Communiqués

27 mai 2010 : Une journée de lutte qui en appel d'autres !

Au travers la mobilisation des agents de la RATP, il serait faux d’affirmer qu’ils ne sont pas ou ne se sentent pas concernés par le projet gouvernemental de réforme des retraites.

La mobilisation de ce jour s’inscrit dans la continuité de celle engagée le 23 mars dernier et lors du rendez-vous du 1er mai. Apprécier la mobilisation sociale par le seul prisme des impacts directs que subissent les usagers, c’est négliger la réalité de la mobilisation, notamment dans les secteurs des activités du tertiaire, de la maintenance, de la vente...

 Communique CGT RATP journee du 27 mai 2010


6 septembre, Assemblée CGT/RATP : Débattre, Echanger, Agir

La CGT/RATP invite l’ensemble de ses adhérents à participer à son assemblée de rentrée qui aura lieu le 6 septembre 2010, à partir de 14h00 au siège du syndicat.

Cette initiative est ouverte à chaque militant(e) et doit être l’occasion de Débattre sur les initiatives du premier semestre et celles à venir, d’Echanger sur l’actualité sociale et revendicative, d’Agir pour une CGT dynamique, particulièrement au regard de l’actualité « réforme des retraites » et aussi à l’approche des échéances électorales de fin d’année.
 
Cette assemblée se tiendra la veille de la grande journée d’action du 7 septembre pour laquelle la CGT/RATP a déposé un préavis de grève (voir ci-dessous). Cette assemblée sera donc aussi l’occasion de faire le point sur les mobilisations.
 
Bon courage à tous !

 Preavis de greve CGT RATP 7 septembre 2010


SORTIE DE LA RATP DU CAPITAL DE TRANSDEV : Le marché contre le service public !

Par le biais de deux communiqués de presse en date du 5 mai 2010, la direction de la RATP d’une part et les différents protagonistes de cette opération (Véolia Environnement, Groupe Caisse des Dépôts, RATP) d’autre part, informent de la sortie de la RATP du capital de Transdev et du rapprochement de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) avec Véolia Transport dans un nouvel ensemble dont ils partageront à parts égales le capital.

Cette opération fragilise l’entreprise publique nationale qu’est la RATP et marque une nouvelle étape dans la politique de groupe menée par la direction de la RATP depuis plusieurs années...

 Communiqué CGT RATP sur Transdev 5 mai 2010


Le 29 septembre 2010 : Euro-manifestation à Bruxelles

L’Union européenne a besoin d’un plan de relance pour favoriser la croissance par son propre développement ainsi que des politiques industrielles fortes basées sur des politiques industrielles bas carbone et sur l’exploitation de nouvelles technologies.De plus, les mesures d’austérité réduiront la voilure des prestations sociales, dernier rempart contre l’exclusion sociale et elles aggraveront la précarité déjà importante.D’autre part, il est urgent de renforcer les moyens de coordination fiscale au niveau européen.

En effet, les asymétries de compétitivité à l’intérieur de l’Europe posent problème pour la cohésion économique et sociale de l’Europe.L’Union européenne doit poursuivre ses efforts en matière de réglementation financière. Nous devons mettre en place de nouvelles fiscalisations telles que la taxation sur les transactions financières.

L’avenir de l'Europe ne peut pas se fonder sur la précarisation du marché de l’emploi et sur une spirale descendante de la protection sociale.Une Euro-manifestation aura lieu le 29 septembre 2010. http://www.etuc.org/a/7329

 Tract CGT RATP euro manif 29 09 2010

 Affiche CGT RATP euro manif 29 09 2010


Déclaration de la CGT RATP « Station Guy Môquet » 28 Mai 2010

Il y a des symboles et des noms qui doivent être invoqués au quotidien.En cette période où les attaques des politiques en place s’acharnent sur le programme de solidarité mis en place par le Conseil National de la Résistance, notamment son volet social,il y a nécessité de s’assurer de lieux et de liens de mémoire qui nous rappellent que des êtres humains ont fait le sacrifice de leur vie pour combattre le régime nazi en s’engageant dans la résistance.


Ces moments forts de notre histoire doivent être connus de tous les français, de générations en générations.Guy Môquet, jeune militant Communiste, arrêté le 13 Octobre 1940, interné et fusillé le 22 octobre 1941 à Châteaubriant avec 26 autres de ses camarades, en représailles, après la mort d’un officier Allemand, est révélateur de la barbarie de l’occupant.


Ces morts, sont pour nous des vivants mêlés à nos combats quotidiens.Cette station de la ligne 13 de notre métro Parisien a été baptisée le 26 janvier 1946 de son nom. Cette exposition permanente évoque le travail de mémoire, travail de mémoires qui participent à la construction historique, sans instrumentalisation politique, permettant que nous entretenions nos valeurs d’émancipation humaine et de résistance.Le métro parisien a pendant cette période sombre de l’histoire de France, été un haut lieu de l’activité de la résistance avec son réseau de syndicalistes.


Aujourd’hui la CGT est honoré de rendre hommage à la mémoire de Guy Môquet pour que vive cet élan de résistance, car comme le disait Lucie AUBRAC : "Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent".Ensemble, faisons vivre la mémoire de celles et de ceux qui ont donnée de leur vie, oeuvrons pour que naisse ce monde meilleur qu’ils avaient espéré, où l’homme est au centre de toutes les préoccupations.


Pour nos salaires, nos emplois, nos retraites : le 27 mai agissons !

A l'heure ou la question des salaires, de l'emploi, du financement des retraites a la RATP, mais également pour tous les salariés du public comme du privé est au cœur de l'actualité sociale, il nous faut imposer d'autres choix pour pérenniser notre système de retraite solidaire, imposer des salaires décents, prioriser l'emploi.

Pour l'ensemble de ces raisons, la CGT/RATP, mais aussi les organisations syndicales régionales CGT, CFDT, FSU, SOLIDAIRES, UNSA appellent l'ensemble des salariés à une mobilisation unitaire pour cette journée.


Vous trouverez ci-dessous le tract, l'alarme sociale, le constat de désaccord et le préavis de grève de la CGT/RATP pour cette journée nationale de grève et de manifestation du Jeudi 27 Mai 2010.

 Tract CGT 27 mai 2010

 Alarme sociale CGT RATP 12 mai 2010

 Constat de desaccord 17 mai 2010

 Preavis de greve CGT RATP pour la journée du 27 mai 2010


Agir ensemble pour l'avenir de tous !

Les syndicats UNITE the UNION (Royaume Uni) et CGT/RATP (France) se sont rencontrés le 13 avril 2010 dans le cadre du projet de sortie de la RATP du capital de Transdev et de la récupération d’actifs londoniens, notamment le réseau " London United Busways".
Cette rencontre s’est construite sur la base d’une volonté commune à porter une analyse partagée de la situation sociale, économique et stratégique de nos différents groupes (RATP et Transdev) et d’y opposer un socle revendicatif commun...

 Communique commun CGT & Unite the Union


On bosse ici ! On vit ici ! on reste ici !

Il aura fallu six mois de grève et plusieurs rassemblements au siège de la RATP, dont le dernier le 15 avril 2010, pour que la Direction de cette entreprise publique consente à recevoir une délégation de représentants de travailleurs sans papiers  de la société ASTEN, sous traitant de la RATP, ce lundi 19 avril de 15 h 00 à 17 h 00...

 Communique CGT traivailleurs sans papiers

Video rassemblement ASTEN RATP

 Tract CGT RATP sous traitance 29 avril 2010


Déclaration syndicale au CA de la RATP : Hallucinant !

On le sait : les Organisations Syndicales de la RATP n’ont pas des positionnements identiques (hélas) sur tous les sujets. Par contre, ce qui est surprenant est de voir des expressions syndicales en complète contradiction avec le positionnement « officiel » des dites organisations.

Est-ce que cela sert l’intérêt des agents ?

Dernier exemple en date : une déclaration commune à l’UNSA, la CFDT, la CFTC, la CFE/CGC et SUD au Conseil d’Administration de la RATP en présence du PDG et des représentants du gouvernement… voici quelques « morceaux choisis »...

 Tract CGT RATP Hallucinant avril 2010


La RATP, plus rapide à appeler la police qu’à enregistrer des demandes d’embauche !

Les travailleurs sans papiers du sous-traitant de la RATP ASTEN, qui  travaillent depuis des années la nuit à la réfection des quais du métro parisien, sont venus le 15 juillet à la Maison de la RATP porter leurs candidatures  d’embauche.

La direction de la RATP a refusé de les recevoir, a refusé le dépôt de leurs dossiers et a  demandé l’évacuation de ces salariés par les forces de police...

Communbique CGT du 15 juillet 2010


Elections régionales : un vote pour la démocratie, des propositions pour l'avenir !

La CGT appelle l'ensemble des salariés, actifs et retraités à participer massivement au deuxième tour du scrutin régional qui aura lieu dimanche 21mars 2010, à faire reculer l'abstentionnisme.


Nous appelons aussi à faire de la journée du 23 mars une journée de luttes et d'actions afin de contraindre le gouvernement, le patronat et les directions d'entreprises à d'autres choix pour le développement de l'emploi, des salaires,des services publics.


A l'heure où le président de la République annonce une nouvelle réforme des retraites, les manifestations et arrêts de travail du 23 mars devront être un véritable coup de semonce !

 Communiqué CGT Transports mars 2010


le 23 mars à la RATP : Un rassemblement à voir, des revendications à lires !

Les questions des salaires, de l’emploi et des retraites sont indissociables et font, une nouvelle fois, l’actualité sociale à l’heure où s’exprime le rejet de la politique gouvernementale à travers le récent scrutin des élections régionales,à l’heure où des millions d’hommes et de femmes en France sont au chômage ou sont exploités dans des emplois précaires, à l’heure où l’exigence à d’autres choix s’exprime par la mobilisation des salariés, par notre mobilisation, le gouvernement reste sourd aux aspirations sociales exprimées, il refuse de revoir le contenus des réformes et se contenterait d’un remaniement qualifié de« technique » par les observateurs politiques...

 Intervention de la CGT RATP au siege de la RATP le 23 mars 2010

Video CGT journee du 23 mars 2010


La CGT/RATP interpelle le gouvernement et les élus d'Ile-de-France

Au regard des enjeux qui se jouent sur l'avenir des services publics en général et de la RATP en particulier, comme sur la nécessité de mettre en oeuvre un véritable débat public sur la question du "Grand Paris", la CGT/RATP sollicite le gouvernement, les élus pour exiger la tenue d'assises sur "Les transports collectifs de personne en Ile-de-France...

 Courrier de la CGT RATP


Tramway

Face à un manque singulier d'empressement tant de la direction de la RATP que du STIF pour attribuer l'exploitation du Tramway « T3 Est », la CGT/RATP attend du STIF, des élus Régionaux, une délibération afin que l'EPIC RATP se voit désigner exploitant du T3, comme de tous les projets en cours en Ile-De-France, sans attendre le Conseil d'administration du 9 décembre...

 Communiqué CGT RATP T3 est 02 11 2009


Tentative de scission de la RATP !

Un amendement au projet de loi relatif au « Grand Paris » présenté par M. CARREZ (membre du Conseil d’Administration de la RATP) et M.ALBARELLO, prévoit une « séparation juridique entre l’activité de gestion de l’infrastructure et celle de l’exploitation de services » de la RATP.

Un tel projet, s’il venait à être adopté, créerait une scission de l’entreprise publique nationale RATP en deux entités distinctes à l’instar de ce qui a été mis en œuvre dans le domaine du transport à la SNCF (SNCF/RFF)...

 Communique CGT RATP 18 11 2009

 Amendement projet de loi Grand Paris


L’industrie se bouge !

Il n'existe pas de perspectives de développement industriel pour la RATP sans investissement dans tous les personnels qui la réalisent. Aussi les salariés doivent agir pour se faire entendre ! Voici en deux phrases notre lecture suite aux réponses obtenues lors de différentes réunions que nous avons eues avec la direction générale qui ne répond concrètement à aucune de nos revendications sociales.

Voici le programme prévu par l'entreprise dans la maintenance :


Plus de travail à absorber pour les personnels avec plus de contraintes pour les matériels et les infrastructures sur l'autel de nos conditions de vie et de travail. Rien sur le social avec pour seule perspective de réponses une productivité complémentaire comme ajustement.

INACCEPTABLE ET SCANDALEUX !

