour débattre de l’ensemble des suites à donner, rencontre aboutissant sur l’établissement d’une alarme sociale, d’un communiqué de presse et de déclarations communes dans les Institutions Représentatives du Personnel.

• Ces mesures semblent nettement insuffisantes, d’autant que la direction n’a daigné répondre à aucune autre des propositions dont notre organisation est prête à débattre.

En ce qui concerne les mesures salariales 2005, la CGT/RATP, compte tenu du mécontentement légitime des salariés, a fait un certain nombre de propositions :

Considérant que la seule augmentation juste est une revalorisation de la valeur du point, de 1€, celle-ci nous semble légitime. Elle représente la perte du pouvoir d’achat depuis une vingtaine d’années. Néanmoins, la CGT/RATP a proposé une revalorisation annuelle de la valeur du point à hauteur de 3% l’an sur une période de 6 ans.

Une revalorisation des bas salaires permettant aux jeunes embauchés de prendre leur distance avec le SMIC ;

Un doublement de la mesure 2005 sur le 13ème mois partiel permettant d’accélérer le calendrier et de permettre à un plus grand nombre de bénéficier du 13ème mois complet.

L’établissement d’un calendrier permettant aux retraités de bénéficier de l’ensemble de la 13ème pension ; 1,5% d’augmentation du coefficient multiplicateur annuel amènerait à une 13ème pension pour tous en 2008 ;

La suppression du 1% solidarité puisque nous restons une minorité de salariés à être contraints par cette mesure ;

La gratuité des transports en Ile de France pour les actifs et retraités.


Chacun pourra juger ! Dès à présent, la CGT/RATP appelle l’ensemble des salariés à se mobiliser afin d’exiger de la direction qu’elle prenne en compte une véritable augmentation des salaires améliorant le pouvoir d’achat des actifs et retraités. Cela ne peut passer, entre autre, que par une augmentation significative de la valeur du point.


URGENCE SALAIRES ! - le 05/03/2005

UNE RAISON SUPPLEMENTAIRE DE SE RASSEMBLER ET DE S’ENGAGER DANS LA JOURNEE D’ACTION DU 10 MARS 2005

Le 21 octobre 2004, la CGT/RATP appelait l’ensemble des salariés de notre entreprise à venir manifester à Lyon/Bercy pour obtenir de la Direction de la RATP une revalorisation de la valeur du point de base (actifs et retraités) devant amener une augmentation de notre pouvoir d’achat.

Or, le constat fait apparaître que les augmentations de la valeur du point pour 2004 n’ont pas permis de rattraper l’inflation, ceci ayant pour conséquence pour beaucoup d’agents, actifs et retraités de la RATP, de voir leurs conditions de vie s’aggraver.

Il est temps aujourd’hui que la direction comprenne que les pressions faites sur les salariés pèsent fortement sur la consommation des ménages.

Dès à présent, l’année 2005, en matière salariale, s’annonce compliquée : l’augmentation de la masse salariale indiquée dans le budget 2005 n’est que d’environ 3%, ce qui apparaît d’ores et déjà comme nettement insuffisant.

Puisque ces 3% ne sont ni plus ni moins que le résultat de l’addition du GVT, des mesures catégorielles, les primes, le 13ème mois, l’effet report 2004 dû à l’augmentation de 1% du mois d’octobre, ce qui reste est le minimum du minimum en terme de salaire.

Vous l’aurez compris, l’enjeu est de taille puisqu’il consiste à faire en sorte que la RATP aille au-delà des 3% d’augmentation de la masse salariale, indiqués dans son budget.

La RATP, les pouvoirs de tutelle en ont les moyens à la condition de construire un large rassemblement, actifs et retraités autour de cette question.

La CGT/RATP a cette ambition. Elle a d’ores et déjà pris un certain nombre de dispositions :

1) Un courrier à Mme Josette THEOPHILE, Directeur général adjoint, lui demandant l’ouverture de négociations ;


Paris le 1er février 2005


Madame Josette THEOPHILE
Directeur général adjoint de la RATP


Madame le Directeur général,

Les mesures d’évolution de la valeur du point pour 2004 ont dégradé le pouvoir d’achat d’une majorité de salariés de notre entreprise, des retraités.

Sans compter qu’un certain nombre de mesures impacteront, à travers des effets reports, l’augmentation de la masse salariale 2005.

Vous le comprendrez aisément, les salariés de la RATP n’accepteront pas une situation aggravant leurs conditions salariales. C’est pourquoi notre organisation syndicale demande l’ouverture de négociations salariales pour l’année 2005.

Cette réunion sera l’occasion de réaffirmer nos revendications en matière d’augmentation de la valeur du point permettant une élévation significative du pouvoir d’achat.

Dans cette attente,

Nous vous prions de croire, Madame le Directeur général, à l’assurance de notre considération distinguée.


2) Une pétition circule depuis plusieurs jours dans les attachements ;
3) Des contacts ont été pris avec l’ensemble des organisations syndicales pour entamer des initiatives communes.

Pour la CGT/RATP, il nous semble primordial que les salariés s’expriment sur leurs besoins en matière d’augmentation salariale. Nous pensons qu’en vous consultant, nous serons mieux à même de mesurer la hauteur de la revalorisation de la valeur du point pour l’année 2005.

Agir, dès maintenant, c’est se donner les moyens de gagner sur les salaires.



ACTION DU 21 OCTOBRE 2004 - le 21/10/2004

SALAIRES : INTERVENTION CGT/RATP LORS DU RASSEMBLEMENT DE "LYON-BERCY"

Encore une fois, à l’appel de la CGT/RATP, nous voilà rassemblés au siège de notre entreprise contraints de faire entendre notre mécontentement et d’exiger de la direction qu’elle prenne en compte nos revendications en matière salariale et d’amélioration du pouvoir d’achat.

Si nous nous retrouvons aujourd’hui, c’est bien pour exprimer notre colère devant la politique agressive, libérale, de la RATP qui consiste à améliorer sa productivité tout en pesant sur la masse salariale.

Mme IDRAC qui , dans son souci de tout libéraliser, outre le fait qu’elle articule toute sa politique sur des critères de gestion privée, ambitionne dans sa paranoïa que la RATP devienne « une entreprise comme les autres », subissant les directives européennes.

A quelle réalité nous amène cette stratégie ?

3000 agents sont aujourd’hui en situation d’interdit bancaire ;
En 24 ans, la part des salaires a reculé dans ce pays de 10 points ;
Au cours des cinq dernières années, l’écart entre le taux d’inflation et l’évolution du point de paye est de 6,8% ;

Dans le même temps, si l’on s’en tient à l’année 2004, le fioul a augmenté de 30%, l’ensemble des consommations énergétiques de 12%, les transports de 4,2%, les crèches de 3,6% … l’inflation estimée pour 2004 étant, suivant l’indice INSEE, à 2,4%.

Ce ne sont pas les mesures prises par des primes, bien souvent aléatoires, par le déroulement de carrière ou l’intéressement qui peuvent compenser la perte de notre pouvoir d’achat.

Devant cette situation, la CGT/RATP a pris toutes les dispositions pour infléchir, contrecarrer la politique salariale de l’entreprise et proposer des axes revendicatifs qui correspondent à l’intérêt des salariés.

Personne d’honnête et de bien informé ne peut nous faire l’injure de ne pas avoir œuvré pour l’unité :

Dès le 5 octobre 2003, une rencontre est programmée à l’initiative de notre organisation avec l’ensemble des syndicats qui débouche sur des axes revendicatifs communs à savoir : une augmentation significative de la valeur du point, la suppression du 1% solidarité et la gratuité des transports en Ile de France.

Le 19 décembre 2003, les organisations syndicales jugent insuffisantes les propositions de la direction, qui voulait se contenter, concernant la valeur du point, de 0,5% en janvier et 1% en 2004 ou bien de 1,5% pour 2004/2005, ces mesures étant liées à la signature d’un projet social.

Le 16 mars 2004, un premier rassemblement est organisé ici même à Lyon Bercy à l’appel de la CGT sur les aspects salariaux.

Le 7 juin 2004, les organisations syndicales de la RATP interpellent la direction dans un communiqué commun indiquant comme exigence une mesure significative de la valeur du point qui doit, au minimum, compenser les augmentations du coût de la vie pour 2004.

Le 8 octobre : la CGT est intervenue avec force lors de l’intersyndicale sur les salaires. La direction, fidèle à elle-même, royale et provocatrice, arguant sur l’augmentation des recettes et des trafics pour le premier semestre, acte deux mesures d’augmentation de la valeur du point :

- une au 1er janvier 2004 de 0,5% déjà obtenu
- et l’autre de 1% au 1er octobre 2004
- une mesure bas salaire (Niveau 1 = + 10 points/Niveau 2 = + 5 points).

Ces deux mesures ne résistent pourtant pas à un examen chiffré.

En effet, la mesure de 1% au 1er octobre, au 10ème mois de l’année, ne représente pour 2004 qu’une valeur d’augmentation de 0,25% ajoutée au 0,5% du 1er janvier 2004.

Les agents de la RATP ne bénéficieront donc que d’un rattrapage de 0,75% ce qui, rapporté à un salaire de 1500 euros mensuels, correspond à un rapport annuel de 90 euros.

Dans le même temps, à la SNCF par exemple, même si cela reste loin des exigences des salariés de cette entreprise, les 1,8 % d’augmentation représente pour un même salaire euros une augmentation annuelle de 150 euros.

Que dire des mesures bas salaires ? L’impact sur 2004 sera nul puisque cette mesure sera prise sur la masse salariale 2005 comme sera prise d’ailleurs, sur 2005, les 0,75% en masse résultant de l’augmentation des 1% du mois d’octobre 2004.

Ajoutons à cela la prise en charge de l’augmentation de la mutuelle pour les agents actifs uniquement – résultant et de la mise en cause des principes de notre système de protection sociale maladie, et du mécontentement exprimé par les agents – qui sera prise également sur la masse des salaires 2005.

On boucle la boucle : « la négo pour 2005 est déjà terminée avant d’avoir commencé ».

Quelle organisation syndicale, digne de ce nom, responsable peut avaliser sans réagir des augmentations aussi infimes de la valeur du point qui ne règle en rien le problème du pouvoir d’achat des agents.

Si nous sommes là c’est parce que nous considérons que la direction a atteint des limites : il n’est pas supportable de maltraiter les salariés actifs de la sorte comme est insupportable la situation faite aux retraités …

Pas plus tard que le 14 octobre, il y a quelques jours, près de 1000 retraités, « dans l’unité faut-il le souligner », ont envahi les locaux de lyon bercy pour demander la même chose que vous réclamez aujourd’hui. Une véritable augmentation de leur pension.