Concernant l'avenir de notre entreprise intégrée RATP telle que nous la connaissons, c'est fini ! Rassurant tout de même sur la situation d'aujourd'hui, le gouvernement  a tiré un trait sur la notion intégrée en nous engageant sur la voie de la concurrence par lot à  court terme. La concurrence exacerbée nous est promise. Personne n'est dupe, à nos portes, elle nous est maintenant présentée par les dirigeants RATP comme devant justifier des efforts à consentir pour être compétitif dans les plus courts délais.

La région IDF par la voix de son président nous promet une privatisation rampante sans pour autant se positionner sur l'avenir d'une maîtrise publique des transports en région par la RATP. Cela en dit long sur les perspectives d'obtention des fameux appels d'offres de transports où nous devrons être compétitifs ».

Pour seul exemple d'actualité sur la concurrence entre les opérateurs de transports avec les autorités organisatrices des régions, nous prendrons le réseau de Lyon ou Kéolis, filiale de la SNCF, a purement supprimé l'ensemble des conventions collectives historiquement gagnées par les personnels pour répondre à cette exigence de concurrence. Cela en dit long sur le chemin que prend la RATP.

Voilà de nombreux mois que notre organisation s’est engagée dans une démarche unitaire avec l'ensemble des organisations syndicales de la maintenance et de l’ingénierie pour dénoncer l’absence de projet industriel mais aussi les implications du mauvais plan d'entreprise 2008/2012. La direction générale maintenant remaniée, nous a confirmé la parution fin octobre d'un texte sur la politique industrielle jusqu'alors inexistant du plan. Ce texte étant de nature à nous satisfaire, pour autant, des questions d'avenir dans la bonne traitance des activités sur les matériels et les infrastructures restent posées par l'évolution de l'ÉPIC RATP avec le règlement européen OSP applicable dès décembre 2009. Plus de productivité pour répondre à la compétition arrange bien les affaires de la RATP dans sa stratégie avec sa nouvelle dimension nationale et internationale avec des rapports conflictuels alimentés de concert avec le STIF.

Aussi la CGT actionne le signal d'alarme et appelle à agir dans tous les départements de maintenance. Le ralliement des personnels pour peser dans les débats en cours à tous les niveaux est maintenant impératif. Obtenir de réelles réponses sociales apportant la confirmation de l'importance du pôle industriel dans les grands projets de l'entreprise publique RATP !

Pour une entreprise publique RATP en Ile de France qui se veut de développement durable dans un grand Paris en IDF : Nous disons « chiche », mais qui réalisera la maintenance des matériels roulants en IDF à terme ? Cela ne doit pas rester une question hypothétique !

Aussi nous demandons un gel des suppressions effectifs liés à la  productivité dans la maintenance en 2009 et 2010 pour répondre au mieux aux évolutions technologiques et d'organisations avec des réponses attentionnées digne d'une entreprise publique au regard de la situation économique dégradée en Ile de France avec une forte augmentation des chiffres du chômage surtout chez les jeunes. L'emploi non qualifié est par ailleurs aussi essentiel dans la classification de nos métiers, à conserver comme à valoriser.

La CGT revendique des mesures sociales de haut niveau, justes et raisonnables, pour tous les personnels pour une véritable politique industrielle :

Une véritable reconnaissance au travers nos salaires par l'élévation de nos coefficients de 30 points (176€) dans toutes nos grilles de déroulements des carrières à la maintenance pour rattraper le décalage avec les autres grands métiers de la RATP et faire prendre
en compte les évolutions de nos responsabilités.

Un décrochement est  incontournable entre la grille de déroulement de carrières opérateurs qualifiés et celle des  techniciens, ce qui serait une mesure minimum au regard de la forte professionnalisation de nos différents métiers avec un véritable parcours professionnel.

Il faut ouvrir un véritable centre de formation initiale à Noisiel, une école d'apprentissage pour les jeunes d'IDF qui serait pour le coup une réponse claire de la RATP sur l'avenir de la maintenance à la RATP participant de fait à solutionner aussi les problèmes de recrutements comme à répondre aux maux d'une jeunesse en IDF
et de féminisation du personnel.

La prise en compte des pénibilités pour des départs en retraite anticipés, voire une baisse du temps de travail. Les mêmes droits pour tous par des mesures de justice sociale sachant que dans le milieu ouvrier l'espérance de vie est de 7 à 8 ans réduite. De plus les nouveaux embauchés travailleraient plus longtemps
que les anciens avec des conditions de vie et de travail encore plus pénibles.

La CGT travaille à la construction de journées d'actions en novembre avec les autres syndicats de la RATP. Sans nul doute la détermination qui s'exprimera ce 22 octobre 2009 sera déterminante dans les suites à donner comme dans les réponses de la direction à nos exigences sociales.


Il n'y a pas d'économie développée sans un socle industriel solide et des garanties collectives de haut niveau !


Cette situation appel à l'intervention de chacun, la CGT/RATP invite l'ensemble des agents à participer à la manifestation nationale à Paris :

Jeudi 22 octobre
Rendez-vous à 12H00 - Place Denfert-Rochereau

 Préavis de grève CGT RATP 22 10 2009


La RATP doit respecter la loi !

Depuis 2O03, Ia CGT s'attache à faire dire le droit dans I'intérêt des aqents, face à une direction qui continue à soutenir, contre toute "logique", que son mode de calcul est plus favorable aux salariés...

Plus de 500 dossiers ont été portés par la CGT devant plusieurs conseils des prud'hommes.

 Tract CGT RATP trentieme 31 01 2010


Avec ou sans papiers, même combat !

La CGT/RATP après avoir apporté tout son soutien aux 23 intérimaires sans-papiers employés par la société Asten, sous-traitant de la RATP, qui se sont engagés dans l'action, apporte aujourd'hui tout son soutien aux revendications légitimes qu'ils portent en faisant grève. Ces salariés ont courageusement décidé de se montrer au grand jour, lassés de se cacher la peur au ventre, ils sont déterminés à poursuivre leur mouvement pour dénoncer les conditions intolérables dans lesquelles ils travaillent et demander leur régularisation. Et ce malgré l'attitude scandaleuse de la Direction de l'entreprise qui a fait procéder à leur évacuation du site de l'Atelier Central de Championnet par les forces de l'ordre.


 Communique sans papiers Asten 20 10 2009


Sans papiers : la RATP doit montrer l'exemple !

Sur demande de la Direction Générale de la RATP, la Police intervient « sans mandat de justice » sur le site de Championnet pour évacuer 23 Travailleurs en grève qui exigeaient leur régularisation. Ces 23 salariés travaillent pour la RATP depuis des années. Dans le cadre d’un marché, la RATP sous traite la réfection du bitume sur les quais du métro. L’entreprise sous-traitante ASTEN embauche depuis des années, exclusivement, via des entreprises d’intérim...

 Communique ratp asten 14 10 2009


Le 7 octobre, en action pour vos revendications !

Les Organisations Syndicales CFDT, CFE-CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNSA se sont réunies le 8 septembre 2009 dans la continuité de l’intersyndicale initiée depuis octobre 2008 et sur la base de la déclaration commune du 5 janvier 2009 et du communiqué commun du 25 mai 2009.

Quoiqu’en disent les augures sur la sortie de la crise, les dégâts économiques et sociaux s’aggravent, ce qui rend d’autant plus urgentes les réponses en matière d’emploi et de lutte contre les inégalités, alternatives aux choix patronaux et gouvernementaux actuels.

C’est pour cela qu’elles conviennent de continuer à agir ensemble, notamment auprès des salariés pour impulser et soutenir les actions dans les entreprises, les services, les secteurs professionnels et territoires.

Les Organisations Syndicales réunies ont convenu de poursuivre le travail commun, engagé depuis un an, d’analyses, de propositions et d’actions.

Le 7 octobre est la journée mondiale de mobilisation des travailleurs pour le travail décent, à l’appel de Confédération Syndicale Internationale. Les Organisations Syndicales appellent les salariés à organiser partout où c'est possible des réunions intersyndicales par entreprise, secteur ou branche et à  participer massivement au rassemblement unitaire et interprofessionnel.

 Tract unitaire 07 10 2009


Attentat � la station St Michel, ne laissons pas la place � l'oubli.

Depuis le 25 juillet 1995, nous nous retrouvons devant cette plaque pour honorer la m�moire des victimes de l�attentat qui a frapp� des usagers de notre service public.

Parce qu�il ne peut y avoir d�oubli pour les familles, pour les agents de la RATP qui �taient pr�sents ce jour l�, nous contribuons chaque ann�e depuis cette trag�die, au devoir de m�moire n�cessaire pour lutter contre l�indiff�rence.

Nous sommes r�unis pour d�noncer cette guerre de l�ches qui frappe des victimes dont le seul tort a �t� de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment.

De tels drames doivent nous enseigner que l'action et la lutte pour la paix reste plus que jamais une n�cessit�.

La paix, la s�curit�, comme les droits de l'homme sont des valeurs sacr�es � conqu�rir et pr�server en permanence. Notre pr�sence ici a aussi cette signification.
Nous ne ferons pas de longs discours, ils ne sont pas le propos.

Avant de nous recueillir, la CGT RATP t�moigne sa profonde solidarit� aux familles des victimes, � toutes celles et tous ceux qui souffrent encore aujourd�hui de traumatismes moraux et psychologiques graves.

En leur nom � tous, je vous demande de respecter une minute de silence.

Merci Mesdames, Messieurs, Chers Amis, Chers Camarades, de votre pr�sence.

Marc Guillon - secr�taire de l'Union Syndicale CGT/RATP


La CGT s'exprime sur l'avenir de la RATP - Jacques Eliez - Secrétaire général de la CGT/RATP

L'actualité sociale place la RATP et son personnel au coeur de débats portant principalement sur la propriété des matériels et des infrastructures des réseaux de transport en Ile-De-France.

Les déclarations tant du gouvernement, de la Région que de la direction de la RATP nous invite à clarifier les enjeux et faire part de notre analyse de la situation et de notre positionnement.

Ces questions touchent directement à l'avenir de la RATP en tant qu' entreprise publique nationale de service public...

 Communiqué CGT RATP 25 09 2009


Stratégie RATP : l'avenir de notre service public !

Le choix des orientations stratégiques de la RATP dépend avant tout des finalités qu’on lui assigne.Pour notre part, nous affirmons qu’elle doit déterminer sa politique à partir des principes d’égalité d’accès, de continuité territoriale et d’adaptabilité de service qui sont au cœur de la notion de Service Public, et des missions qu’elle se doit d’assumer en tant qu’entreprise publique sur le plan social et économique...

 Declaration commune CA RATP


Pierre Mongin réélu PDG de la RATP... pour quelle politique ? François Gillard - Administrateur CGT

La CGT/RATP constate que le jeu politique, le lobbying, l’information et la désinformation médiatique faite autour de la future présidence de la RATP ces derniers mois ont été autant d’éléments de déstabilisation voire de fragilisation qui trouvent aujourd’hui leur conclusion par la reconduction de M.Mongin comme PDG de la RATP.

  

Notre Organisation Syndicale considère que ce qui est essentiel ce n’est pas tant l’homme (ou la femme) à la tête de l’entreprise que la politique qu’il (qu’elle) y mène. Il nous reste donc à savoir quelle feuille de route a été confiée par le gouvernement à M.Mongin.

De ce point de vue, les récentes déclarations du Chef de l'Etat sur sa vision du devenir de l'entreprise comme la composition de ce nouveau Conseil d’Administration ne manquent pas de susciter interrogations, voire inquiétudes...

 Communique de la CGT RATP 23 juin 2009


Assez d’expérimentations ! Que chaque Service Public assure sa mission.

Alors que Les directions de la Poste et de la RATP se vantent de la qualité de leur dialogue social, c'est une

nouvelle fois par la presse que nous prenons connaissance du projet "expérimental" de remettre

des lettres recommandées depuis un guichet RATP...

 Communiqué CGT Poste et CGT RATP juillet 2009


La RATP est et doit rester une grande entreprise publique natiolale !

La CGT/RATP n'est pas sans critiques sur la politique menée à la RATP comme sur les contraintes fortes que porte le contrat STIF/RATP.


Pour autant, le statut de l'entreprise comme de son personnel sont pour nous des éléments fondamentaux liés à la mission de service public rendu que nous ne laisserons pas remettre en cause !

 Communiqué CGT RATP 2 juillet 2009


Election au Conseil d'Administration, la CGT confortée comme 1er syndicat à la RATP !

Avec 34,18 % des suffrages, la CGT est confortée comme première Organisation Syndicale de la RATP !

Le scrutin pour l’élection des représentants des salariés au Conseil d’Administration de la RATP s’est tenu du 27 mai au 11 juin.

Pour la première fois à la RATP, malgré l’opposition de la CGT/RATP et sous couvert de « modernisation du scrutin », la direction a mis en œuvre un vote via internet et par correspondance.

Aujourd’hui, force est de constater que loin de favoriser l’expression de chacun, ce mode de scrutin dégrade de manière significative le taux de participation.

Avec 14 417 exprimés sur 46 065 inscrits, soit un taux d’expression de 31,3 %, l’élection qui vient de se dérouler à le taux d’abstention le plus grand depuis la création de la RATP (toutes élections confondues). C’est une situation inacceptable, pour nous, la direction de l’entreprise porte l’entière responsabilité de ce mauvais résultat.

La participation de l’ensemble des organisations syndicales représentatives amène aussi « mécaniquement » à une plus grande répartition des voix, sans pour autant favoriser une plus grande participation au scrutin.

Une nouvelle fois la démonstration est faite que la dispersion syndicale ne crée pas les conditions d’une plus grande adhésion des salariés, bien au contraire.

La CGT/RATP recueille 4 929 voix, soit 34,18 % et conforte ainsi largement sa place de première organisation syndicale de l’entreprise. Ce résultat permettra à quatre de nos candidats de siéger au Conseil d’Administration de la RATP.

Nous remercions l’ensemble des agents qui nous ont apporté leur suffrage et ainsi exprimé à la fois leur confiance dans la démarche de la CGT et condamné avec force la politique menée à la RATP qui met sous pression l’emploi, les salaires, dégrade de manière significative les conditions de travail et fragilise l’avenir de notre entreprise publique nationale de service public.

Dès aujourd’hui et parce qu’une élection c’est essentiel, mais ce n’est pas une fin en soi, la CGT/RATP appelle l’ensemble des salariés à participer à la manifestation du 13 juin prochain et s’engage dès maintenant à créer les conditions à de larges mobilisations à la RATP comme au-delà, notamment dans la perspective de la mise en œuvre du règlement Européen sur les transports de personnes, pour le développement de l’emploi statutaire, pour une politique salariale et sociale ambitieuse !

 Communiqué CGT RATP élection CA 2009


Le 13 juin, ensemble pour une autre politique !

Le samedi 13 juin, à l’appel des huit organisations, manifestation à Paris, de Bastille à Montparnasse.

Pour porter ces revendications, je signe la pétition et le 13 juin je manifeste... pourquoi pas en famille ?

 Tract pétition CGT 13 juin 2009


Le 26 mai, poursuivons l'action ! Communiqué et préavis de grève

- Dans la continuité des actions engagées depuis le 5 janvier 2009 avec l’élaboration

d’une « plate forme revendicative unitaire commune » réunissant autour de mêmes

mots d’ordre les huit premières organisations syndicales au niveau national (CGT,

CFDT, FO, CFTC, CFE/CGC, UNSA, Solidaire, FSU)…


- Après la réussite des journées d’actions du 29 janvier et du 19 mars…


- Après la forte mobilisation aux manifestations unitaires du 1er mai…


Les syndicats appellent à deux journées d’action et d’initiatives partout en France, dans

chaque entreprise, les 26 mai et 13 juin 2009.


La CGT/RATP s’engage dans la réussite de ces rendez-vous unitaires, dans les

mobilisations et initiatives décentralisées du 26 mai et la grande journée de mobilisation

du 13 juin à la RATP.


C’est dans ce cadre que la CGT/RATP a déposé un préavis de grève pour la journée du 26

mai, ce préavis couvre l’ensemble des agents et l’ensemble des services du lundi 25 mai

22h30 au mercredi 27 mai 6h30.


Ce préavis permet de mettre en oeuvre des formes d'actions différentes selon les secteurs et

couvre l'ensemble des arrêts de travail éventuels.


Dès à présent, nous appelons les agents de notre service public à débattre dans chaque secteur,

dans chaque unité de la situation sociale à l’entreprise et en France, de se déterminer sur les

formes d’actions les plus pertinentes, celles qui les rassemblent le plus largement

(interpellation des directions locales, des directions de département, de la direction générale

par le biais de motions/pétitions, etc...).


Mais aussi des rassemblements autour d’HIS, d’assemblées générales, de réunions du

personnel, de rassemblements, de distribution de tracts dans chaque établissement, etc...

A la RATP aussi les agents ont des raisons d’agir !


La situation de crise mondiale que traverse notre pays appelle à des mesures exceptionnelles

et significatives qui doivent être prioritairement axées sur l’augmentation des salaires, des

pensions, sur le développement de l’emploi, le renforcement, le développement et de la

pérennisation des services publics dans notre pays.


Seules des mesures de cette nature permettront une relance de l’économie, soutenue par la

consommation des ménages.


La situation que nous vivons, parce qu’elle est d’une nature et d’une ampleur exceptionnelles

doit amener l’entreprise et les pouvoirs publics à des mesures tout aussi exceptionnelles.

Notre organisation syndicale considère que la RATP, entreprise publique nationale et

propriété de l’Etat, dans cette période, doit être exemplaire, notamment sur les questions de sa

politique salariale, de sa politique sociale et de l’emploi.


Dans ce cadre, notre organisation syndicale revendique à la RATP :


- La mise en oeuvre d’une politique salariale permettant l’augmentation du pouvoir

d’achat de la valeur du point a minima à hauteur de l’inflation ;

- Le développement d’une politique sociale ambitieuse notamment au travers une plus

grande participation de l’entreprise à la cotisation mutuelle ;

- Le développement de l’emploi statutaire et l’arrêt des mesures de productivité contre

l’emploi ;

- Le développement de notre entreprise nationale de service public et des garanties sur

la pérennité de notre statut d’EPIC.


Faisons du 26 mai une journée d’action et d’initiatives où chaque

agent soit en capacité d’agir et d’intervenir, c'est essentiel en cette

période de crise, c'est indispensable au regard des coups qui sont

portés au monde du travail !

 Préavis de grève CGT RATP 26 mai 2009


Une alarme pour agir !

Monsieur le Président Directeur Général,

La situation de crise mondiale que traverse notre pays appelle à des mesures
exceptionnelles et significatives qui doivent être prioritairement axées sur l’augmentation des
salaires, des pensions, sur le développement de l’emploi, le renforcement, le développement
et de la pérennisation des services publics dans notre pays...

 Alarme sociale CGT RATP 13 mai 2009


Du 27 mai au 11 juin, � la RATP on vote !

Les �lections au Conseil d'Administration de la RATP se d�rouleront du 27 mai au 11 juin 2009.


Rendez-vous important de d�mocratie � l'entreprise, ces crutin a lieu tous les 5 ans.


Vous trouverez ci-dessous la profession de foi de la CGT/RATP.


Vous recevrez aussi � votre domicile (� partir du 4 mai), le bilan de nos administrateurs.


Comme nous nous y �tions engag�s, nous n'avons pas attendu ce rendez-vous �lectoral pour vous rendre compte de notre action au sein du CA de la RATP : R�guli�rement nous avons �dit� un journal des administrateurs CGT qui en est � son 13�me num�ro (l'ensemble des journaux CA/RATP est disponible sur ce site).


Nous sommes d'ailleurs le seule organisation syndicale � rendre compte r�guli�rement de notre activit� au CA...


A l'heure o� de grands enjeux nous font face, o� l'avenir de la RATP, de notre service public est incertain, nous avons besoin de mettre au d�bat notre conception de l'entreprise citoyenne, nos revendications sociales afin d'intervenir au plus haut niveau de l'entreprise sur des dossiers structurants qui ont des impacts direct sur notre quotidien et sur notre avenir.


Qui mieux que des Administrateurs CGT peuvent porter ces exigences ?


Sachant pouvoir compter sur vous lors de ce scrutin, comme vous pourrez toujours compter sur la CGT et ses �lus, bonne lecture et bon vote !

 Profession de foi CGT élection CA 2009


Communiqué des organisations syndicales du 4 mai 2009

Les huit organisations syndicales appellent les salariés à faire du 26 mai 2009 une journée de mobilisations décentralisées dans des modalités diverses en fonction des réalités locales et visant à la participation du plus grand nombre.

Elles soutiennent les manifestations syndicales européennes de la mi-mai.

Les huit organisations syndicales appellent aussi à une grande journée de manifestations dans toute la France le 13 juin 2009...

 Communiqué commun des organisations syndicales du 4 mai 2009


Un 1er mai 2009 exceptionnel !

Le 1er mai 2009 a vu une participation exceptionnelle aux manifestations.

La CGT recense près de 1 200 000 manifestants pour 283 initiatives sur l’ensemble du territoire. C’est 5 fois plus important qu’en 2008, 3 fois plus important qu’en 2003 année du conflit sur les retraites.

Cette troisième journée de mobilisation interprofessionnelle coordonnée cette année, par la participation de nombreux salariés du privé et du public issus de grandes comme de petites entreprises, de retraités, de chômeurs, des étudiants… marque une nouvelle étape et atteste d’une réelle détermination à ce que les revendications soient rapidement entendues.

L’appel unitaire inédit des syndicats pour ce 1er Mai a contribué à mobiliser de nouveaux participants aux manifestations, parfois venus en famille.

Ce 1er Mai a contribué à élargir l’engagement des salariés dans l’action.

L’exigence de réponses concrètes aux problèmes d’emploi, de chômage, de protection sociale, de pouvoir d’achat, de services publics, était au cœur des revendications portées dans les cortèges.

C’est la confirmation de la justesse des revendications contenues dans la plateforme commune des syndicats.

Le Président de la République, le Gouvernement et le Patronat auraient tort de banaliser la situation alors que 70% de français approuvent la démarche des syndicats.

L’entêtement gouvernemental et patronal est une nouvelle fois dénoncé.

Des réponses concrètes et urgentes sont attendues dans les entreprises, les branches, les territoires et au niveau national.

La CGT invite ses organisations à prendre appui sur cette journée réussie pour être à l’initiative d’autres rendez-vous dans les entreprises et les branches professionnelles.

La CGT assurera sa participation aux euromanifestations de Madrid, Bruxelles, Berlin et Prague les 14, 15 et 16 mai en convergence avec les autres salariés et leurs syndicats en Europe.

La CGT contribuera lors de la réunion intersyndicale du lundi 4 mai à dessiner de nouveaux rendez-vous revendicatifs de hauts niveaux coordonnés pour les mois de mai et juin.

C’est bien en poursuivant sur une démarche de rassemblement et d’élargissement de la participation à la lutte que nous créerons les meilleures conditions afin que les revendications soient satisfaites.


Tous ensemble pour un grand 1er mai !

Du jamais vu ! Ensemble, le 1ermai, huit syndicats appellent les salariés, retraités et privés d’emploi à manifester pour faire entendre leurs revendications auprès du gouvernement et du patronat.

Après le 29 janvier et le 19 mars, en avril et le 1er mai,

Les salariés jouent la gagne !

 Tract CGT RATP 1er mai 2009


Communiqué commun des syndicats de la RATP

L’ensemble des Organisations Syndicales de la RATP a été invité à se réunir afin de poursuivre la
mobilisation engagée les 29 janvier et 19 mars derniers.

Les Organisations syndicales CGT, UNSA, CFDT, FO, CFTC, CFE/CGC, INDEPENDANTS y ont
répondu afin de préciser leurs convergences d’analyses et de faire du 1er mai 2009 un nouveau temps
fort pour peser sur la politique gouvernementale, sur la politique d’entreprise menée à la RATP,
notamment sur les questions de l’emploi, des salaires et du service public.

 Communiqué commun avril 2009


Communiqué commun des organisations syndicales

La mobilisation du 19 mars 2009 a connu une ampleur incontestable, tant par le nombre de grévistes, du privé comme du public, que par le nombre de manifestants qui se sont retrouvés pour redire haut et fort qu’ils n’ont pas à payer une crise dont ils ne sont pas responsables...