Le constat pour nos camarades retraités est terrible : 1,5% en deux ans. En inactivité, ils ne bénéficient ni du déroulement du carrière, ni pour beaucoup de la 13ème pension, ni des primes ; par contre, ils subiront la future augmentation de la CSG de 0,4% en 2004, un euro non remboursé sur chaque acte médical, les déremboursements des médicaments et l’augmentation du forfait hospitalier entraînant les augmentations de la cotisation mutuelle, une depuis juillet 2004 et une seconde pour janvier 2005 (cotisation à ce jour non prise en charge par l’entreprise) … autant de mesures affectant gravement le pouvoir d’achat des retraités.

Leur action du 14 octobre, à force de pugnacité, a contraint la direction à s’engager sur le principe d’examiner un certain nombre d’améliorations de leurs conditions de pension, au travers une réunion intersyndicale prévue pour 5 novembre à venir. Soyez sûrs que les retraités seront attentifs et présents ce 5 novembre pour clamer, s’il le faut, leurs exigences.

Ah si, Madame IDRAC ne vivait pas dans un monde virtuel et s’intéressait un temps soit peu au monde de la finance, elle s’apercevrait que l’argent existe dans ce pays et par voie de conséquence, dans notre entreprise nationale à caractère régional qu’est la RATP.

Mais l’ignore-t-elle vraiment ?

Les organismes bancaires et financiers, ceux-là même qui poussent pour que la RATP soit plus « responsable envers les contributions publiques », plus performante, en s’inspirant fortement des politiques publiques dont celles dictées à Madame IDRAC, raflent la mise.

L’endettement de la RATP ne leur pose aucun problème : notre service public a versé pour l’année 2003 à ces prédateurs 199,2 millions d’euros de frais financiers (liés à la dette) soit l’équivalent de 393,81 euros par agent et par mois, soit 60 fois la prime d’intéressement.

40 des plus grandes sociétés françaises ont empoché 37 milliards d’euros de dividendes soit l’équivalent d’une hausse de salaire de 150 euros par mois pour 20 millions de salariés.

Avec tous ces chiffres, qui nous feraient tourner la tête, notre organisation devrait-elle avoir des remords pour réclamer ce qui lui semble juste à savoir : l’augmentation de 1 euro de la valeur du point, la suppression du 1% solidarité, la gratuité des transports sur l’Ile de France pour les actifs, les retraités et les ayants droits.

C’est ce que nous nous proposons d’aller exiger une nouvelle fois auprès de la direction de la RATP qui, pour l’instant, et malgré nos demandes répétées, refuse de nous recevoir.

Si par hasard, nous n’obtenions pas l’assurance de négociations sérieuses, nous vous proposerions de « harceler » les commandements locaux, les directeurs de départements … pas une réunion, pas une intersyndicale sans une déclaration préalable sur les questions salariales !

Notre organisation, parfois seule, a toujours pris ses responsabilités, et ce, même dans les périodes délicates qui ont émaillé l’histoire de notre pays. A ce titre, elle n’a besoin de recevoir de leçon de personne. Dans le même temps, nous refusons à personne de contribuer à renforcer cette prise de conscience pour peser sur notre avenir, que ce soit sur la politique salariale comme sur d’autres sujets.

Nous allons de nouveau, inviter chaque organisation à le faire mais surtout, nous avons besoin, vous avez besoin de multiplier les débats avec les agents, dans la clarté, les échanges, les analyses et la réalité.

Les militants CGT volontaires, déterminés vont s’atteler à cette tâche mais chacune et chacun d’entre vous pouvez peser en ce sens : pour nos salaires, cela est nécessaire, cela vaut le coup !

Nous avons, vous avez des besoins, des souhaits, des revendications, plus nombreux encore, créons les conditions de les exprimer, de les faire entendre, de les faire aboutir.




JEUDI 21 OCTOBRE 2004, AGISSONS POUR NOS SALAIRES ! - le 14/10/2004

Le salaire, c’est tous les mois, toute la vie, pour toute la famille…

Depuis les années 80, le partage de la valeur ajoutée (richesses créées dans le pays) s’effectue au détriment des salariés : la part des salaires a chuté de 10 points.

Le MEDEF et le gouvernement, main dans la main, font pression pour faire baisser le pouvoir d’achat des salariés. On assiste à une véritable paupérisation du salariat, ce qui est nocif pour l’économie comme pour la société.

La RATP n’est pas en reste, ce qui se traduit notamment par le fait que plus de 3000 agents RATP sont interdits bancaires.

LA STRATEGIE DE LA DIRECTION :

La direction de la RATP essaye de contourner le mécontentement des agents. Elle articule sa stratégie, se servant des primes (aléatoires) et des « accords » de reclassement et de déroulement de carrière :
 L’intéressement (reconduit cet été).
 Le service attentionné et le transport adapté.
 Ouragan.
 Mercure.
 L’avenant Omega.

… participent de cette stratégie.

La Direction utilisant les aspirations des salariés dans un cadre fermé de négociations, baissant le pouvoir d’achat de la valeur du point de tous afin de redistribuer, pour partie, dans le cadre de négociations spécifiques, les volumes financiers économisés.

Cette stratégie lui a permis sur les cinq dernières années d’acter une différence entre le taux d’inflation et l’évolution du point de paye de – 6,8%.

La stratégie de la RATP est la même que celle du MEDEF, à savoir s’attaquer aux repères collectifs forts :
 au SMIC qui représente une garantie légale comme plancher au niveau national pour le MEDEF
 au point de paye, seul élément commun à tous les agents actifs et retraités au niveau de la RATP pour la Direction.

CHRONOLOGIE D’UNE NEGOCIATION :

• 19 Décembre 2003

Les organisations syndicales jugent insuffisantes les propositions de la Direction, à savoir : soit pour 1% pour l’année 2004 (0,5% en janvier ; 0,3% en octobre et 0,2% en décembre) ou 1,5% pour 2004/2005 ; et demandent une mesure significative de la valeur du point.

• 16 mars 2004

Rassemblement au siège de la Direction à l’appel de la CGT pour une mesure significative d’augmentation.

• Le 7 juin 2004

Les organisations syndicales de la RATP interpellent unanimement la Direction de la RATP dans un communiqué qui indiquait notamment :

« Nous exigeons une mesure significative de la valeur du point qui doit au minimum compenser les augmentations du coût de la vie pour 2004 ».

• Le 8 octobre 2004

Une nouvelle séance de négociations s’est tenue. Après 24 mois de blocage des salaires, marqués uniquement par un + 0,5% au 1er janvier 2004, nous étions en droit d’attendre une réponse favorable aux attentes portées par l’ensemble de la représentation syndicale de la RATP.

Pourtant, le dialogue social tant vanté par notre direction a bien montré ses limites :

+ 1% au 1er octobre 2004

Des mesures dites « bas salaires » touchant certes les jeunes embauchés, ouvriers non qualifiés de la Maintenance :

Niveau 1 : + 10 points
Niveau 2 : + 5 points

Mais dont la date d’application reste à définir, tout en sachant que dans le cadre des négociations sur les carrières des opérateurs de maintenance, l’embauche au niveau 2 pour les non qualifiés est en perspective au 1er janvier 2006.

… et puis, c’est tout !

Lorsque la CGT a réaffirmé sa volonté d’aboutir à un accord sur la base de la demande exprimée unanimement par les organisations syndicales, mutisme de la représentante de la Direction de la RATP.
Résultat … les négociations sont terminées.

Des réalités s’imposent

L’argent existe dans le pays et à la RATP. Les organismes bancaires et financiers, ceux là même qui poussent pour que la RATP soit plus « responsable envers les contributions publiques », plus performante, en inspirant fortement les politiques publiques et celle de Mme Idrac raflent la mise. L’endettement de la RATP ne leur pose aucun problème. En effet, la RATP, pour l’année 2003, a versé à ces prédateurs 199,2 M€ de frais financiers (liés à la dette) soit l’équivalent de : 393,81 € par agent et par mois (2583,24 Frs/soit 60 fois la prime intéressement).

Sur un an, les actionnaires des quarante plus grandes sociétés françaises ont empoché 37Md d’euros de dividendes. Soit l’équivalent d’une hausse de salaire de 150 € par mois pour 20 millions de salariés pendant la même période.

Cela fait plus d’un an que la CGT porte une revendication en 3 points sur le pouvoir d’achat :
 Augmentation de 1€ de la valeur du point.
 Suppression du 1% dit de solidarité.
 Gratuité des transports sur l’Ile-de-France pour les actifs, retraités et ayant droits.

Sur les 2 derniers points, cette demande a pu se faire dans l’unité.

 L’augmentation de 1€ de la valeur du point correspond à 18% qu’il faut mettre au regard des 66% d’augmentation des prix (de 1983 à 2003) et des 46% d’évolution de la valeur du point pour la même période.

Cette revendication n’est donc ni démagogique, ni utopique, elle est à peine au niveau de la perte subie rien qu’en tenant compte de l’indice INSEE.

A nous, à vous de décider comment la gagner et à quel rythme !

La CGT/RATP veut permettre à chaque agent d’exprimer ses exigences salariales en participant le 21 octobre 2004 à une journée d’action.

L’intervention des salariés reste le seul moyen d’avancer sur leurs revendications en matière de politique salariale. Ne pas intervenir serait admettre le principe d’une nouvelle baisse pour 2004 du pouvoir d’achat des agents actifs et retraités de la RATP.

Quelle que soit la période, nous sommes et resterons disponibles, avec les salariés, pour entendre leurs préoccupations, formuler des propositions qui correspondent à leurs souhaits, pour agir ensemble et dans l’unité la plus large possible.

Le JEUDI 21 OCTOBRE 2004, agissons pour nos salaires !


RASSEMBLEMENT A 10 H
AU SIEGE DE LA RATP
LYBY/LYON BERCY





8/10/2004 INTERSYNDICALE SALAIRES - le 08/10/2004

Le 8 octobre 2004 s’est déroulée l’intersyndicale tant attendue sur les salaires... Déclaration de la CGT et négociation.

La CGT RATP tient, en préalable à cette intersyndicale, à vous réaffirmer son positionnement comme ses exigences sur la question de la politique salariale.

Question d’importance puisqu’elle concerne les améliorations des conditions de vie des agents, actifs et retraités, de la RATP.

Dès le début juin, l’ensemble des syndicats, au travers d’un communiqué commun, demandait à la Direction l’ouverture de négociations, et ce, dans l’optique que les salariés et retraités RATP ne subissent pas une nouvelle perte de pouvoir d’achat.