 Déclaration commune suite 19 mars


Journal des Administrateurs CGT au CA/RATP

Ce 13ème bulletin d’information des administrateurs CGT est-il annonciateur de chance ou de risque pour l’entreprise RATP ? A vous d’en juger après sa lecture…

 JOURNAL CGT CA RATP n°13


CGT/Usagers : Interrêts partagés !

Vendredi 27 mars 2009, la CGT/RATP, l’URIF CGT, les comités d’usagers ligne 13 d’Asnières-Gennevilliers/Saint-Denis/Clichy la Garenne, les associations d’usagers déclic 17/18 et « ensemble pour la ligne 13 » ont manifesté devant le syndicat des Transports d’Ile-de-France (STIF) pour dénoncer les conditions de plus en plus insupportables dans lesquelles sont transportés les voyageurs de la ligne 13...

 Communiqué de presse CGT/Usagers L13


18 février et 19 mars : portons nos revendications, poursuivons l'action !

La CGT/RATP estime indispensable de maintenir la pression dans l’unité d’action.

 

Nous appelons à poursuivre les actions engagées dans les différents secteurs de l’entreprise et à prendre toutes les initiatives pour construire les mobilisations nécessaires. Ce 18 février, portons auprès de nos directions locales les revendications de chacun de nos secteurs, réaffirmons la nécessité de développement de notre service public, la nécessité d’une politique salariale de haut niveau, la nécessité de développer l’emploi …

 

Tout en restant attentif aux suites de cette rencontre, la CGT et l’ensemble des autres organisations syndicales au niveau national ont d’ores et déjà décidé d’une nouvelle journée d’action interprofessionnelle le 19 Mars pour :

 

- Donner la priorité au maintien des emplois dans un contexte de crise économique ;

- Améliorer le pouvoir d’achat, réduire les inégalités dans les politiques salariales ;

- Orienter la relance économique vers l’emploi et le pouvoir d’achat;

- Préserver et améliorer les garanties collectives ;

- Réglementer la sphère financière internationale...


 Tract CGT RATP 18 février et 19 mars


NOUVEAU ! : journal des élus CGT au CRE

Le « champ économique » : les revendications des salariés, les propositions syndicales face à la crise structurelle d’un système qui montre ses limites et ses dangers… nécessite réactions et actions à l’image du succès de la journée du 29 janvier et des suites qu’il faut lui donner.

Les préoccupations des salariés, actifs et retraités, des « privés d’emploi » et de ceux qui , salariés, sont menacés d’en être « privés » portent dans un même élan revendications générales (public/privé), revendications sectorielles et défense des services publics … de l’entreprise publique RATP.

Le droit aux vacances, aux loisirs pour tous, l’accès à la culture, les responsabilités de la RATP quant à la restauration d’entreprise voilà des thèmes qui dans le « champ social » du comité ne sont pas à dissocier des réponses à apporter.

C’est ce que nous voulons aborder dans ce nouveau journal ce lien entre l’économique et le social ; un journal en recherche, qui évoluera donc !

Un journal CGT des élus du CRE pour ne pas nuire au pluralisme que nous avons porté dans la gestion du comité, qui veut vous faire part de nos analyses, propositions, de nos réflexions sur l’actualité et l’avenir ; vous faire part aussi du travail, des questions, de l’engagement des élus CGT, des militants, bénévoles qui, au comité, n’ont qu’un souci en tête : mieux répondre à vos besoins.

 Journal CGT au CRE n°1


Appel unitaire des syndicats à l'action le 19 mars

La crise nécessite des réponses d’une toute autre portée. Les effets de la crise économique et financière s’accentuent et accroissent les inquiétudes des salariés. La recrudescence des suppressions d’emploi, d’utilisation du chômage partiel, contribuent à amplifier la récession et pèsent lourd sur le pouvoir d’achat qui se dégrade...

 Appel unitaire 19 mars 2009


JOURNAL DES ADMINISTRATEURS CGT AU CA/RATP

Partout sur la planète, la croissance financière, l’enrichissement des actionnaires, la rentabilisation du capital se sont nourris des mêmes recettes :

  • Compression des coûts de main d'oeuvre,
  • Mise en concurrence des salariés,
  • Privatisations et réductions des dépenses publiques,
  • Déréglementations et libertés totales pour les mouvements de capitaux...

 Journal CGT CA RATP n°12


Crises : propositions des organisations syndicales

Les seules lois du marché ne peuvent régler tous les problèmes.
Face à cette situation et considérant qu’il est de leur responsabilité d’agir en commun, en particulier lors de la journée du 29 janvier, pour obtenir des mesures favorables aux salariés, les organisations syndicales CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA ont décidé d’interpeller les entreprises, le patronat et l’État.

 Tract CGT RATP suite au 29 janvier 2009


Des grèves et des manifestations en France... visibles dans toute l'Europe !

La mobilisation unitaire organisée à l'initiative de tous les syndicats de salariés ce 29 janvier s'est traduite par une très large participation aux grèves dans de nombreux secteurs professionnels, par des manifestations d'une rare ampleur...

 Tract CGT suite au 29 janvier 2009


Declaration commune CFE-CGC, CGT, CGT-FO, UNSA sur la journee d action du 29 janvier 2009 au Conseil d Administration du 6 fevrier 2009.

Pour ceux qui en doutaient, la greve du 29 janvier dernier s est vue !

 Declaration commune CA RATP suite au 29 01 2009


M.Fillon : des moyens pour le service public !

Une forte délégation de la CGT/RATP, aux cotés des agents de ce site de maintenance, a accueillis le premier ministre au rythme du slogan " Salaires, emplois, service public ! "...

 Communiqué CGT/RATP visite Fillon 8 janvier 2009


Election CCAS : la CGT progresse !

La CGT Retraités RATP remercie les 9302 retraités qui ont, par leur vote, confirmé la première place de la CGT avec 50,80% des voix soit une progression de 2,32% par rapport aux dernières élections de 2004.
Le 29 janvier prochain sera une nouvelle occasion d'agir ensemble pour un meilleur pouvoir d'achat, en participant nombreux à la manifestation unitaire dans le cadre de la journée d'action et de grève interprofessionnelle.
Vous trouverez, ci-dessous, l'ensemble des résultats de cette élection.

 Résultats elections CCAS 15 janvier 2009


1er mai 2008 : manifestons !

Les salaires, le pouvoir d’achat, l’emploi sont des préoccupations fortes des salariés franciliens
du privé comme du public. En Île-de-France, ces questions sont d’autant plus sensibles
que la vie est beaucoup plus chère qu’ailleurs. La part des loyers, des transports et de la santé
pèse très lourdement dans le budget des franciliens. Il est de plus en plus difficile de trouver
un emploi qui n’est pas précaire, pourtant les besoins sont énormes ! Il faut préserver et développer
l’emploi, notament industriel, pour relancer une économie profitable aux salariés.
Aujourd’hui, face à l’urgence sociale il est temps de se mobiliser. Ce 1er mai peut constituer
une nouvelle étape.

 Tract URIF CGT - 1er mai 2008


1ère ELECTIONS A LA CAISSE DE RETRAITE DES AGENTS DE LA RATP - le 20/12/2006

COMMUNIQUE DE LA CGT/RATP

Un an après l’imposition par décret d’une « caisse de retraites du personnel de la Régie Autonome des Transports Parisiens », contre l’avis de 90,61 % des salariés (consultés du 2 au 22/11/2005), contre l’avis du Comité d’Entreprise (23/11/2005), contre l’avis de la CGT…

Après 8 mois de fonctionnement, en situation transitoire, d’un Conseil d’Administration de la « CRP », dont la première séance s’est tenue le 6 avril 2006...

85 123 électeurs de la RATP, actifs et retraités, étaient appelés à désigner les 10 administrateurs salariés actifs et les 2 administrateurs pensionnés de cette nouvelle caisse de retraites.

Sur les 44 251 agents et les 40 872 pensionnés qui étaient invités à se prononcer, moins d’un électeur sur 2 a pris part à cette élection.

Ces 51 % d’abstentions ne représentent-ils pas, pour une part importante, un nouveau refus de cautionner une modification structurelle qui fragilise les acquis de générations d’agents RATP et constitue une étape vers le traitement du « délicat » dossier des régimes spéciaux ?

Pour combien, la méthode de vote par carte et autocollant numérique, inquiétante pour son traitement et la confidentialité du vote, a-t-elle pesé dans cette trop faible participation ?

Toujours est-il que sur les 8 organisations syndicales qui présentaient des candidats, 7 auront des administrateurs.

La CGT avec un poids de 43,52 % chez les actifs et 48,3 % chez les retraités, obtient 4 sièges actifs et 1 siège retraités.

UNSA : 1 (16,55 %),
FSI : 1 (9,14 %),
CFDT : 1 (8,20 %),
FO : 1 (7,59 %),
Sud RATP : 1 (7,12 %),
CFE CGC : 1 (6,07 %).

Le deuxième siège « retraités » est attribué à une liste d’entente (UNSA/FO/CFE CGC) qui représente 25,50 % des électeurs pensionnés.

Le dossier retraites n’est pas clos avions-nous dit, c’est toujours vrai ! Les projets économiques et politiques pour imposer des reculs sociaux sur le principe de répartition des régimes de retraites existent, comme existent ces mêmes projets dédiés aux modifications lourdes sur les régimes spéciaux.

Nous remercions les 18 476 votants qui nous ont marqué leur confiance.

Les administrateurs CGT, en phase avec leur organisation et sa démarche, feront des salariés les acteurs, les garants des suites à donner pour la protection et l’amélioration du régime spécifique des agents de la RATP, pour le maintien de dispositions faisant perdurer le lien actifs retraités et permettant la négociation sur les situations vécues par les pensionnés.

Avec la volonté d’informer et de consulter les salariés sur ces enjeux majeurs, la CGT et ses administrateurs œuvrera avec détermination pour rassembler, pour travailler à l’unité nécessaire, indispensable.

Paris le 20 décembre 2006


ELECTIONS PROFESSIONNELLES DU 5 DECEMBRE 2006 - le 05/12/2006

Communiqué de la CGT-RATP sur les résultats des comités d'établissements...

Le nouveau dispositif de vote par correspondance avec traitement centralisé imposé par la direction, au lieu de marquer une participation en hausse, amorce un tassement de la participation (892 votants en moins pour 35 inscrits supplémentaires).

Le résultat marque un recul de la CGT de l’ordre de 1,31 % pour autant il n’est pas linéaire et la progression de l’organisation dans deux comités d’établissements prouve qu’il convient d’examiner par secteur les causes de ce fléchissement.

Celui-ci ne remet pourtant pas en cause la place de première organisation de la CGT avec 36,92 %
des suffrages exprimés.

Il s’avère donc indispensable pour nous de prendre en compte ces résultats et ses spécificités dans chacun des secteurs de l’entreprise et dans chacune des catégories, notamment concernant celles des deuxième et troisième collèges (maîtrises et cadres).

Il s’avère tout autant indispensable pour les salariés de réfléchir à leur investissement dans la construction d’un syndicalisme plus efficace.

Etre en capacité de défendre et de développer en région capitale le service public de transports, prendre en compte les besoins des usagers et usagers potentiels, agir dans le même temps sur les préoccupations des salariés de l’entreprise concernant leurs salaires, leurs conditions de travail, leurs avenir, leur protection sociale et retraites…reste notre objectif syndical primordial.

Les questions du service public en général et de l’entreprise publique RATP en particulier, son développement sont bien au cœur des enjeux pour demain et des préoccupations d’actualité pour la CGT-RATP.

Les élections afin de désigner les administrateurs de la nouvelle caisse retraite des personnel de la RATP (qui se déroulent jusqu’au 20 décembre 2006) marque une nouvelle échéance électorale : les salariés RATP ne peuvent manquer de marquer leur choix sur cette question que l’on sait être un des dossier brûlant d’aujourd’hui et de demain.

La CGT-RATP , invite ses 54 Elus CDEP ( comités d’établissements) et leurs suppléants, l’ensemble de ses élus délégués du personnel, de ses syndiqués et militants à travailler encore plus au rassemblement, à multiplier les échanges avec les agents afin de les rendre véritablement acteurs de la vie sociale…cela passe par une amélioration de nos rapports avec chacun d’eux, par une qualité d’écoute, cela nécessite une relance des démarches et pratiques démocratiques qui nous animent.

Avec son influence la CGT-RATP première organisation syndicale à la RATP a les capacités de peser en ce sens et le devoir de le faire.

PARIS LE 6/12/2006 -1 heure 30 / les opérations (commencées le 5 /12 /2006 à 8 heures 30 concernant les délégués du personnel se poursuivent).


INTERVIEW : Cyrille Brown - Secrétaire Général de la CGT-RATP-BUS - le 26/10/2006

La Cgt RATP bus tient à témoigner son soutien total aux personnels et aux voyageurs qui ont
été victimes des événements survenus dans la soirée et la nuit du 25 au 26 octobre 2006.

La réaction des machinistes du dépôt des Lilas et principalement la ligne 122 qui n’ont pas
repris leur service ce matin 26 octobre, témoigne de leurs inquiétudes, de leur solidarité et de
leur volonté de pouvoir travailler en sécurité.

Pour autant, ces événements présentent une similitude troublante dans les modes opératoires.

Dans les trois cas, lignes 122, 258 et 399, des individus encagoulés ont détourné des bus en
menaçant le machiniste et les voyageurs afin d’y mettre le feu.

Ce mode opératoire semble bien loin de l’expression spontanée d’une crise sociale qui avait
secoué les banlieues l’automne dernier. Ces événements semblables à ce qui s’est passé ce
week end à Grigny s’apparentent à une manipulation.

Les médias ont trop largement évoqué, depuis trois semaines, (faut-il dire « provoqué »)
« l’anniversaire » des événements des banlieues de l’année dernière. Le sensationnel ne peut
prendre le pas sur l’information même à l’approche des élections présidentielles.

Ni le personnel, ni les voyageurs ne sont « de la chair à canon ».

La Direction de la RATP participe aussi à cette manipulation quand avant de rencontrer les
Organisations Syndicales, elle décrète, lors d’une conférence de presse, que des lignes de
banlieue seront soit déviées soit interrompues dés ce soir à partir de 21 heures.

La RATP nie ainsi sa mission première de service public : ce n’est pas en les isolant que l’on
résoudra le problème des banlieues.

Le CHSCT/Bus a déposé ce matin un Danger Grave et Imminent sur l’ensemble des lignes de
bus du réseau. Ce DGI permet à chaque agent d’apprécier et de juger la situation dans
laquelle il se trouve et le cas échéant de s’en retirer en invoquant le droit de retrait.

Encore faut-il que la direction de l’entreprise veuille bien reconnaître ce droit de retrait, ce qui
n’est pas le cas actuellement.

Pour la CGT/Bus, il est primordial que la RATP assure pleinement et partout sa mission de
service public en respectant l’intégrité physique du personnel et des voyageurs.


Interview: OLIVIER VILLERET - le 25/07/2006

RENFORCEMENT DE L'OFFRE DE SERVICE A LA RATP.

Le Conseil d’Administration du STIF (syndicat des transports en Ile-de-France), par délibération du 5 avril 2006, a décidé un renforcement de l’offre de transport en Région Ile-de-France.

La prolongation du métro d’une heure le samedi soir et les veilles de fêtes dès fin 2006 étendue au vendredi soir en 2007 en est la mesure phare.

Les syndicats de la RATP sont clairement favorables à cette décision et l’ont exprimé à plusieurs reprises par le biais de communiqués de presse dès le 30 mai 2006.

Pour autant, les syndicats CGT, UNSA, SUD, FO, CFDT, Indépendants, CFTC dénoncent la faiblesse des moyens attribués par la Direction de la RATP.

Les rythmes et les conditions de vie des Franciliens changent, faisant apparaître des besoins nouveaux et multiples des usagers du transport.

Depuis 10 ans, les salariés de la RATP ont vu leurs contraintes de vie s’alourdir : charge de travail, réorganisations internes, nouvelles missions de service public, introduction forte de nouvelles technologies, nouvelles responsabilités dans le travail…

Depuis 10 ans, les salariés de la RATP font face avec conscience à la multiplication des évènements exceptionnels : journées mondiales de la jeunesse, championnats du monde de foot et d’athlétisme, prolongations du service en soirée et la nuit, nuits blanches parisiennes, fêtes de la musique, nuit de la Saint Sylvestre, évènements sportifs, culturels et commerciaux en tous genres, nouveaux rythmes urbains…

Depuis, 10 ans, la Direction de la RATP opère des gains de productivité interne très conséquents sur l’emploi, les salaires, les déroulements de carrière, la formation, l’entretien des matériels et installations fixes.

Après avoir supprimé 200 emplois par an depuis 2004, Madame Idrac vient de décider d’accélérer les choses. La RATP passe immédiatement à une productivité de 0,5% à 1,5% par an pour les 10 ans à venir. Cela signifierait – 6000 emplois à terme. Les emplois visés sont les agents de stations (guichetiers), les agents de la maintenance, les agents d’encadrement et du tertiaire.

Le Règlement Européen des Transports qui vient d’être adopté par le conseil des Ministres Européen va permettre à la RATP, s’il est adopté par le Parlement, de passer une nouvelle étape dans la recherche d’économies, par la mise en concurrence de la RATP à Paris et en 1ère couronne où elle est implantée.

D’ores et déjà, Madame Idrac, appelant de ses vœux cette mise en concurrence, estime que la RATP doit réduire ses coûts de – 350 millions d’euros en 10 ans. Pour elle « notre référentiel devient le marché. Notre rythme pour y parvenir doit s’accélérer ».

Cette politique s’inscrit pleinement dans le cadre de l’éclatement des entreprises publiques et la Direction commence à parler de l’hypothèse d’ouverture aux capitaux privés…

De plus en plus d’activités sont sous-traitées ou privées : une partie de l’entretien des escaliers mécaniques, les abonnements de titres de transports (carte intégrale, Imagine’R, carte orange)…

C’est dans ce contexte que la prolongation du service le week-end et les jours fériés est mise en œuvre.

Aucun emploi supplémentaire n’est prévu pour accueillir les usagers, assurer leur sécurité et entretenir le matériel. Seuls 100 embauches de conducteurs du métro, alors que 215 sont nécessaires.

Par la même occasion, les salariés vont subir, encore une fois, une aggravation de leurs conditions de travail et de vie sans contrepartie positive. Pour exemple : 400 conducteurs de métro seront sur des roulements sans aucun jour de repos les vendredis, samedis et fêtes et la plupart des agents de stations qui travailleront une heure plus tard toucheront 2,29 euros de plus par journée prolongée !

Le STIF a également confié 2 nouvelles lignes de BUS à la RATP sur les extrémités des lignes A et B du RER (Saint-Germain-en-Laye et Saint-Rémy-les-Chevreuses). La RATP a décidé de sous-traiter ces 2 lignes. C’est la première fois que la RATP sous-traite l’exploitation de lignes de transport…

Toutes ces raisons ont conduit les syndicats CGT, UNSA, SUD, FO, CFDT, Indépendants, CFTC a appeler les agents à se mobiliser le 8 juin 2006. La CGT a également appelé les salariés du métro, du RER et de la maintenance à se mobiliser le 21 juin 2006 pour protester contre les nouvelles décisions que Madame Idrac avait décidé de présenter aux organisations syndicales ce jour-là.

Ces mobilisations en appellent d’autres pour combattre une politique qui s’inscrit résolument dans les orientations libérales d’abandon des services publics et de privatisations prévues par le projet de Règlement Européen.

La CGT/RATP revendique plus de transports collectifs, plus de services publics, mais aussi plus de moyens humains et financiers pour que les agents puissent assurer pleinement leurs missions au service des usagers.


Interview : JACQUES ELIEZ - le 03/07/2006

Changement de PDG à la RATP Suite aux mises en cause d’un dirigeant d’EADS, le gouvernement provoque un jeu de « chaises musicales » entraînant le départ de Mme IDRAC à la SNCF et l’arrivée de M. MONGIN à la RATP.

Suite aux mises en cause d’un dirigeant d’EADS, le gouvernement provoque un jeu de « chaises musicales » entraînant le départ de Mme IDRAC à la SNCF et l’arrivée de M. MONGIN à la RATP.

Moins d’un mois après avoir présenté « ses » ambitions pour la RATP aux cadres dirigeants de l’entreprise, moins de quinze jours après les avoir présentées aux organisations syndicales, Mme Idrac « quitte le navire » et laisse à d’autres le soin de mettre en place ses choix de gestion avec leurs conséquences néfastes pour le personnel et les usagers.

Sa politique visait à inscrire l’entreprise dans un marché ouvert à la concurrence, prônée par le projet de directive européenne, allant jusqu’à faire de la SNCF en Ile-De-France un concurrent à part entière. Il est intéressant de voir la situation que provoque aujourd’hui une telle redistribution des responsabilités…

Présentée à tort comme une « championne » de la paix sociale (la conflictualité à la RATP ayant largement augmenté de 2002 à 2005), Mme Idrac restera pour nous la présidente de la rupture interne du dialogue social.

Le choix de nommer le Directeur de cabinet du Premier Ministre, M. Mongin, comme Président directeur général de la RATP est éminemment politique. Cette nomination est de nature à confirmer et à accélérer les attaques faites à notre entreprise publique de service public, à l’image d’un gouvernement refusant de prendre en compte les aspirations sociales.

A l’heure où la RATP doit faire face à de grands enjeux pour son avenir, que ce soit pour ce qui est du projet de règlement Européen sur les transports comme de la renégociation du contrat STIF/RATP, la venue d’un nouveau « politique » à la tête de l’entreprise ne nous laisse pas de doute sur la future politique menée avec comme unique objectif la performance économique, pour tendre à toujours plus de concurrence. Cela est loin de répondre aux besoins exprimés par les Franciliens de voir notre service public se développer, particulièrement pour les transports de banlieue à banlieue.

La CGT-RATP n’est pas sans méconnaître la réputation d’homme autoritaire et inflexible de M. Mongin. Il ne tient qu’a lui de rouvrir la porte du dialogue social, de mettre en œuvre une politique propice au développement de notre service public, pour les usagers et les agents de la RATP, c’est le sens de notre engagement.

La CGT/RATP, comme à son habitude, reste vigilante et déterminée !


Interview : GERARD LEBOEUF - le 01/02/2006

POUR LE RETRAIT DE LA DIRECTIVE BOLKESTEIN !

Le 14 février prochain, le parlement européen examinera en première lecture le projet de directive Bolkestein concernant la libéralisation des services dans les pays de l'Union européenne.

Après la victoire des dockers et le retrait du projet de directive de libéralisation des services portuaires plus que jamais agissons ensemble pour exiger le retrait du projet de la directive Bolkestein !

Ce projet illustre l'orientation libérale des politiques européennes. Il veut réaliser le marché unique des services en supprimant tous les obstacles à la liberté d'établissement et de circulation des services.

Du pain béni pour le patronat français et européen qui n'ont de cesse d'attaquer les acquis sociaux par l'intensification de la concurrence entre les salariés des différents états.

De plus, ce projet de directive encourage les délocalisations, le dumping social et fiscal, menace les services publics et la protection des consommateurs.

- Combattre ce projet de directive est essentiel pour préserver le droit social français. En effet ce dernier interdit aux entreprises de l'Union européenne qui détachent des salariés pour travailler sur le territoire national de les
rémunérer aux conditions de leur pays
d'origine.

Ce droit permet aux salariés de la communauté européenne d'avoir des droits et des garanties quand ils viennent travailler en France. Le patronat n'a de cesse de bafouer la réglementation en la matière et verrait d'un bon oeil le vote de cette directive.

- Combattre ce projet de directive est essentiel pour préserver les mesures prises au niveau
national qui protègent une grande partie des services d'éducation, de santé ou encore de
logement des seules lois du marché.

Les libéraux de tous poils veulent imposer la transformation des services publics en services d'intérêt économique général (SIEG) qui tournent le dos aux principes d'égalité de traitement, d'accès pour tous au moindre coût, aux solidarités territoriales.

C'est une nouvelle fois la concurrence libre et non faussée qui est au coeur de ce projet comme elle fut au coeur du projet établissant une constitution pour l'Europe rejetée sans appel par les peuples français et hollandais.

- Combattre ce projet de directive s'est faire respecter le vote des citoyens qui se sont exprimés par référendum et tout particulièrement le vote des salariés.

La CGT est déterminée à favoriser la construction d'initiatives pour imposer d'autres choix sur la base des revendications des salariés.

Le 14 février prochain, lors du débat parlementaire, nous poursuivrons la mobilisation Les députés européens doivent nous entendre !
De Paris à Strasbourg, la CGT vous propose de vous mobiliser.