Pour toute réponse, dans un premier temps, un courrier de la Direction de l’entreprise nous invitait à patienter jusqu’à la rentrée ; dans un second temps, une invitation à cette réunion de négociation salariale le 8 octobre nous parvenait.

A ce jour, l’engagement de la Direction autour d’une augmentation de la valeur du point à 1% ne fait pas l’unanimité auprès des organisations syndicales. Dans tous les cas, il ne tient pas compte des demandes et des attentes des personnels actifs et retraités.

Nous avons comme première exigence, à cette réunion, que la Direction prenne en compte ce qui est essentiel pour nous, à savoir : une mesure significative de la valeur du point qui doit au minimum compenser les augmentations du coût de la vie pour 2004. Or, l’INSEE prévoit une augmentation du coût de la vie pour 2004 aux alentours de + 2,4%.

De plus, malgré ses réponses négatives, nous exigerons que la Direction accepte la suppression du 1% dit de « solidarité » et la gratuité des transports en Ile de France pour les agents, les retraités, les ayants droits.

Si lors de cette réunion, la Direction persistait dans son refus d’augmenter significativement la valeur du point, la CGT RATP prendrait ses responsabilités en rendant compte aux salariés actifs et retraités.

Comme toujours nous restons à la disposition des organisations syndicales représentatives du personnel afin d’examiner les suites à donner pour aboutir à ce que nos exigences soient prises en compte.

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Les propositions en ce qui concerne les mesures générales d’augmentation de la valeur du point sont :

0,5% au 1er janvier 2004
1% au 1er octobre 2004

une mesure « bas salaire » applicable en 2005 :
N1 = + 10 points
N2 = + 5 points

Ces deux mesures appellent quelques commentaires : tout d’abord au regard de l’inflation qui, selon les sources INSEE, sera aux alentours de 2,4%. Force est de constater qu’une nouvelle fois ces mesures sont de nature à faire perdre du pouvoir d’achat aux salariés.

Pire encore, puisque l’augmentation de 1% au 1er octobre est en niveau. Elle ne représentera qu’une augmentation en masse de 0,25%, ajoutée au 0,5% en masse au 1er janvier 2004 §

La réalité de l’augmentation de 2004 n’est que de 0,75%.

En clair, la Direction de la RATP n’a pas varié de sa stratégie qui consiste à ne pas aller au-delà de son enveloppe annoncée dès 2004 ; enveloppe qui englobe les mesures sociales (accord social) et salariales (sur 2 ans, en l’occurrence 2005) ; celle-ci jugée insuffisante par l’ensemble des organisations syndicales lors de l’intersyndicale du 17 décembre 2004.

Quant aux mesures bas salaires, elle ne prend pas trop de risques ! 3 remarques :

Pas d’effet rétroactif de cette mesure puisque applicable en 2005 et, par conséquent, celle-ci ne pèsera pas sur les mesures salariales 2004.

La négociation du protocole sur les carrières des agents de maintenance non qualifiés et qualifiés verrait la suppression du N1 en 2006.

Ces mesures n’auront pas ou peu d’effet sur la masse salariale 2004 et 2005.

La réaction des salariés doit être à la hauteur de la provocation de la RATP qui, à aucun moment, n’a pris en compte leurs revendications !



INTERESSEMENT 2004/2006 - le 20/07/2004

Après une parodie de négociation concernant l’intéressement, la Direction de l’entreprise soumet à la signature des organisations syndicales un nouveau protocole pour les années 2004 à 2006.

Ce protocole vient d’être signé par des organisations syndicales minoritaires, UNSA, FO, INDEPENDANT, CFTC.

Celui-ci étant la copie conforme du précédent que notre syndicat n’avait pas signé.

Seuls trois points ont été remaniés :

- La mise en conformité avec la loi concernant le congé de paternité
- La mise en place de l’euro
- La mise en conformité avec le droit syndical

En bref, aucun élément de nature pouvant inciter notre organisation à réviser sa position.

Cependant, nous avons, lors de cette intersyndicale, fait part de notre analyse :

· L’intéressement représente une part de l’argent public qui devrait être dévolue au développement de l’offre de transport.

· Il y a intéressement lorsqu’il y a résultat positif pour l’entreprise. Or, chacun aura remarqué que depuis 2001, la part dédiée à l’intéressement est en baisse constante alors que les efforts de productivité pour atteindre les objectifs de l’entreprise, liés au contrat passé avec le STIF, ne cessent d’augmenter.

· L’intéressement c’est aussi un contrat qui individualise le lien entre l’agent et l’entreprise (pas un agent ne touche la même prime) au détriment du statut qui, lui, est collectif.

· L’intéressement c’est aussi une fiscalité et des charges sociales « 0 » pour la RATP c'est-à-dire, aucun versement à l’impôt, à la protection sociale et aux cotisations vieillesse. RIEN pour la solidarité nationale. Dans le même temps, le gouvernement augmente la CSG et la CRDS.

· L’intéressement, c’est aussi un principe discriminatoire car le calcul de ce que touchera chaque agent se fera en fonction de son présentéisme, ce qui veut dire que les agents malades et/ou grévistes seront sanctionnés pécuniairement.

A la CGT, nous nous inscrivons dans une autre logique. Nous considérons que chaque agent de la RATP, de par ses responsabilités, contribue au résultat de l’entreprise et l’ensemble de son salaire doit contribuer au financement de la retraite. C’est le fondement de notre système par répartition que l’entreprise voudrait voir substituer par la capitalisation via le Plan Epargne d’Entreprise (PEE).

Celle-ci nous amène à penser qu’une véritable politique de développement prenant en compte les besoins des usagers doit prendre le dessus sur une politique libérale où les payeurs sont toujours les mêmes : les usagers.

L’augmentation moyenne de 3,5% des tarifs des titres de transport au mois de juillet 2004 pèsera sans aucun doute sur le pouvoir d’achat des usagers en Ile de France.

Nos salaires suivent une pente inverse : en 24 mois, nous n’aurons eu qu’une augmentation de la valeur du point de 0,5% alors que l’inflation annuelle tourne autour de 1,7%. La perte du pouvoir d’achat est conséquente, surtout pour nos camarades retraités bien souvent les plus mal lotis en matière salariale.

L’ensemble des organisations syndicales, excepté la CGC, a demandé à la Direction, par l’intermédiaire d’un communiqué, l’ouverture immédiate de négociations afin de débloquer la situation salariale des actifs et retraités par une mesure significative de la valeur du point compensant les augmentations du coût de la vie, de supprimer le 1% dit de « solidarité », de mettre en œuvre la gratuité des transports en Ile de France pour les agents, les retraités, les ayants droits.

Cette politique d’intéressement discriminatoire et anti-sociale est éloignée de nos revendications.

NOUS NE SOMMES PAS INTERESSES !


Dès à présent, il faut que les salariés, avec la CGT, interviennent partout pour exiger de la RATP qu’elle se mette autour de la table pour éviter une nouvelle année blanche.

Août, septembre doivent permettre de nous mobiliser pour faire aboutir nos revendications.



SALAIRES - le 17/06/2004

COMMUNIQUE COMMUN DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA RATP

Les organisations syndicales de la RATP : CGT, UNSA, FO, CFDT, INDEPENDANT, CFTC, SUD se sont rencontrées ce jour pour aborder quelques sujets d’actualité ; au regard des préoccupations exprimées par les agents, la question de la politique salariale a fait l’objet d’un large débat.

De différentes manières, les organisations syndicales ont déjà fait savoir à la Direction de la RATP leur désaccord sur les projections envisagées par l’entreprise de s’en tenir à une évolution de la valeur du point limitée à 1% pour 2004.

Malgré tout, force est de constater que les réponses apportées par la RATP ne tiennent pas compte des demandes et attentes du personnel.

Il est impératif que la négociation se tienne dès mi-juin telle que prévue et acte la proposition d’une mesure significative de la valeur du point qui doit au minimum compenser les augmentations du coût de la vie !

Les organisations s’engagent à intervenir auprès de la Direction pour porter cette exigence commune, ainsi que pour réitérer leurs souhaits :

De suppression du 1% dit de « solidarité »
De gratuité des transports en Ile de France pour les agents, les retraités, les ayants droits.

En tout état de cause, les organisations syndicales sont décidées à se réunir de nouveau pour examiner le contenu des propositions, leur niveau … si elles n’étaient pas entendues, elles prendraient leur responsabilité vis-à-vis et avec les salariés pour les suites à donner afin d’aboutir sur ces exigences.


SALAIRES : CHERCHEZ L'ERREUR - le 23/04/2004

Un chiffre d'affaires qui dépasse les 3 milliards d'euros ... mais 0% d'augmentation ... Un intéressement marché de dupes ... Une nécessité : se faire entendre !

Les résultats de l'année 2003 de la RATP ont été présentés lors du conseil d'administration du 26 mars 2004.

LE CHIFFRE D'AFFAIRES 2003 DEPASSE LE CAP DES 3 MILLIARDS D'EUROS !!

Pourtant le gouvernement, la Direction de notre service public n’ont eu de cesse que de nous annoncer des résultats calamiteux au regard d’une conjoncture économique défavorable et des conflits sociaux de mai/juin derniers.

Les résultats 2003 de la RATP sont positifs, c’est maintenant le prétexte pour « nous » imposer de nouvelles charges à hauteur de 36 millions d’euros :

• 12 millions d'euros suite à une augmentation de départs massifs en retraite de tous les régimes (loi Fillon) contribution intergénérationnelle.

• + 10 millions d'euros de provisions suite à la fermeture de la CGEP (décision gouvernementale de supprimer les 300 emplois jeunes).

• + 9 millions d'euros d'augmentation de la fiscalité locale et départementale (transfert des responsabilités de l'Etat)

• + 5 millions d'euros de récupération de TVA en moins sur les subventions d'investissements.


Pourquoi montrer du doigt les agents de la RATP comme les responsables de cette situation. Les recettes augmentent, les résultats de l’entreprise sont bons … et en retour nous serons bien mal récompensés de nos efforts.


0% D'AUGMENTATION DE LA VALEUR DU POINT EN 2003.


Il n’y a pas de fatalité à la politique salariale de l’entreprise : celle-ci résulte d’une réelle volonté de peser sur les salaires.

Et l'intéressement ?

Mis en avant comme dispositif de juste retour aux salariés peut-on s'en satisfaire alors que nos décideurs rendent de plus en plus difficiles les objectifs à atteindre d'année en année ?

Depuis 2001, année de « mise en bouche », l'intéressement n'a cessé de dégringoler.