Avec d'autres salariés de la communauté européenne nous manifesterons à Strasbourg le 14 février 2006, à 12h00 à l'appel de la CES.

Après les mobilisations de ces derniers mois et le résultat du référendum du 29 mai 2005
Dans chaque entreprise mobilisons-nous pour faire reculer le dumping social et la précarité.

EXIGEONS ENSEMBLE LE RETRAIT PUR ET SIMPLE DE LA DIRECTIVE BOLKESTEIN !




Interview : JACQUES ELIEZ - le 25/01/2006

POUR LE RETRAIT DU CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE: LE 7 FEVRIER 2006

Après le Contrat Nouvelles Embauches passé à la hussarde en plein mois d'août, le gouvernement bouleverse son calendrier pour, dans l'urgence, au mépris de toute concertation, imposer le CPE pendant les vacances scolaires.

Le CPE aggrave et généralise la fragilisation des jeunes dans l'emploi

La Cgt se réjouit de la réaction immédiate des organisations étudiantes et lycéennes et des organisations syndicales de salariés contre ce projet et de l'appel commun à la mobilisation le 7 février pour le retrait du CPE.

Le CPE ne réduit pas la précarité. Il s'ajoute à la multitude de contrats précaires existants. Comme dans le Contrat nouvelles embauches, pendant deux ans, le jeune pourra être licencié au gré de l'employeur sans justification...
Et comment exiger son dû en matière de salaire, de durée du travail, de conditions de travail quand l'épée de Damoclès du licenciement menace à tout moment ?
Comment se syndiquer ?

L'accès au Contrat à durée indéterminée restera pour beaucoup un mirage, l'employeur aura tout le loisir de licencier les jeunes 24 ou 48 heures avant l'expiration des deux ans.
Le CPE, c'est pour les employeurs un formidable effet d'aubaine, le Medef demande déjà au gouvernement de généraliser ce type de contrat qui prive les salariés de toute protection contre les licenciements, qui exonère les entreprises de leurs responsabilités sociales et fait du travail une marchandise.

Pour une véritable Sécurité sociale professionnelle pour l'avenir des jeunes!

La déréglementation du droit du travail à l'oeuvre depuis vingt ans étend les emplois toujours plus flexibles, toujours plus précaires, toujours plus mal payés. Des études démontrent que l'insertion dans l'emploi ne se fait pas par l'emploi précaire. Débuter la vie active dans un emploi déclassé cantonne souvent le salarié à vie dans ce type d'emploi. Ce n'est pas le contrat qui crée l'emploi. Le statut d'emploi des jeunes, très flexible et précaire, ne diminue en rien le taux de chômage des jeunes, deux fois supérieur à celui des autres salariés. Ce n'est pas en ajoutant de la flexibilité à la flexibilité qu'on diminuera le chômage mais, au contraire, en créant une véritable Sécurité sociale professionnelle.
La Cgt propose de sécuriser les parcours professionnels et de vie en assurant aux salariés, de la sortie de l'école jusqu'à la retraite, le droit à l'emploi stable, à la progression de salaire et de qualification, à l'accès à la formation, même s'il y a suppression d'emploi ou mobilité.

L'aspiration des jeunes à construire leur avenir, une vie digne et libre, à faire des projets, est une chance pour notre pays. La Cgt a choisi son camp, elle est à leur côté.

Elle appelle les salariés à se saisir de tous les rendez-vous d'action professionnels et interprofessionnels, notamment le 31 janvier, jour de l'ouverture du débat à l'Assemblée nationale, pour défendre leur revendication sur l'emploi, les salaires et les conditions de travail ... pour préparer une puissante mobilisation le 7 février pour le retrait du Contrat Première Embauche.




COMMUNIQUE DES SYNDICATS CGT - UNSA - FO - CFDT - le 04/11/2005

CONFLIT DE LA RTM
NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE !



Après quatre semaines d’un conflit responsable, massif et unitaire des salariés de la RTM ; après quatre semaines de provocations du Maire de Marseille, nous apprenons la menace d’une réquisition orchestrée par Monsieur Gaudin avec la connivence du gouvernement et de son Préfet.

Nous n’acceptons pas le bradage des entreprises et du secteur public. Nous n’acceptons pas la surdité permanente des dirigeants devant les exigences massivement exprimées par les salariés et les citoyens du pays.

Nous refuserons toujours l’arbitraire et le dictat des décideurs et des multinationales.

Le gouvernement, le Maire de Marseille, doivent entendre les salariés de notre pays, donc ceux de la RTM.

S’ils ne le font pas, s’ils s’entêtent à vouloir bafouer la démocratie et à réquisitionner, alors nous prendrons toutes nos responsabilités, sous toute forme.

Que l’on soit salarié du public, salarié du privé, usager ou citoyen, nous sommes tous concernés.


COMMUNIQUE DE LA CGT/RATP - le 04/11/2005

BANLIEUES : PREVENTION PLUTOT QUE REPRESSION

Aujourd’hui, la démagogie et le populisme qui transpire dans les interventions "musclées" et provocatrices du Ministre de l’Intérieur créent dans les quartiers dits "sensibles" (ceux particulièrement touchés par l’insécurité sociale, la précarité, l’exclusion), une situation dramatiquement explosive.
La Cgt RATP condamne la violence qui s’en prend aux biens des plus modestes et aux personnels des services publics : les autobus, les machinistes qui les conduisent sont particulièrement visés.
Etre confronté au danger, à l’insécurité dans son travail n’est pas acceptable : il faut des mesures rapides pour assurer aux agents la sécurité que leur doit la RATP dans l’exercice de leur métier.
C’est en ce sens que la Cgt RATP a demandé à être reçue par la direction de la Ratp afin de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires pour protéger le personnel et le matériel.
Et, avant tout, nous demandons que le droit de retrait soit enfin reconnu : les agents qui se sentent en situation d’insécurité ne doivent en aucune manière être sanctionnés. La RATP, au-delà des préoccupations de rentabilités financières doit prendre la décision de faire rentrer les bus et tramways dès que la sécurité des agents n’est plus assurée. Aujourd’hui, d’un Centre à l’autre, d’une ligne à l’autre il n’y a pas de cohérence : chacun y va de son petit plan de sécurisation et réagit de façon désordonnée.
Au-delà des mesures d’urgence, il faut que la prévention prenne le pas sur la répression dans les cités comme dans l’entreprise.
Il faut donner des moyens, non seulement au mouvement associatif, mais aussi aux Services Publics pour assumer le rôle sociétal (et non pas seulement économique) qui est le leur.
La désespérance sociale ne peut rimer avec la souffrance au travail des agents.
Au-delà du soutien que la Cgt RATP apporte à l’ensemble du personnel qui travaille dans des conditions de sécurité précaires, nous avons des propositions qui doivent être rapidement mises en discussion, puis mises en œuvre.


JOURNEE NATIONALE D'ACTION ET DE MOBILISATION DU 4 OCTOBRE 2005 - le 12/09/2005

APPEL DES CONFEDERATIONS CGT, CGT-FO, CFDT, CFTC, CFE-CGC

Les Confédérations syndicales CGT, CGT-FO, CFDT, CFE-CGC, CFTC, réunies le 8 septembre 2005, appellent l’ensemble des salariés du public et du privé, des petites aux grandes entreprises, les demandeurs d’emploi et les retraités à une journée nationale d’actions et de mobilisation le 4 octobre 2005 par des arrêts de travail, des rassemblements et des manifestations à Paris et en province.

Cette mobilisation doit conduire à des négociations et à des réponses du gouvernement et du patronat notamment pour :

• le développement de l’emploi, contre la précarité que vient renforcer le Contrat Nouvelles Embauches ;
• l’amélioration du pouvoir d’achat des salaires
• les droits collectifs et individuels des salariés.

Les Confédérations syndicales appellent leurs structures locales à se rencontrer pour mettre en œuvre toutes les formes de mobilisation et d’action nécessaires à l’expression des salariés du privé et du public.


Interview : GERARD LEBOEUF - le 04/08/2005

LE 24 SEPTEMBRE 2005 POUR L’AVENIR DU SERVICE PUBLIC DE TRANSPORT EN ILE DE France

Les transports en Ile de France sont en danger !
Mobilisons-nous pour empêcher la dégradation du service public des transports

Le Gouvernement a décidé de transférer la gestion des transports publics franciliens au Conseil Régional, à la Ville de Paris et aux départements d’Ile de France. Cette décision intervient alors qu’existe une dégradation de la qualité. Elle est due au désengagement de l’Etat concernant l’achat de nouveaux métros, trains, tramways, entretien de l’infrastructure …

Or, les transports publics dans le pays, et donc en Ile de France, sont un enjeu de société. D’autant que chacun constate que l’environnement est menacé, que les problèmes de pollution s’aggravent, que les infrastructures sont saturées …

A l’occasion de cette décentralisation, le gouvernement fuit une nouvelle fois ses responsabilités. En ignorant les difficultés quotidiennes des usagers de l’Ile de France et notamment des personnes à Mobilité Réduite et les besoins d’investissements indispensables, il refuse d’attribuer la compensation financière à hauteur des estimations et des enjeux.

La population, les élus (es), les usagers, les salariés (es) des entreprises de transports sont invités à se mobiliser

Pour que la décentralisation des transports publics soit une vraie réussite au service des franciliens, le gouvernement doit accepter une compensation financière qui permette de :

• stopper la dégradation de la qualité et améliorer immédiatement l’offre de transports publics, sans régression sociale pour les salariés des entreprises ;
• moderniser et développer le service public par de nouvelles lignes de transports et de nouveaux matériels ;
• mettre en œuvre une véritable tarification sociale pour les plus démunis.

Pour un service public de transport de qualité accessible à tous
Un rassemblement est prévu le 24 septembre 2005 dans l’après-midi.

Si le lieu reste à déterminer, chacune, chacun peut réserver cette date afin de contribuer à la réussite de cette importante initiative.


COMMUNIQUE DE PRESSE - le 26/07/2005

Commémoration de l'attentat de St Michel du 25 juillet 1995

Comme chaque année, les agents de la RATP par leur représentation syndicale et élus dans les instances représentatives, se sont retrouvés à la Station St Michel à 11 heures, dans une simple cérémonie, associant usagers du service public et personnel devant la plaque commémorative de l’attentat du 25 juillet 1995, comme ils le font aussi le 3 décembre à la station Port Royal pour marquer le souvenir et le soutien aux familles et aux proches des victimes.

Parce qu’ils ont entraîné des traumatismes, des souffrances morales et psychologiques auprès d’un grand nombre de salariés et d’usagers de la RATP, de citoyens ;

Parce que tous les agents de la Régie ont su rester solidaires et efficaces pour assurer le service public et qu’ensemble, ils souhaitent qu’une telle tragédie ne se reproduise jamais ;

Parce qu’un attentat est toujours une lâcheté qui fait des victimes dont le seul tort est de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment ; des innocents, des femmes et des hommes, des salariés qui sont frappés dans leur chair, dans leur vie, au nom d’une cause qui leur est étrangère.

Parce qu’aucune cause, aucune raison, aucun fondement, aucun motif ne peut cautionner de tels actes sauvages, injustifiables ; comme aucun acte ne peut leur faire oublier leurs engagements pour un monde de justice sociale et de paix …

Les syndicats, les personnes présentes ont tenu, après avoir déposé des gerbes devant la plaque en souvenir et en mémoire des victimes, à observer une minute de silence associant dans leurs pensées les victimes de tous les attentats perpétrés au travers le monde et notamment celles de Londres ou encore d’Egypte pour les plus récents.


VOTE DU 29 MAI 2005 - le 02/06/2005

AMPLIFIONS LES MOBILISATIONS POUR DE NOUVELLES CONQUETES SOCIALES

La participation et la réponse des citoyens au gouvernement a été sans équivoque ce dimanche 29 mai 2005. En effet, les électeurs, les agents, les retraités, les privés d’emploi, ont donné un prolongement à leurs luttes et ont fait entendre leurs revendications en rejetant majoritairement la ratification du projet de Constitution Européenne qu’ils jugent Libérale à juste titre.

Le gouvernement, les directions d’entreprises ne peuvent plus faire la sourde oreille.