POUR 2003,
IL SERA DE 90,80 EUROS PAR AGENT … A TEMPS COMPLET !


C’est pour cette raison que la CGT/RATP n’a pas signé ce protocole sur l’intéressement, nous avons dénoncé ses principes dont les victimes sont les agents de la RATP … Qui aujourd’hui, au regard du blocage de l’évolution de la valeur du point, peut considérer que cette démarche n’était pas un marché de dupes ?

Cette stratégie est une des conséquences de la nouvelle politique de l’entreprise qui consiste à faire de la RATP « une entreprise à part entière ».

Nous ne pouvons accepter ce management qui consiste à nous faire payer des décisions imposées. Les recettes de la RATP permettent une juste rémunération de ses agents actifs et retraités.

Comme nous l’avons déjà réaffirmé à l’occasion de la journée du 16 mars, il faut que chaque salarié (e), actif et retraité (e) se fasse entendre sur son niveau d’exigences pour gagner une mesure d’augmentation significative de la valeur du point.

Dans votre établissement, vous avez chaque jour l’occasion de vous organiser pour peser en ce sens.


LE 27 MAI AUSSI,DITES « NON » A CETTE POLITIQUE EN VOTANT POUR LES CANDIDATS (ES) CGT LORS DES ELECTIONS AU CONSEIL D’ADMINISTRATION DE LA RATP


SALAIRES - le 26/03/2004

Suite à notre action du 16 mars 2004 ... la réponse de la Direction

16 mars dernier La CGT-RATP a appelé l’ensemble des agents, actifs et retraités, à se réunir au siège de la RATP afin qu’ils expriment leur mécontentement en matière salariale.

Ce rassemblement a été une réussite et a rassemblé environ 1000 personnes !

Voici maintenant plus de 14 mois que nos salaires et nos pensions n'ont pas connu d'évolution, ce ne sont pas les 0,5 % d'augmentation du 1er janvier 2004 qui répondent à notre besoin de voir réévaluer nos salaires de façon significative !

Si nos salaires sont gelés, les prix, eux, flambent !

Les Français auraient gagné 1% de pouvoir d'achat selon le gouvernement, ils en auraient perdu 1 % selon le patron d'une grande enseigne de supermarché... de qui se moque t-on ?

L'inflation est croissante, nos salaires sont bloqués, notre pouvoir d'achat s'écroule d'année en année, bien au-delà de 1%... Comme au niveau national, les dossiers de surendettement n'ont jamais été aussi nombreux pour les agents de la RATP.

A l'heure où notre économie marque le pas, la consommation des ménages est pourtant un des éléments moteurs de sa reprise.

- Parce que les plus bas salaires de l'entreprise sont, à quelques dizaines d'euros près, équivalents au SMIC.

- Parce que notre consommation soutient l'économie du pays,

- Parce que nous aspirons à vivre mieux grâce aux richesses que nous produisons…

L'inflation est croissante, nos salaires sont bloqués, notre pouvoir d'achat s'écroule d'année en année. Comme au niveau national, les dossiers de surendettement n'ont jamais été aussi nombreux pour les agents de la RATP.

L’action du 16 mars pose comme exigence l'ouverture de négociations salariales pour 2004 sans oublier 2003 qui aura été une année nulle en augmentation de la valeur du point!

Les difficultés s'accumulent pour l'ensemble des salariés. Cela conduit d'ailleurs certains d'entre eux à accepter des situations et des conditions de travail dégradées afin de voir leur rémunération évoluer par le biais de primes de suggestion…

Rendre plus malléables les salariés, individualiser les salaires, changer les comportements afin qu'ils correspondent aux objectifs économiques de l'entreprise, telle est la stratégie de la RATP…

Nos salaires doivent augmenter de façon significative : pour la CGT, plus un salarié de l'entreprise ne doit toucher moins de 1440 euros par mois, la valeur du point doit donc passer de 5,54 € à 6,54 € et permettre ainsi à tous salariés actifs comme retraités de vivre mieux !

Cette situation inacceptable se trouve aggravée par :

- Un gel des salaires et une augmentation des prélèvements obligatoires,
- L'augmentation croissante de la CSG, la RDS,
- Le 1 % solidarité qui ne devrait plus nous être prélevé,
- Et, depuis le début de l'année, la refonte de notre protection sociale et la mise en place d'une mutuelle obligatoire qui nous coûte 32,50 € au minimum sur nos feuilles de paye et permet ainsi à la RATP de ne plus nous assurer la gratuité des soins et des médicaments !


Gel des salaires, augmentation de la productivité, individualiser la protection sociale maladie, demain les retraites : cette logique est en lien direct avec la politique gouvernementale, une politique qui répond à toutes les exigences du patronat et du MEDEF !

La Direction, nous a reçus dans le cadre des préavis de grève, comme toujours provocatrice, elle nous a simplement stipulé les conditions des discussions futures, à savoir que dorénavant, la politique sociale sera décrochée de la politique salariale, ainsi, à la provocation vient s'ajouter l'injustice d'une modération salariale pour tous et la mise en place de mesures catégorielles pour certains !

Voilà comment la RATP refuse le dialogue social et pratique un dialogue de sourd !
Nous avions contactés les autres Organisations Syndicale de la RATP, pour qu’ils s’associent au mouvement !!
Force est de constater que toutes ont écrit dans leurs tracts leur mécontentement sur la question des salaires et de l'emploi.
L’Unité n’a pas été possible, ceci est regrettable !!!

Loin de nous un esprit polémique, mais une fois de plus la démonstration est faite que l’intentions des salariés sera nécessaire pour contraindre la Direction des la RATP à d’autres choix.

Suite au rassemblement, une délégation a été reçue par la direction générale, celle-ci n’avait rien à nous annoncer :

- Pas de calendrier de négociations !
- Pas de mesure sur l’augmentation de la valeur du point !
- Pas de volume financier permettant des mesures salariales supplémentaires !
- Pas d’engagement sur la suppression du 1 % solidarité !
- Pas d’engagement sur la gratuité du réseau SNCF/RATP en Ile de France pour les agents !
- Refus d’engagement sur la prise en charge total de la mutuelle obligatoire par l’entreprise !

La RATP veut faire traîner les choses, cette journée est donc le point de départ d'une grande campagne de mobilisation, à nous tous maintenant, avec la CGT et l’ensemble des organisations syndicales de travailler à sa réussite !

Continuons d'agir et d'intervenir auprès de nos directions, du responsable d'établissement à la Direction Générale, continuons de construire avec l'ensemble des agents nos exigences salariales.

AUGMENTATION DE LA VALEUR DU POINT DE 1 €.

ACTIFS, RETRAITES NOUS SOMMES TOUS CONCERNES.





16 MARS - SALAIRES : REPONDRE AUX BESOINS DES AGENTS ! - le 03/03/2004

Le 16 mars 2004 à Lyon Bercy à 11 H 00, l’Union Syndicale CGT appelle l’ensemble des salariés et retraités de la RATP à manifester pour véritablement contraindre la Direction de l’entreprise à négocier un accord salarial et social digne de ce nom.

Cet accord devant nous permettre de rattraper le retard de pouvoir d’achat accumulé depuis des années et bénéficier pour 2004 d’un ensemble de mesures garantissant, pour les actifs et retraités, une progression des salaires.

Nous estimons qu’une augmentation de 1 € de la valeur du point rétablirait les pertes salariales des années antérieures et permettrait à tous les agents actifs et retraités de repartir sur des bases plus conformes à leurs besoins.

Cela amènerait les salaires d’embauche des différentes catégories à :

Non qualifiés 1.442,98 €

Qualifiés Maintenance
Stations, gares, contrôle sécurité 1.679,12 €
Manœuvre, départ transport

Machiniste 1.851,53 €
Conducteur

Technicien 1.883,86 €

Technicien supérieur 2.076,82 €
Maîtrise

Cadre 2.688,42 €

Retraité (opérateur) 1.685,00 €
(pension moyenne pour 34 annuités)

La moyenne d’augmentation se situant aux alentours de 230 € correspondant à 1.500 F.

Il nous semble que la direction, lors des premières réunions de négociation, n’a pas entendu la CGT/RATP. La Direction s’appuyant, pour les quatre années à venir, sur des augmentations annuelles de 3% de la masse salariale.

Chacun aura compris que la direction inscrit dans ce cadre d’augmentation l’ensemble du déroulement de carrière (GVT), les mesures catégorielles (primes, gratifications, etc…) les étapes liées au 13ème mois, les éventuelles augmentations d’effectifs ce qui évidemment fait qu’il reste peu lorsqu’il s’agit d’augmenter la valeur du point. La direction ayant l’audace de rajouter que 2004 pourrait être une bonne année puisque la valeur du point au 1er janvier a été augmentée de 0,5 %.

Le 16 mars 2004, jour de ce rassemblement, doit être le moment pour faire sauter ce verrou des 3 % dans lequel la direction entend nous faire signer un hypothétique accord salarial et social. Pourtant, l’argent existe : deux mesures économiques simples permettraient d’augmenter la masse salariale :

Renégociation des frais financiers : pour 2004, ces frais correspondent à environ 400 € par agent et par mois. La renégociation de ces frais à hauteur de 50% permettrait de satisfaire notre revendication de 1 € d’augmentation de la valeur du point.

Faire payer les réels bénéficiaires des transports : les grandes entreprises, les centres commerciaux.

Le reste de cet argent devrait servir à financer l’ensemble de nos autres revendications à savoir :

L’exigence d’une véritable 13ème pension pour nos retraités qui n’en bénéficient pas. Aujourd’hui, le principe du coefficient multiplicateur (acquis par la lutte) devrait permettre d’atteindre cet objectif. Néanmoins, si rien ne bouge, le niveau actuel de cette majoration de pension (0,3%) obligerait nombre de nos camarades retraités à attendre 15 ans pour toucher l’intégralité de la 13ème pension.

Une accélération dans le processus de mise en place pour l’obtention du 13ème mois, afin qu’à l’horizon 2005, l’ensemble des agents actifs en bénéficie.

La suppression du 1% solidarité. Ce sera l’occasion, lors de ce rassemblement, de remettre la pétition sur ce qui devrait être considéré comme une mesure de justice sociale et non discriminatoire.

La gratuité des transports SNCF/RATP en Ile de France (actifs et retraités)

La réouverture de négociations pour l’ensemble des protocoles régissant chacun des déroulements de carrière de chaque grande famille de notre entreprise.

Pour les retraités, application du protocole signé en fin d’année 2003.

La promotion sociale ne peut être considérée comme « l’élément » de revalorisation des salaires. Les amalgames qui ont entretenu cette politique de la direction ont vécu. Il nous faut une revalorisation de la valeur du point !

Nous sommes dans notre droit lorsqu’il s’agit de défendre les intérêts des salariés de la RATP. Il est de notre devoir d’appeler les agents de la RATP à agir pour que leurs revendications soient satisfaites.

Nous avons fait tout ce qu’il était possible de faire dans le cadre du dialogue social, des audiences, intersyndicales, motions, délégations … à ce jour, la direction ne veut pas nous entendre.

Faisons en sorte d’être nombreux : Pour déposer les pétitions
Pour que notre mécontentement soit entendu par la Direction générale.

Comme les salariés d’autres entreprises qui nous montrent que c’est possible, les agents de la RATP doivent unir leurs forces sur cette exigence commune qu’est la revalorisation conséquente des salaires.

TOUS A LYON BERCY LE 16 MARS 2004


SALAIRES: + 0,5% AU 1er JANVIER 2004 - UNE MESURE SIGNIFICATIVE ? - le 19/12/2003

Le 19 décembre 2003 a eu lieu, après une série d’audiences, une nouvelle parodie de négociations sur les mesures salariales...

NEGOCIATIONS SALARIALES
quelle mesure significative ?

Le 19 décembre 2003 a eu lieu, après une série d’audiences, une nouvelle parodie de négociations sur les mesures salariales. La Direction présentant deux variantes possibles

- une pour traiter la situation 2004 (faisant fi du manque d’augmentation de l’année 2003) proposant une augmentation de la valeur du point de 1% en niveau et quelques mesures complémentaires ;

- une voulant acter le principe d’un accord salarial bisannuel (2004/2005) avec une augmentation de 1% en niveau pour 2004 et 0,5% pour 2005 … et quelques mesures d’accompagnement.

La CGT/RATP a fait part, dans une déclaration, de son positionnement :

« Depuis le 12 mai 2003, l’ensemble des organisations syndicales vous ont fait savoir que leur principale revendication concernait l’évolution de la valeur du point. De réunions en simulacres de négociations, vous voulez faire admettre l’idée que cette valeur n’augmentera pas pour 2003.

Après les années où la lettre de cadrage gouvernementale était l’argument limitant les négociations salariales, après les discours où la contractualisation devait desserrer cette contrainte, nous voici dans ceux où le contrat STIF/RATP (négocié si l’on peut dire en dehors de toutes appréciations des organisations syndicales représentatives du personnel) serait la nouvelle donne devant nous faire admettre de ne pas hausser le ton sur ces négociations.

Vos propositions, faites à l’issue des audiences de décembre 2003, visent à mettre en cause la place centrale de la valeur du point dans l’évolution de la rémunération des agents actifs et retraités.

Vous voulez faire acter une double stratégie :

- celle d’admettre des années où la valeur du point pourrait être réévaluée (en règle générale, les années d’élections professionnelles), les années intermédiaires étant structurellement des années de « vache maigre ».

- l’autre visant à opposer mesures spécifiques ou catégorielles et valeur du point, puisque, dans un cadre trop restrictif, toute augmentation de la valeur du point se ferait au détriment de la reconnaissance de spécificités et du paiement de la qualification … et que toute reconnaissance sur les primes ou les déroulements de carrière obligerait à limiter les ambitions sur l’augmentation de la valeur du point.

Cette stratégie est ressentie par nos militants comme une provocation puisque nous avons besoin, à la fois d’une véritable négociation sur la valeur du point (au regard des évolutions du coût de la vie et des besoins exprimés par les agents) et de véritables négociations sur les questions liées aux qualifications, à leur reclassement, leurs évolutions et les perspectives qui doivent en découler.

Partout dans les établissements, dans toutes les catégories, la question salariale devient une question primordiale.

Nous voulons une mesure significative sur la valeur du point car si nous entendons bien que notre revendication d’augmentation de 1€ de cette valeur n’est pas majoritairement partagée par les organisations syndicales (comme niveau significatif nécessaire à obtenir), nous entendons aussi les salariés qui en dernier ressort seront les juges et l’élément déterminant pour les avancées possibles de cette négociation.

Est-il besoin de rappeler la déclaration commune des organisations syndicales faite en séance du CRE le 26 novembre 2003 qui réaffirmait solennellement « leur appréciation sur la question des salaires et du pouvoir d’achat des agents de la RATP.

Les organisations syndicales pensent que l’année 2003 aura, si les choses n’évoluaient pas, atteint un degré élevé de mépris de la direction de la RATP envers les agents au travers leurs organisations syndicales représentatives. En effet, la direction a volontairement traîné durant toute l’année pour nous afficher les résultats, c'est-à-dire :
« 0% » pour le point de base

3,2% pour l’évolution de la masse salariale de laquelle il faut soustraire 3,191% d’effet report, de 13ème mois partiel, de mesures catégorielles ou de GVT.

Nous ne sommes pas dupes et ne pouvons nous contenter de cet état de fait.

De plus, la parution de l’info flash relative au 13ème mois a laissé perplexes plus d’un agent. La référence à la notion de prime et au mode de calcul nécessite des éclaircissements.

Il nous apparaît urgent que de réelles négociations s’ouvrent au niveau de l’entreprise avec comme point de départ des discussions, les points suivants :

- mesure significative pour l’augmentation de la valeur du point de base ;
- suppression du 1% dit de « solidarité »
- la gratuité des transports en Ile de France pour les agents, les retraités ainsi que les ayants droits de la RATP.

Le salaire, c’est tous les mois, pour toute la famille, pour toute la vie.

C’est pourquoi, nous serons attentifs à la réponse de la RATP, cette interpellation étant une première étape de ce que nous savons et pouvons faire ensemble dans l’intérêt des agents ».

Le courrier que l’Union Syndicale CGT, l’UNSA, FO, la FSI, la CFTC, la CFE-CGC ont adressé au Ministres des Affaires sociales (F FILLON) et des transports (G. de ROBIEN) renforce ces exigences :

« Depuis 20 ans, les agents de la RATP cotisent au titre de la « solidarité » et de la lutte contre le chômage à hauteur de 1% de leurs revenus.

Pour le gouvernement, cette contribution se justifiait à sa création car il estimait que les agents du secteur public et nationalisé avaient « la garantie » de l’emploi et qu’ils avaient ainsi un « devoir de solidarité » envers les chômeurs.

A l’origine, cette contribution « solidarité » était exceptionnelle (CES), depuis plusieurs années, elle a perdu son caractère exceptionnel puisqu’elle s’appelle désormais « contribution de solidarité ». De plus, d’après nos renseignements, il nous semble que les secteurs concernés en novembre 1982 ne sont plus les mêmes et que les agents de la RATP font partie des rares à encore supporter cette contribution.

Nous nous sentons pénalisés par cette double injustice que nous vous demandons de réparer en supprimant ce prélèvement supplémentaire qui vient grever un salaire qui n’a pas bougé depuis un an ».

Enfin et comme élément structurant de notre réflexion de cette négociation, nous voulons rappeler que la motion/pétition de la CGT qui circule dans nos établissements reçoit une large approbation.

Il faut en tenir compte ! ».

 

Chaque organisation syndicale a ensuite fait part de sa volonté, nombreuses ont été celles qui ont fait référence à nos démarches communes.

Après avoir proposé 0,3% d’augmentation de la valeur du point au 1er janvier 2004 et devant le refus de l’ensemble des organisations syndicales, après une pause de réflexion de plus de vingt minutes :

La Direction se saigne : + 0,5% au 1er janvier 2004
Joyeux Noël !

Les négociations sont donc loin d’être terminées … la Direction voulant de nouveau relancer un cycle de réunions bilatérales entre elle et les organisations syndicales.

Il est plus qu’urgent que les agents soient informés de ces propositions et se mobilisent. Ce que vous avez commencé à faire en signant les motions/pétitions qui vous sont présentées par les militants de la CGT.

Nous sommes ouverts à toute initiative, à tout rassemblement dans l’unité la plus large possible, afin de porter les exigences exprimées par les salariés eux-mêmes.

0,3% d’augmentation, ce n’était pas pour les organisations syndicales une mesure d’augmentation significative.

0,5% au 1er janvier 2004, c’est encore une mesure significativement insuffisante.

1 euro d’augmentation de la valeur du point (proposition de la CGT) est une mesure qui est jugée excessive …

Mais alors ?

Quelle doit être la mesure significative d’augmentation de la valeur du point, d’augmentation pour notre pouvoir d’achat ?

Débattons-en ; faîtes connaître vos exigences à la Direction et aux organisations syndicales pour qu’ensemble nous puissions porter cette revendication haut et fort !




RASSEMBLEMENT des retraités (es) - le 23/10/2003

Cet énième rassemblement exceptionnel et unitaire d’aujourd’hui est à l’initiative de l’ensemble des organisations syndicales de retraités CGT, UNSA, CFDT, CFTC, FO, INDEPENDANTS et CGC.

Mesdames, Messieurs,
Chers (es) Collègues,
Chers (es) Amis (es) et Camarades,

Cet énième rassemblement exceptionnel et unitaire d’aujourd’hui est à l’initiative de l’ensemble des organisations syndicales de retraités CGT, UNSA, CFDT, CFTC, FO, INDEPENDANTS et CGC.

En leur nom, je tiens à vous remercier chaleureusement de votre présence et d’avoir répondu aussi nombreux à cette nouvelle manifestation. Et oui ! depuis le 22 octobre 2002, où plus de 800 retraités étaient rassemblés ici même, un an vient de s’écouler … délai, de notre point de vue, suffisant pour que la direction puisse examiner attentivement nos préoccupations.

Merci donc encore plus particulièrement aux délégations de collègues de province : des Côtes d’Armor, du Centre Loire, de la Dordogne, du Finistère, du Morbihan, de la Somme, de la Charente, de l’Ille et Vilaine, de l’Aude, du Lot, de la Corrèze, de la Sarthe, du Pas de Calais, de la Vienne et des Pyrénées Orientales.

C’est avec nos collègues qui participent individuellement, plus d’une centaine de provinciaux qui font une nouvelle fois ce déplacement important.

Je signale aussi la participation de l’Association Loisirs Solidarité Retraités qui est présente parmi nous et qui n’a pas hésité encore une fois à appeler à ce rassemblement.

Enfin, permettez-moi également de saluer tous nos collègues en activité qui sont parmi nous aujourd’hui faisant preuve de solidarité car ils ont compris que les actifs d’aujourd’hui seront les retraités de demain.

Avant d’aller exprimer notre mécontentement aux représentants de la direction de la RATP, qui vont recevoir notre délégation et faire ouvrir nos négociations, nous voudrions faire état devant vous des différents aspects qui motivent notre mécontentement.