Pour la CGT RATP, les exigences de revalorisation des salaires, de créations d’emplois statutaires, d’amélioration de notre régime de protection sociale, de notre régime de retraite, le maintien et l’amélioration du service public d’entreprise public doivent prendre toute leur place dans ce nouveau contexte Politico Economique.

C’est dans ce même esprit que c'est exprimé la direction confédérale de la CGT:

Le scrutin du 29 mai a été marqué par une très forte participation manifestant l’aspiration des citoyens à intervenir dans la définition des choix politiques qui engagent leur avenir, en France et en Europe. Cette participation accroît la valeur du résultat.

C’est un événement politique de grande importance ressenti comme un point d’appui par les salariés.

Les Français ont rejeté sans équivoque le traité constitutionnel. Ce résultat a été obtenu après un débat public, sans précédent, portant sur les questions européennes et le lien qu’elles entretiennent avec la situation économique et sociale dans notre pays. La Cgt a pris toute sa part dans ce débat, dans le cadre de ses prérogatives syndicales.

Une très grande majorité des salariés de toutes générations, qu’ils soient du public ou du privé, a contribué à ce résultat. Ils ont d’abord affirmé leur rejet des modalités actuelles de la construction européenne, marquées par le néolibéralisme, et leurs critiques de ses graves insuffisances, notamment sur les objectifs sociaux.
La Cgt avait clairement mis en avant ces réalités ces derniers mois.

Comme l’ont précisé de nombreux électeurs, ce vote ne traduit pas une attitude de repli. Une majorité des salariés aspire à un projet européen répondant à leurs exigences sociales dans un cadre solidaire. Un tel projet doit être porteur d’une réorientation du processus de mondialisation pour le progrès social, le développement durable et la paix dans le monde.

Ce vote est également une sanction explicite de la politique menée par le gouvernement depuis trois ans. La « réforme » des retraites, la « réforme » de la Sécurité sociale, la mise en cause des 35 heures ne sont pas acceptées. La Cgt n’a cessé de le répéter.

Aujourd’hui, les salariés n’attendent pas seulement un changement de gouvernement mais un changement de cap dans les orientations économiques et sociales.

Le gouvernement, quel qu’il soit, et le Medef doivent renoncer aux réformes autoritaires profondément inégalitaires, à leurs velléités de s’attaquer au Code du travail, au droit de grève, aux droits des chômeurs et à poursuivre dans la voie des privatisations.

La réponse à la situation ne réside vraiment pas dans une fuite en avant vers un libéralisme plus affirmé qu’appellent de leurs vœux, dès maintenant, les directions de l’UMP et du Medef.

Les revendications exprimées depuis de longs mois sur les salaires, l’emploi, la précarité, les délocalisations, la protection sociale, l’avenir de l’industrie et des services publics, doivent déboucher rapidement sur des résultats concrets.

La Cgt exige l’ouverture rapide d’une grande négociation sociale, avant que ne soient arrêtés les principaux choix budgétaires et de politique économique pour 2006. Le gouvernement français doit demander le retrait des projets de directives Temps de travail et Services dans le marché intérieur (ex-Bolkestein).

La crise que nous vivons actuellement démontre l’urgence de nouvelles réponses sociales. Elles doivent être portées par des mobilisations larges, unitaires, solidaires.
A ce titre, l’action unitaire prévue le 2 juin à la SNCF, celle pour l’emploi industriel du 9 juin, celle des retraités le même jour, contribue à une dynamique sociale. Le rendez-vous du 10 juin, avec le gouvernement et le patronat, sur les salaires, la négociation du 21 juin sur la pénibilité du travail et le droit à la retraite anticipée, la journée internationale de lutte contre la pauvreté le 1er juillet, date à laquelle le Smic doit être revalorisé, constituent autant d’opportunités.

La situation issue du référendum du 29 mai confère de grandes responsabilités à la Cgt, à l’ensemble du mouvement syndical en France et en Europe.
L’unité revendicative, la lucidité et une grande détermination s’appuyant sur la mobilisation des salariés sont de plus en plus nécessaires. C’est le point de vue que la Cgt fera valoir auprès de tous ses partenaires syndicaux, auxquels elle propose une rencontre rapide.

C’est aussi ce point de vue qu’elle continuera de promouvoir au sein de la Confédération européenne des syndicats qui appelle « l’Union européenne à se rapprocher des citoyens et de leurs revendications ».

Quel que soit le contexte politique, la CGT RATP mettra tout en œuvre avec les agents, les retraités, pour faire entendre leurs revendications, les rassembler dans l’action et dans des mobilisations larges et unitaires pour de nouvelles conquêtes sociales afin d’exiger une autre politique sociale pour la RATP, pour notre pays et en Europe.


CONTINUITE DE SERVICE - le 24/05/2005

Communiqué des Organisations syndicales de la RATP (continuité de service/droit de grève)

Les organisations syndicales CGT - UNSA - CFDT - FO - CFTC de la RATP ont été reçues par la direction dans le cadre de l'engagement public de la RATP en matière de continuité de service.

Il prévoit
D'assurer 75 % du trafic global ;
De s'engager à maintenir en moyenne un niveau supérieur ou égal à 50 % du service normal par sous réseau.

Les organisations syndicales CGT - UNSA - CFDT - FO - CFTC de la RATP constatent que cet engagement concerne uniquement les jours de grève (qui représentent 0,14 jour par an et par agent - chiffre 2004), mais ne prend pas en compte l'ensemble des journées perdues par dysfonctionnements, manque d'effectif et manque de matériel qui ne font, bien entendu, l'objet d'aucune information préalable.

Les organisations syndicales CGT - UNSA - CFDT - FO - CFTC de la RATP ont refusé de s'associer à ce texte qui n'engage que la responsabilité de la direction RATP.

Les organisations syndicales CGT - UNSA - CFDT - FO - CFTC de la RATP ont réaffirmé leur opposition à tout interdit ou limitation pour chaque salarié de la possibilité d'utiliser le droit constitutionnel de grève.

Les organisations syndicales CGT - UNSA - CFDT - FO - CFTC de la RATP considèrent que le protocole sur le dialogue social est un levier suffisant pour assurer la qualité de service que les franciliens sont en droit d'attendre d'une entreprise de transports publics.

Imposer des mesures de restriction sur les droits des salariés tourne le dos au sens de ce dialogue social et risquerait plutôt d'envenimer les rapports sociaux.

Les organisations syndicales CGT - UNSA - CFDT - FO - CFTC de la RATP regrettent que l'Etat souhaite passer en force ce dossier sans autre forme de négociation, alors qu'à partir du 1er juillet 2005, les destinées du STIF seront assumées par les élus régionaux.
Il est indispensable que ceux-ci puissent clairement se prononcer, et sur le respect des droits des salariés et sur le maintien et le développement du service public RATP en Ile-de-France.



Interview : JACQUES ELIEZ - le 03/05/2005

LE 16 MAI : JOUR DE GREVE Pour l'emploi, les salaires, une vraie solidarité, le temps de travail ...

Le travail non rémunéré du lundi de Pentecôte, ou de tout autre jour de l’année, qualifié abusivement de « jour de solidarité », est une fausse mesure de solidarité envers les personnes dépendantes et une vraie disposition de recul social pour les salariés, au profit des seuls employeurs et des orientations voulues par le Medef.

En effet, cette mesure injuste ne règle en rien la question fondamentale de l’aide aux personnes et en fait supporter son coût aux seuls salariés !

L'amélioration de la situation des personnes âgées ne passe pas par la pose d'une « rustine » que seuls les salariés acquitteront. Il faut une amélioration durable de tous les comptes sociaux pour servir des prestations répondant aux besoins. Cela nécessite de mettre un terme à la spirale des exonérations patronales.

En même temps, il s'agit de favoriser l'emploi et de relever les salaires. Cette journée travaillée gratuitement représente pour la RATP l’équivalent d’environ 180 agents à l’année, c’est plus que les efforts imposés par le contrat STIF ! Autre exemple : avec les seules cotisations salariales, une augmentation de salaire de 10% rapporterait à la sécurité sociale cinq fois plus que le versement de la totalité d'une journée de salaire…

C’est dans cet esprit de refus de nous voir imposer une telle mesure que les syndicats CGT, UNSA, SUD, CFDT, FO, FSI, CGC ont déposé une alarme sociale le 26 avril. Cette alarme sociale est explicite :

«… Le fait d'acquitter les 0,3% ne veut pas dire mécaniquement que les agents doivent travailler un jour de plus.

Nous proposons que la « Journée de solidarité » soit versée par l'entreprise sans pour autant qu'il soit demandé aux salariés d'effectuer une quelconque journée de travail supplémentaire… »

La réponse de la direction de l’entreprise fut le déclenchement d’une réunion plurisyndicale le vendredi 19 avril, lors de cette réunion la direction a réaffirmé sa volonté de voir appliquer la loi sans écouter les différentes propositions des organisations syndicales, à l’instar de la SNCF, d’EDF et de nombre d’entreprises du secteur privé, la direction de la RATP ne cherche pas sur cette question à recueillir un assentiment favorable des organisations syndicales.

A cette mesure injuste et inefficace de suppression d’un jour férié de la part du gouvernement et du législateur, vient s’ajouter le refus de la part de la direction de l’entreprise de définir des conditions acceptables de sa mise en oeuvre dans le respect de la loi…

Au long des discussions une idée revient : il nous faut accepter cette mesure car elle serait le signe de notre solidarité… C’est oublier un peu vite à notre goût que nous sommes presque les seuls à verser tous les mois le 1% solidarité, c’est oublier aussi que nous répondons 24/24 h à notre mission de service public et ce toute l’année, c’est oublier encore plus vite que les exonérations de charges sociales et fiscales accordées au patronat mettent en difficulté les comptes de la sécurité sociale et donc, l’aide aux personnes âgées et dépendantes !

De plus, la solidarité (quand il s’agit réellement de solidarité) ne peut être exigée toujours aux mêmes, à quel moment le gouvernement décidera-t-il que les revenus financiers des entreprises, les dividendes des actionnaires, les primes des grands patrons, la spéculation financière, les bénéfices des sociétés, participent à la solidarité ?

L’ensemble de ces revenus, cumulé à l’arrêt des exonérations fiscales, rapporterait bien plus que la pseudo « solidarité » imposée aux salariés…

Le financement de la protection sociale passe inévitablement par plus d’emplois et des augmentations salariales significatives.

Cette journée de travail supplémentaire ne répond en rien aux besoins, elle est injuste et inefficace, de plus, elle remet en cause de façon claire la durée du temps de travail !

C’est pour ces dernières raisons que la CGT-RATP pose, pour la journée du lundi 16 mai 2005, un préavis de grève de 24 h couvrant l’ensemble des agents pour la période du dimanche 15 à 22h00 au mardi 17 à 6h30, permettant ainsi à chaque salarié de pouvoir exprimer son mécontentement et se faire entendre sur les questions primordiales de l’emploi, des salaires et du temps de travail !

Le 16 mai, avec la CGT,
Mobilisons-nous pour une société réellement solidaire !


COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES REPRESENTATIVES - le 30/03/2005

Suite à l'intersyndicale sur les salaires du 23 mars 2005, les organisations syndicales représentatives de la RATP ont adressé ce communiqué commun à la presse.

Compte tenu de l’attente des agents de la RATP sur la question salariale exprimée notamment lors de la mobilisation du 10 mars, les organisations syndicales CGT, AUTONOMES, SUD, CFDT, FORCE OUVRIERE, INDEPENDANTS, CFTC rejettent les propositions salariales de la Direction, d’autant plus qu’elles sont liées à des contreparties inacceptables.

Ces mêmes organisations syndicales, auxquelles s’ajoute la CFE-CGC, ayant formulé des propositions d’augmentation de la valeur du point comprises entre 1,8% et 3% pour 2005, estiment que la situation actuelle, intolérable pour les agents de la RATP est susceptible de générer des conflits.

En conséquence, l’ensemble des syndicats a déposé, dans un premier temps, une alarme sociale sur ce sujet, conformément au Droit syndical en vigueur dans l’entreprise. Elles se réservent la possibilité d’agir, n’excluant aucun moyen d’action, sitôt la réponse donnée par la direction.


UN DOUBLE STATUT A LA RATP POUR UNE EGALITE FEMME/HOMME ? - le 05/03/2005

Inscrite dans le débat national sur le démantèlement des entreprises publiques, une disposition de la Direction de la RATP inquiète et commence à mobiliser le personnel.