Nous connaissons aujourd’hui la réponse de la direction sur la prise en compte de nos revendications pour 2003 ; j’y reviendrai un peu plus loin ; mais rappelons-nous que sur les deux dernières années, la réalité est la suivante :

En 2001 alors que l’inflation était chiffrée aux alentours de 1,6%, les retraités auront perçu :

1% en niveau pour la valeur du point
+ 0,7% en masse sur l’ensemble des coefficients, cette dernière mesure étant spécifique aux retraités, due uniquement à notre lutte et à notre accord spécifique ;
concernant les basses pensions et les mesures de péréquation, le total qui aura été partagé est d’environ 19 MF, soit 2,9 M. d’euros.

Comme vous êtes à même de le constater, les diverses actions unitaires des retraités, que nous développons ensemble depuis quelques années, ont permis d’obtenir des mesures sur le pouvoir d’achat des pensions et + 5 M d’euros concernant la péréquation des pensions les plus basses pour les deux dernières années.

En 2002 alors que l’inflation était chiffrée aux alentours de 2,3%, les retraités ont perçu :

+ 0,4% au 1/04
+ 0,6% au 1/10 soit 1%
et pour le coefficient multiplicateur : 0,30% au 1/10 et 0,46% au 1/12 portant le coefficient à 1,06%

Mais nous le disons tout net, l’ensemble de ces dispositions est loin de répondre et de satisfaire les attentes des retraités quant à leur classement dans la grille.

Il faut tout de même préciser que concernant les niveaux de pensions :

- Nous constatons que l’écart entre l’évolution de la valeur du point de base et celle de l’évolution des prix va en s’élargissant au fil des ans ;

- le passage à l’euro n’a fait qu’accélérer ce processus.

- En fait, depuis une vingtaine d’années, nous pouvons l’affirmer sans crainte de nous tromper : c’est plus de 25% de perte de pouvoir d’achat qu’ont subi l’ensemble de nos retraités.

C’est d’ailleurs une des raisons essentielles qui a conduit l’ensemble des confédérations de retraités de la Fonction Publique à manifester dans de nombreuses occasions dans l’ensemble des régions de France l’an dernier pour la défense et l’amélioration de nos droits, notamment pour une revalorisation conséquente des pensions les plus basses, minimum contributif et minima sociaux mais également pour une augmentation généralisée des retraites de + 200 euros à valoir sur les prochaines négociations.






Chers (es) Collègues, Amis (es) et Camarades,

Oui à la RATP, il existe encore de nombreuses basses pensions : 3684 de nos retraités sont encore au niveau 6 et en-dessous et + de 6500 ne dépassent pas le niveau 7.

Ce sont pour la plupart des emplois qualifiés (chefs de station, chefs de manœuvre, ouvriers qualifiés, employés de bureau, etc …).

Il faut que tout le monde sache que + de 75% des agents partent à la retraite avec moins de 35,5 annuités en moyenne ce qui a obligatoirement un impact sur la valeur des pensions.

Je dois préciser également que l’ensemble des retraités RATP payent la CSG et le CRDS à hauteur de 6,7%, et ce, depuis 1996.

Dans cet effort de transparence et d’information sur la réalité des retraites, je remercie à cette occasion le CRE d’avoir ouvert une page de sa revue Fréquence pour annoncer notre rassemblement d’aujourd’hui.

Il faut indiquer pour être complet en matière de réalité des pensions qu’au-delà de la photographie des pensions directes, il faut ajouter, même si nos minima sont aux environs de 4000 F, que près de 10.000 pensionnés de réversion issus de pensions d’ancienneté ne touchent une pension moyenne brute qu’autour de 5000 F.

Devant cette réalité, que rajouter sinon que de dire que les retraités sont mécontents et que leur colère est légitime.

A cet effet, 2003 ne pouvait ressembler à 2002 en matière salariale. Nous pensons que le personnel de la RATP, tant retraités qu’agents en activité, doit bénéficier des retombées de la bonne santé de l’entreprise.

Et pourtant les propositions de la dernière négociation de la RATP, qui s’est tenue hier, pour cette année 2003 concernant l’augmentation de la valeur du point et de l’augmentation en pourcentage des coefficients pour les actifs tournera autour de « 0% » !

Cette insuffisante et méprisante augmentation de la valeur du point verra l’écart se creuser entre l’évolution des prix, les salaires des agents et nos pensions.

Pourtant la RATP est en bonne santé, les résultats sont bons, le trafic est en constante évolution. Nous y avons tous, jeunes et anciens, contribué. Il faut donc arrêter de tergiverser et véritablement négocier sur l’augmentation du pouvoir d’achat, de la valeur du point et d’un 13ème mois ou son équivalent à celui des actifs car la situation qui est réservée aux retraités les pénalise lourdement.

Nous pouvons néanmoins acter qu’après la rencontre que nous avons eue le 27 mai avec Madame IDRAC, Présidente directrice générale, une volonté de faire progresser le texte qui régit les « dispositions relatives à l’impact sur les pensions de la politique salariale » est en train d’évoluer.

Il acte :

1) le nouveau niveau des minima pour les pensions de réversion élevé au minimum fonctionnaire et non imposable.

2) l’évolution des métiers et le réajustement dans le cas des métiers qui disparaîtraient

3) le coefficient multiplicateur 13ème mois avec un minima de 0,3% annuel.

4) La simplification de la grille des retraites.

5) Et enfin, des mesures sociales ouvrant aux retraités la possibilité de recourir au service du point Habitat dans le cadre du logement social et à l’accès de l’espace santé.

Cette victoire est le fruit de notre mobilisation et c’est bien le juste retour des choses mais cela reste insuffisant et nous ne pouvons accepter ensemble de laisser casser la solidarité qui existe dans notre entreprise entre actifs et retraités.

En particulier, faut-il rappeler que pour un futur retraité, le 13ème mois en 2009 représentera 8,33% par mois de rémunération pour les cadres supérieurs ; pour les autres catégories, l’opération sera déjà faite. Ainsi avec nos + 1,06% nous sommes encore loin de cet objectif. Il faut donc exiger l’accélération du processus pour obtenir une véritable équivalence.

Nous l’avons dit et écrit : « cette mesure du coefficient multiplicateur, bien que significative puisqu’elle n’existait pas à la signature du protocole avec les actifs, reste très insuffisante ».

Il est donc nécessaire de poursuivre et renforcer notre mobilisation afin d’exiger de la direction :

De véritables mesures de péréquation pour toutes les catégories de retraites et une réelle revalorisation du point de base.

Un 13ème mois ou son équivalent à celui des agents actifs avec un calendrier d’application plus court, soit 2005, comme les opérateurs RATP compte tenu de notre spécificité de retraités.

Une pension égale à 75% du salaire actifs, primes et rémunérations annexes incluses avec un taux de réversion égal à 75% de la pension pour 37,5 annuités.

La prise en compte des revendications spécifiques concernant la protection sociale, la mutuelle, le logement et plus particulièrement que notre régime particulier soit maintenu et amélioré.

Et enfin, la gratuité des transports sur le réseau Ile de France.

Mesdames, Messieurs,

Chers (es) Amis (es), Chers (es) Camarades,

Voilà donc ainsi recensées les raisons qui nous motivent.

La délégation qui va être reçue exigera donc :

1) L’ouverture immédiate ou dans les plus brefs délais de négociations sur l’ensemble de ces questions. Nous souhaitons à ce propos obtenir une date de négociation dans les jours à venir.

2) Une enveloppe financière beaucoup plus conséquente qu’en 2002 afin de permettre d’assurer les mesures de péréquation significatives énoncées plus haut pour toutes les catégories et particulièrement pour celles concernant le 13ème mois avec un raccourcissement du calendrier d’application.

Nous vous demandons de rester disponibles jusqu’à la sortie de la délégation qui rendra compte des réponses faites et afin d’examiner ensemble les suites à donner à notre action.

Nous mettrons en place une liaison entre la délégation qui va être reçue et notre rassemblement afin de vous tenir informés de l’évolution des discussions.

Merci et à tout de suite.



SALAIRES 2003 : - le 20/10/2003

MELEZ-VOUS DE VOS SALAIRES !

La CGT/RATP a demandé une nouvelle fois l’ouverture de véritables négociations sur la politique salariale à la RATP : pour la revalorisation de la valeur du point, d’un euro, ce qui amènerait le salaire d’embauche à 1400 euros.

Cette revendication, cette mesure est devenue d’autant plus nécessaire que l’inflation continue à progresser dans notre pays.

Les agents RATP (actifs ou retraités) n’ont pas vu augmenter leur salaire ou leur pension depuis maintenant plus de 12 mois. Cela pèse bien évidemment sur la consommation et cela représente, pour beaucoup d’entre nous, des fins de mois de plus en plus difficiles.

Pourtant, c’est dans un esprit constructif que la CGT/RATP s’est rendue à une audience auprès de la Direction le 9 octobre afin de trouver des solutions immédiates qui pouvaient permettre aux salariés et pensionnés de la RATP de garantir, voire d’améliorer leur pouvoir d’achat.

Pour toute réponse, la Direction a indiqué qu’elle entend rester sur un volume d’augmentation de 3,2% de la masse salariale, auquel il faudrait soustraire :

les augmentations d’effectif liées à la RTT pour 2003
+ les effets report liés à la signature de l’accord 2002
+ le GVT (niveaux, échelons)
+ les effets du 13ème mois
+ les mesures catégorielles
+ les mesures exceptionnelles … Le tout représentant 3,19%.

L’opération est simple :

3,2% - 3,19% = 0,01%

C’est cette augmentation en masse que la Direction nous soumettra à la discussion lors d’une nouvelle intersyndicale convoquée pour le 22 octobre 2003.

Méprisant, révoltant, insultant envers les salariés qui assurent pleinement leur mission avec le sérieux et dans le respect de leurs qualifications !

La CGT/RATP a exigé, lors de cette audience, qu’une véritable mesure liée à la valeur du point soit effective immédiatement ; mesure allant au-delà de l’enveloppe budgétaire (3,2% de la masse salariale).

Les moyens existent, notamment par la renégociation avec les banques des taux d’intérêts d’emprunts (à ce jour, exorbitants, la renégociation de ces intérêts ne dégagerait-elle pas des ressources financières qui permettraient à chaque salarié de résoudre ses problèmes financiers ?).

Au sortir de cette audience, la CGT/RATP entend pleinement jouer son rôle : vous informer et appeler l’ensemble des salariés, avec leurs sections syndicales, à agir dans toutes les unités, dépôts, ateliers, lignes, stations, etc.. pour intervenir auprès des commandements locaux afin d’exiger cette revalorisation de pouvoir d’achat.

D’ores et déjà, la CGT invite les organisations syndicales représentatives du personnel à faire front pour rechercher toutes les solutions ou initiatives convergentes allant dans le sens des intérêts des salariés, actifs et retraités de la RATP.

Les agents actifs et retraités de la RATP méritent une autre considération que celle affichée par notre direction.



AUSTERITE ANNONCEE « SALE AIR POUR LES AUGMENTATIONS ! » - le 29/01/2003

2002 : année du passage à l’euro a encore été une année d’austérité en ce qui concerne le pouvoir d’achat des salariés. Les craintes, que nous avions exprimées lors de nos actions (cartes/pétitions, différents tracts) se sont hélas avérées exactes.

Quelques exemples significatifs

Une augmentation de 2,3% (indice INSEE) du coût de la vie pour l’année 2002 qui, certes importante, ne traduit pas la réalité du vécu quotidien que subissent les salariés et les familles lorsqu’ils sont amenés à faire tout simplement leurs courses. On estime à 8% (associations de consommateurs) la hausse du coût des denrées alimentaires allant jusqu’à 118% sur les produits frais (crèmerie, charcuterie …).

Encore une fois, les autres organisations syndicales, à l’exception de la CGT et de FO Exécution, ont signé un accord salarial masquant une fois de plus les réels besoins en matière de pouvoir d’achat et de salaires des agents de la RATP. Peut-on imaginer un seul instant que ces mêmes salariés se satisfassent d’augmentations de la valeur du point dignes de notre époque ?

+ 0,4% au 1/04/2002
+ 0,6% au 1/10/2002

ce qui représente une augmentation moyenne annuelle
de 0,45% ( masse salariale) … !

Malgré cela, et heureusement, à l’appel de la CGT, la mobilisation des salariés a permis un resserrement du calendrier pour le 13ème mois de 79 € (+ 500 F) avec d’autres mesures arrachées à la commission de suivi du 16 décembre 2002.

Pour autant, le compte n’y est pas. Ces dernières années, nous avons chèrement payé la modération salariale, les différents prélèvements obligatoires, notamment le 1% solidarité que nous continuons à payer.

LA DIRECTION PERSISTE ET SIGNE DANS SA POLITIQUE D’AUSTERITE

En effet, dans son budget 2003, la Régie annonce une augmentation de 1,90% qu’elle consacre pour l’augmentation des frais de personnel (masse salariale).
Que représente ces 1,90% ? :

 0,4% de GVT (GVT = changement d’échelon, changement d’échelle, promotion et tous les agents n’en bénéficient pas ! )
 0,62% 13ème mois (0,52% de prévu + 0,10% d’abandon de la notion de présentéisme).

A cela il faut ajouter :
- les effets reports* des mesures 2002 sur le point de base soit 0,55%
- les effets reports des mesures catégorielles 2002 soit 0,22%

Il ne reste plus que 0,11% pour satisfaire l’augmentation de la valeur du point et les mesures catégorielles 2003 !

Inacceptable et indécent !
D’autant plus que les prévisions en matière d’inflation pour 2003 oscillent entre 1,6% et 2%

Il est plus que temps que la direction prenne en compte les besoins et aspirations des agents. Les salariés de la RATP, à l’initiative de la CGT, se sont déjà massivement exprimés à travers la carte/pétition.

Nous revendiquons une augmentation de la valeur du point de 1 € le portant à 6,51 € amenant le salaire brut d’embauche des différentes catégories du personnel à :

- OS 1436 euros - Conducteur 1842 euros
- Technicien 1874 « - OQ 1671 «
- Maîtrise 2066 « - AMM et gares 1671 «
- Cadre 2675 « - Machiniste 1842 «

Dès à présent, exigeons de la direction qu’elle ouvre de véritables négociations salariales pour l’année 2003. La CGT a écrit à la direction (voir courrier ci-dessous adressé à Mme THEOPHILE) à ce sujet :

*les effets reports sont les mesures qui ont été actées en 2002 et qui ont une incidence budgétaire sur l’année 2003.
« Madame le Directeur général,

Par ce courrier, la CGT/RATP souhaite vous interpeller sur les difficultés que vivent tous les jours les salariés de l’entreprise. En effet, nous considérons que 2002 fut une année d’austérité avec une perte de pouvoir d’achat d’au moins 0,8%.

En effet :
+ 2,3% d’inflation pour 2002
+ 8% de hausse sur les denrées alimentaires
+ 118% de hausse sur les produits frais

L’accord salarial 2002 ne prend pas en compte les réels besoins des agents (actifs et retraités) de l’entreprise. Peut-on imaginer que ces agents se satisfassent des + 0,4% en avril 2002 et des 0,6% au 1er octobre ce qui représente en masse 0,45% pour l’année ?

Le compte n’y est pas.

La modération salariale, les prélèvements obligatoires, le 1% solidarité dont la CGT demande la suppression depuis longtemps grèvent le pouvoir d’achat de tous les salariés.

Pourtant, la Direction persiste :

Pour 2003, sur le budget d’exploitation, il est prévu 1,9% d’augmentation de la masse salariale. Si l’on retire le GVT, le 13ème mois et les différentes mesures catégorielles, il ne restera pas grand chose pour l’augmentation de nos salaires alors que les agents vous ont demandé, par l’intermédiaire des cartes pétitions qui vous ont été remises, une augmentation de 1 euro de la valeur du point.

De plus, lors de la réunion de suivi de l’accord sur le 13ème mois, il a été laissé en suspend 3 points que nous vous demandons de traiter rapidement :
- accélération du calendrier 13ème mois,
- ouverture des échelons 15 et 16 pour tous les agents,
- ouverture aux agents en CAA des possibilités de rachat et de sur-cotisation du 13ème mois.

C’est pourquoi, la CGT vous demande l’ouverture immédiate de négociations salariales pour 2003.

Nous vous prions de croire, Madame le Directeur général, à l’assurance de notre considération distinguée.
La CGT rappelle que les augmentations de la valeur du point permettent également d’augmenter d’autant les pensions des agents retraités.

A l’heure où les effets de péréquations dans les grilles de salaires n’ont plus lieu, c’est le seul lien solidaire qu’il existe entre actifs et retraités.

Pour exemple, l’ouverture de nouveaux échelons suite au 13éme mois, n’a donné lieu à aucune péréquation, donc aucun effet sur les pensions des agents retraités !


URGENCE SALAIRES - le 30/12/2002

Le pouvoir d'achat constitue une des principales préoccupations des salariés : c'est un sujet majeur pour l'ensemble des salariés de ce pays, même en ces périodes de vacances où chacun aspire à un peu de repos. Les dernières déclarations gouvernementales ne sont pas de nature à nous rassurer et à moins d'être dupe, tout le monde voit poindre d'ici peu le tour de vis pour la France d'en bas, équilibre budgétaire oblige.


S'agissant de 2001, les agents de la RATP n'auront perçu que 1% d'augmentation sur leur salaire alors que l'inflation aura été de 1,6%. Hormis un petit coup de pouce pour les basses pensions des retraités, voilà l'essentiel des mesures contenues dans l'accord salarial de l'année précédente que la CGT/RATP n'a pas signé.

Les salariés que nous avions consultés et qui se sont exprimés défavorablement à une grande majorité sur cet accord, avaient indiqué leur préférence : ils ne se sont pas laisser bernés.

Si certains (comme les signataires de l'accord salarial 2000/2001) ont pu se laisser berner par les sirènes de l'intéressement, celui-ci étant, de par sa conception aléatoire mais aussi de redistribution très variable, même les plus optimistes en sont aujourd'hui pour leur frais.

Pourtant les résultats de l'entreprise pour l'année 2001 sont en hausse et affichent des recettes supérieures de 6,11 % par rapport au niveau 0 du contrat STIF/RATP. Les mécanismes de la bande passante, ajoutés aux critères de qualités, font que pour 2001 la part du gâteau à distribuer aux agents de la RATP a été plus mince que celle de l'année 2000. Certaines mauvaises langues affirment que les 2000 embauches consécutives à la RTT ont aggravé la situation.

Voyons jusqu'où peut être pervers un raisonnement de telle nature !

S'agissant de primes à forte subjectivité, l'intéressement / celles liées au résultat pour l'encadrement / etc.... force est de constater qu'il n'y en n'a pas pour tout le monde ce qui conduit à des arbitrages et à des justifications qui restent nébuleuses ... donc incomprises. Il s'agit là de procédés contraires à la notion de citoyenneté qu'il faut vivement combattre.

Saluer les faits exceptionnels, pourquoi pas ! mais à condition que soit reconnue d'abord notre mission de service public, qui est faite de l'addition de synergie d'équipes. C'est ce formidable potentiel humain qui permet d'offrir au quotidien cette qualité de service aux franciliens qui font confiance à la RATP.

Dans cette relation forte, l'exceptionnel à plutôt caractère de second rang.

Gageons que les prochaines années toujours s'agissant de l'intéressement, atteindre les objectifs sera encore plus " hard ". Le contrat STIF/RATP qui sera renégocié en 2004 s'annonce déjà comme plus restrictif quant aux marges susceptibles d'être dégagées par la RATP. Nous risquons dans ces conditions de rentrer dans une période de fortes turbulences.

Gardons-nous bien d'admettre le principe de primes ou d'intéressements qui auraient comme finalité de venir, pour partie et de manière aléatoire, compenser une valeur du point en constante perte de vitesse.

Notre intérêt est de revenir à des valeurs sûres.

La valeur du point au fil des années part rapport à l'évolution des prix :

Pour la CGT/RATP, seul le salaire demeure une valeur sûre. C'est la rémunération de la force de travail et elle ne peut être dépendante d'un résultat. Il constitue le pouvoir d'achat des salariés qui leur permet de vivre décemment. C'est pourquoi la question du salaire reste incontournable dans un environnement où tout reste aléatoire.

Le salaire c'est tous les mois,

Pour toute la famille;

Pour toute la vie !

(...Mais le salaire, c'est aussi la référence pour le calcul de la pension retraite)

De façon récurrente et depuis plus 20 ans, les salaires ne suivent pas le coût de la vie et pourtant les richesses de notre pays ont augmenté de manières significatives. Dans toutes les entreprises et plus spécialement celles de services, la masse salariale demeure une variable d'ajustement pour les dirigeants.

Nous n'en sommes pas exempts à la RATP.

La masse salariale telle qu'elle est calculée aujourd'hui devient un fourre-tout qui permet d'y inclure pêle-mêle le GVT (Glissement, Vieillesse, Technicité)... des mesures catégorielles... des ajustements de grilles... et les rares augmentations de la valeur du point. L'ensemble demeurant très en deçà des réels besoins.

Une particularité pour 2001 les agents de la RATP ont eu à financer une partie de leurs avancées sociales :

0,30 % pour 2001 au titre de l'ARTT

0.30% dans le cadre de la mise en place du 1 3ème mois

La CGT l'a dénoncée et refuse cette modération salariale qui serait, pour la Direction, "justifiée" par l'obtention d'avancées revendicatives ou de garanties supplémentaires pour les salariés. La Direction souhaite pourtant poursuivre cet objectif en 2002.

Les conséquences sont d'ores et déjà claires pour 2001 :

La valeur du point aura reculé en perdant

Une nouvelle fois 1,1%.

Que va-t-il se passer en 2002 ?

Une première réunion de négociations a eu lieu le 23 avril 2002. Il a fallu l'intervention de la CGT pour que la Direction (peu pressée de négocier) s'engage sur une première augmentation : elle ne fut hélas que de 0,40% pour avril 2002.

De façon claire la majorité des organisations syndicales ont trouvé cette proposition insuffisante et ont souhaité que les négociations se poursuivent.

Qui pourrait en effet se satisfaire d'une telle proposition alors que pour les cinq premiers mois de l'année les prix ont augmenté de 1,5% ?

A la suite de cette première réunion, la Direction a reçu individuellement les organisations syndicales afin qu'elles puissent faire part de leurs propositions et revendications.

La CGT/RATP a été reçue le 20 juin 2002 et a fait les propositions suivantes :

Augmentation significative de la valeur du point permettant maintenir sa valeur par rapport à l'inflation, valeur du point à 6 € 45 (42.30 F)

Salaire d'embauche à 1400 €

Mesures de rattrapage progressives des années antérieures pour les actifs et les retraités.

Réunion de la commission de suivi du 13ème mois permettant un raccourcissement des étapes allant aujourd'hui jusqu'en 2009.

Amélioration des déroulements de carrière avec une réduction des niveaux des fourchettes

Revalorisation des basses pensions avec la mise en place d'un système de péréquation.

La Direction joue "la montre" allant même jusqu'à proposer, dans le cadre de la négociation 2002, une augmentation au 1/01/2003... que chaque salarié ne pourra utiliser, au mieux, qu'à partir du 25 janvier 2003…Les prix cesseraient-ils de grimper d'ici là ? Les besoins vont-ils s'amenuiser ? NON ! C'est pourquoi il faut réagir.

Soutenez notre démarche... Participez à la campagne de signature de la pétition "Urgence salaires". Ne laissons pas la direction se contenter de sa stratégie de négociation et de ses propositions.


 

PROJET SOCIAL 3 points «oui » / 2 points « non » - le 22/06/2007

Septembre 2004 : la direction au travers un accord cadre sur « l’accompagnement du plan d’entreprise » prévoit la mise en place d’un certain nombre de protocoles.

Notre organisation syndicale, non signataire de ce texte, considérait ce projet comme peu ambitieux. L’investissement journalier des salariés RATP, leurs compétences méritaient de notre point de vue, une amélioration de leurs conditions de vie au travail, digne de notre temps.

Quel bilan social sur ces quatre dernières années ?

… Le bilan est maigre, nous n’irons pas jusqu’à dire que l’encéphalogramme est plat, mais on ne peut pas dire que l’accompagnement du plan d’entreprise 2004/2007 ait changé le paysage social de la RATP !

Le protocole projet social qui clôt pour 2007 cet accord cadre, n’est pas de nature à ce que la CGT/RATP verse dans un optimisme béat et, même si quelques points proposés dans ce texte apparaissent intéressants, il manque trois dossiers qui sont essentiels au développement des agents de la RATP :

1. La politique du logement : notre entreprise publique nationale doit mettre en œuvre une véritable politique du logement en direction de ses agents afin que ceux-ci puissent avoir accès à un logement convenable.

2. La gratuité des transports sur l’ensemble du réseau Ile de France pour les actifs, retraités et ayants droits n’est pas une revendication insurmontable, à la condition que la direction s’en donne les moyens.

3. L’engagement de la RATP sur une ouverture de négociations sur les soins enfants.
Que dis le protocole ?


ARTICLE 1 – INDEMNITE DE DEPART A LA RETRAITE

Le principe de calcul de l’indemnité de départ à la retraite repose sur l’attribution, au moment du départ, de 2 à 3 fois le montant de la rémunération statutaire mensuelle brute, proportionnellement au taux de remplacement compris entre 60% et 75%. Le maximum de trois mois de salaire étant atteint à un taux de remplacement de 75%. Le seuil de versement de cette indemnité est celui de l’échelle normale de niveau E12, échelon 15.

La moyenne de départ constatée étant de 35 annuités, il sera désormais versé l’équivalent de 3 mois de rémunération mensuelle statutaire brute dès l’atteinte de cette moyenne et de 3,5 mois de salaire pour 37,5 annuités.

Date de mise en application : 1er juillet 2007.

 L’indemnité de départ en retraite répond, pour une part, à nos souhaits, les conditions de cette attribution sont améliorées de manière conséquente. Tout juste pensons-nous que ces mesures devraient être applicables au 01/01/2007.



ARTICLE 2 – GRATIFICATIONS « MEDAILLES »

La gratification attribuée à l’obtention d’une médaille est portée à :

Médaille d’argent : 145 €
Médaille de vermeille : 290 €
Médaille d’or : 580 €

Date de mise en application : cette mesure prendra effet dès signature de l’accord social

 Là aussi notre appréciation est positive notamment sur les conditions d’attribution pécuniaires de ces médailles. Cependant, il faudra, lors d’une prochaine étape, améliorer les conditions du nombre des Congés Annuels alloués. Ne devrait-on pas aussi réfléchir, à l’occasion de l’attribution de cette médaille à la prise en compte du temps travaillé (RATP ou hors RATP) l’embauche RATP étant de plus en plus tardive ?




ARTICLE 3 – SUPPLEMENT FAMILIAL DE TRAITEMENT (SFT)

Le calcul actuel repose sur l’attribution :

d’une somme de 310€ versée à la naissance du 1er enfant et de 155€ pour chaque enfant au-delà du premier enfant ;

d’une somme allouée mensuellement dès le 2ème enfant, progressive en fonction du nombre d’enfants. Celle-ci est calculée sur la base d’un coefficient moyen fixé à 355.

3.1 – Allocation naissance : l’allocation « SFT naissance » 1er enfant est portée de 350€ et à 175€ pour les enfants suivants.

3.2 – SFT à partir du 2ème enfant : le coefficient de base servant au calcul est revalorisé. Cette mesure est étalée sur 4 ans à raison de :

+ 10 points en 2007 afin de le porter à 365
+ 5 points en 2008 afin de le porter à 370
+ 5 points en 2009 afin de le porter à 375
+ 5 points en 2010 afin de le porter à 380

Date de mise en application : 1er juillet 2007

 Cela faisait un certain nombre d’années que la majoration de ces allocations avait été oubliée, notamment sur l’allocation naissance et le SFT à partir du 2ème enfant. Pour nous, l’augmentation de 25 points du SFT devrait être mise en application en une seule fois au 1er janvier 2007. A savoir : la CCAS RATP est l’organisme lié au service public qui paie le moins de SFT et arrête de le verser à 20 ans (pour mémoire, l’EDF prolonge cette mesure aux enfants jusqu’à 22 ans s’ils n’ont pas d’emploi ; la SNCF rend cette mesure non imposable). Comme vous le voyez, malgré le positif de cette mesure, beaucoup reste à faire.



ARTICLE 4 – PROTECTION SOCIALE COMPLEMENTAIRE D’ENTREPRISE

En application de l’article VI-2 du protocole d’accord relatif à la mise en place d’une protection sociale complémentaire d’entreprise, la part prise en charge par l’entreprise passe de 7,6€ à 8,6€ et la part à la charge des salariés passe de 32,3€ à 33,3€.

Cette mesure prendra effet dès signature du présent accord.

 Cette mesure de prise en compte d’1€ par l’entreprise mais aussi l’augmentation d’1€ à la charge du salarié n’a pas sa place dans ce protocole. Elle relève d’un accord social spécifique à notre protection sociale maladie ; accord conclu entre des organisations syndicales et l’entreprise, l’entreprise et le groupe mutuel RATP.



ARTICLE 5 – PRINCIPES GENERAUX DE MISE EN ŒUVRE DU CHEQUE EMPLOI SERVICE UNIVERSEL (CESU)

L’objectif est d’accompagner l’ensemble des personnels de l’entreprise dans leur organisation au quotidien face aux contraintes, principalement horaires, des métiers d’exploitation et de maintenance en offrant la possibilité d’une aide sur des services tels que la garde d’enfants.
L’accès à une plate forme de service, couplée avec la mise en place de Chèques Emploi Service Universel (CESU) répond à cet objectif.

Principe d’abondement des chèques par l’entreprise

Chaque salarié disposera annuellement d’un certain nombre de chèques, abondés selon quatre paliers de 10%, 20%, 30% et 70% pour les agents non imposables, sous réserve de présentation de l’avis d’imposition.

Les salariés imposables bénéficient également d’une réduction d’impôts de 50% sur la part qui leur incombe.

 La CGT pense que le développement des services à la personne peut déboucher sur de réelles solidarités ou au contraire de nouvelles inégalités et exclusions sociales. Cette analyse porte également sur les principes généraux de mise en œuvre du Chèque Emploi Service Universel (CESU),

Deux inconvénients majeurs :

 D’une part, il ouvre la possibilité d’exercice des activités de gré à gré (remise en cause du contrat de travail) ;

 D’autre part, il assure un financement basé sur la solidarité nationale pour des activités de service mêlant, tant des services relevant de besoins fondamentaux de la personne (enfance, dépendance) que des services de confort.

Nous considérons que la mise en place de CESU à la RATP doit faire l’objet d’une négociation séparée entre les organisations syndicales et l’entreprise et ne doit, en aucun cas, remettre en cause l’existence des moyens alloués aux activités de Pimprenelle (garde d’enfant).


En conclusion :

La CGT/RATP était prête à s’engager sur les trois premiers points du protocole … De toute évidence, la Direction ne l’a pas souhaité !

Par contre, nous estimons que les points 4 et 5 du projet social méritent des négociations plus approfondies avec les acteurs sociaux, permettant de répondre aux problèmes de logement, à la gratuité des transports et à la garde et les soins enfants. et ce, dans le respect d’autres accords signés.