Partant d’une préoccupation tout à fait louable : la féminisation des effectifs dans les secteurs d’exploitation de la Régie, la Direction propose d’embaucher des femmes de plus de 40 ans à temps partiel, donc hors statut du personnel.

C’est ce que livre Madame THEOPHILE (Directeur des Ressources Humaines) dans une interview, rejoignant ainsi la quête recherchée à l’instar du Baron Seillière : plus de souplesse dans la gestion des ressources humaines en imposant des temps partiels.

Pourquoi les femmes n’auraient-elles droit qu’à des salaires d’appoint ? Pourquoi leurs emplois se devraient-ils être limités qu’à la précarité d’un temps partiel contraint ?

A l’heure où, comble de l’ironie, les agents de la RATP se voient refuser leur demande de temps partiel au prétexte que les effectifs sont insuffisants …

A l’heure où les attentes des Franciliens se font toujours plus pressantes en matière de renforcement de l’offre de transports, auxquelles les effectifs actuels ne permettent pas de répondre correctement …

Le recrutement d’agents sous statut n’a jamais été aussi prégnant. C’est dans ce contexte que, sans vergogne, le dépôt d’autobus de la RATP de Flandre s’apprête à procéder à des embauches de femmes hors statut, et ce, le 8 mars : journée internationale des droits de la femme !!!

Oui, il est nécessaire, indispensable que la RATP, entreprise publique, se développe et réponde avec efficacité aux besoins de transports de notre temps.

Oui, le développement des transports collectifs est un des enjeux majeurs de la mise en place d’une politique de développement durable en Ile de France.

Si la CGT revendique la juste place des femmes au sein de l’entreprise, cela peut et doit se faire par le biais d’embauches statutaires, seules véritables garanties d’équité entre les femmes et les hommes.


Interview : GERARD LEBOEUF - le 05/03/2005

Le 10 MARS, amplifions la mobilisation !!!

Dans un communiqué commun, les organisations syndicales CGT, UNSA, SUD, CFDT, FO, FSI, CFTC, ont appelé les salariés de la RATP à participer activement à la journée nationale d’action et de mobilisation du 5 février 2005.

Cet appel a participé, à son niveau, au succès et à l’ampleur des manifestations organisées partout en France.

Depuis, seul le mépris affiché par le gouvernement et le silence de la direction de la RATP sur les revendications exprimées sont hélas à constater.

Les salariés du privé, du public, les privés d’emplois, les retraités sont appelés massivement à rejoindre les manifestations et rassemblements interprofessionnels qui seront organisés le 10 mars.

La pertinence, le niveau des revendications exprimées restent :

Contre les remises en cause portant sur le temps de travail, les 35 H, la mise en place d’une journée de travail supplémentaire dite de « solidarité » ;
Pour l’engagement de la direction de la RATP d’ouvrir de véritables négociations salariales permettant l’augmentation du pouvoir d’achat ;
Pour des services publics, vecteurs de progrès social, prenant en compte les besoins de la population ;
Pour le développement de l’emploi ;
Contre la remise en cause et la dérégulation du code du travail comme de notre statut.

Aussi toutes les raisons de poursuivre et d’amplifier le succès de la journée de mobilisation du 5 février demeurent.

Les organisations CGT, UNSA, SUD, CFDT, FO, INDEPENDANTS de la RATP s’inscrivent donc dans cette analyse et souhaitent que les agents de la RATP, salariés de l’entreprise publique s’inscrivent dans la manifestation régionale du 10 mars 2005.


Interview: GERARD LEBOEUF - le 14/02/2005

L'APRES 5 FEVRIER ... Faisant suite aux journées d'actions professionnelles des 18,19 et 20 janvier 2005, le 5 février est à remarquer comme une étape importante de la mobilisation.

L'appel unitaire des confédérations CGT, CFDT, CFTC et FO auxquelles se sont joints FSU, UNSA et SUD SOLIDAIRE a favorisé un rassemblement fort des salariés.

A la RATP, l'ensemble des organisations syndicales (à l'exception de la CFE-CGC) avaient appelé les salariés et leur famille à participer largement à cette manifestation.

Ainsi, 120 manifestations décentralisées ont permis la convergence des salariés du privé et du public, des privés d'emplois et des retraités autour de leurs revendications :

- relance de l'emploi
- retrait du projet de loi sur les 35 heures
- augmentation des salaires
- garantie de service public de qualité

Ainsi, nous étions plus de 600.000 dans les rues du pays.

Nous appelons l'ensemble des salariés à débattre, proposer pour amplifier l'action sous toutes ses formes afin d'obliger Gouvernement et MEDEF à prendre en compte le mécontentement et ouvrir des négociations à partir des revendications des salariés.

Fortes de ce succès, les organisations syndicales de la RATP ont décidé de se revoir, de poursuivre leurs échanges autour des réflexions à avoir, des initiatives à tenir, tant pour l 'ouverture de véritables négociations salariales, que sur le régime de retraite de la RATP ou encore, pour amorcer les démarches communes sur des dossiers importants dans l'entreprise, tels que le dossier amiante, la formation professionnelle ou encore l'augmentation du temps de travail avec l'imposition de la journée dite "de solidarité".

EN TOUT ETAT DE CAUSE, IL EST DANS LE MEME TEMPS INDISPENSABLE QUE DANS CHAQUE ETAB LISSEMENT DE LA RATP, LES AGENTS S'EMPARENT DES SUJETS LIES A LEUR PREOCCUPATION.

En ce sens, la réussite de la journée du 5 février est un encouragement.


JOURNEE D'ACTION DU 5 FEVRIER 2005 - le 31/01/2005

Communiqué des syndicats CGT-UNSA-SUD-CFDT-FO-FSI-CFTC de la RATP

Le 5 février, mobilisons nous !


Les organisations syndicales de la RATP : CGT, UNSA, SUD, CFDT, FO, FSI, CFTC, appelle les salariés de l’entreprise à participer activement à la journée nationale d’action et de mobilisation du secteur public et privé du 5 février prochain.

Cette mobilisation portera sur notre exigence de voir aboutir l’ensemble de nos revendications, notamment :

Contre les remises en cause portant sur le temps de travail, les 35 H, la mise en place d’une journée de travail supplémentaire dite de « solidarité » ;
Pour l’engagement de la direction de la RATP d’ouvrir de véritables négociations salariales permettant l’augmentation du pouvoir d’achat ;
Pour des services publics, vecteurs de progrès social, prenant en compte les besoins de la population ;
Pour le développement de l’emploi ;
Contre la remise en cause et la dérégulation du code du travail comme de notre statut.


Les mobilisations unitaires des 18,19,20 janvier à la Poste, à l’EDF/GDF, dans l’éducation nationale, la santé, la fonction publique indiquent que nous sommes sur le bon chemin, ces manifestations étant soutenues par 65% des Français.

Pour d’autres choix, tous ensemble, par milliers, dans la rue, nous pourrons nous exprimer pour la mise en place d’une véritable politique sociale destinée à l’ensemble des salariés.


Le Samedi 5 février 2005 à 14 Heures :
Soyons tous prêts à manifester de la République à Nation


TOUS ENSEMBLE !


Interview : GERARD LEBOEUF - le 26/01/2005

En ce début d'année, le climat social bouge et se modifie. salaires, emploi, temps de travail, services publics s'affirment comme des sujets de préoccupation majeurs chez les salariés du secteur public comme du secteur privé. TOUS ENSEMBLE LE 5 FEVRIER 2005 !

Les manifestations et les journées d'action qui rythment la période permettent à des centaines de milliers de salariés du public mais aussi du privé, d'exprimer avec une détermination nouvelle leurs revendications. L'ampleur de ces mobilisations, leur caractère unitaire et le soutien de l'opinion publique dont témoignent les sondages ont déjà permis d'engranger de premiers résultats.

Les mesures prises ou annoncées par le gouvernement continuent sur un rythme soutenu à saper ce qui constitue les bases de notre contrat social, les règles de notre vie en société. Rien n'échappe à sa frénésie de remise en cause. De la retraite à l'assurance maladie, des salaires à l'emploi, des règles d'indemnisation du chômage aux services de l'ANPE, des services publics au Code du travail tout ce qui participe à la cohésion et à la régulation sociale est visé.

Sur un fond déjà gravement dégradé, le Medef en rajoute. Il exige un droit du travail réduit à sa plus simple expression, il pèse pour réduire encoe les dépenses publiques d'intérêt général et démanteler les services publics, et c'est au nom d'une prétendue liberté de gagner davantage qu'il entend remiser au rayon des accessoires la loi sur les 35 heures. Ce ne sont ces orientations que, pour l'essentiel, met en oeuvre le gouvernement.

Le 5 février sera pour les salariés du public le prolongement naturel des actions déjà engagées et pour les salariés du privé l'occasion de faire entendre leur voix pour que, dans chaque entreprise, la négociation annuelle obligatoire penne enfin en compte leurs revendications.

Ce sera pour l'ensemble des salariés une nouvelle étape qui doit permettre d'élargir les mobilisations pour peser sur les choix gouvernementaux et faire entendre la voix de la raison.

Ce sera aussi l'occasion de préparer de nouveaux rendez-vous : le 8 mars pour l'égalité des salaires entre les hommes et les femmes, le 19 mars pour réussir la manifestation de Bruxelles pour l'emploi et l'Europe sociale à laquelle appelle l'ensemble des syndicats européens.

DANS L'UNITE, MANIFESTONS
SAMEDI 5 FEVRIER 2005
DE REPUBLIQUE A NATION


COMMUNIQUE DE LA CGT RETRAITES RATP - le 25/01/2005

27 524 retraités de la RATP étaient appelés à se prononcer le 13 janvier 2005 pour élire leurs 2 représentants au Conseil d’Administration de la CCAS.

Les quatre années écoulées ont été marquées par de lourds dossiers pour les retraités : celui des retraites d’abord, puis l’avenir du régime de protection sociale et de maladie avec la volonté de création d’une grande caisse spécifique, mais aussi la mise en place d’une certaine ségrégation lorsque l’entreprise a instauré la mise en place du 13e mois en excluant tous les anciens retraités d’avant 2001 ou pour la non prise en compte d’une partie de la cotisation Mutuelle par la Direction de l’entreprise.

L’ensemble de ces questions importantes n’a pas laissé les retraités indifférents, et à de nombreuses reprises ils sont intervenus, souvent unitairement, sur la politique économique et sociale de la RATP ayant des conséquences directes sur le montant des pensions.

Aussi, les retraités CGT ambitionnent de poursuivre la construction d’un véritable syndicalisme rassemblé qu’ils ont commencé à construire.

Dans ce contexte, la participation en hausse à ce scrutin + 806 votants et 1 050 exprimés représentant + de 70 % des inscrits révèle l’intérêt des personnels retraités à s’exprimer.

La CGT obtient 9 329 voix soit 48,48 % et + 2 149 voix, soit une progression de + 9 % et 1 siège.

Face à elle, une liste d’Union visant à prendre 1 siège à la CGT, rassemblant les retraités (FO – UNSA – CFTC et CFE/CGC) recueille 6 419 voix : soit 33,36 % et moins 1 759 voix du total de chacune de leur liste en 2000 (soit – 11 % et néanmoins 1 siège).

La CFDT obtient 1 627 voix et progresse de + 2,16 % (0 siège)
Les Indépendants obtiennent 1 866 voix et progressent de + 0,42 % (0 siège)

Ainsi avec 9 329 voix, la CGT retraités n’aura qu’un seul élu sur les 56 administrateurs de la nouvelle CCAS. Quelle démocratie !

Néanmoins, à l’issue de ces élections, chacun, Direction et syndicats, devra analyser ces résultats et en tirer les enseignements nécessaires.

Pour notre part, encouragés par de tels résultats, nous poursuivrons sur le terrain des débats, des propositions, des consultations et des rassemblements pour donner plus de poids au rapport de force des retraités, pour l’obtention de leurs aspirations.


ELECTIONS PROFESSIONNELLES 2 DECEMBRE 2004 - le 03/12/2004

44.600 salariés de la RATP étaient appelés à se prononcer le 02 décembre 2004 pour élire les délégués du personnel et leurs représentants pour les CDEP (Comités d’Etablissements).

Ces élections permettent également de désigner les membres devant siéger dans chacune des instances représentatives de ce service public.

Les deux années écoulées ont été marquées par de lourds dossiers : les retraites, celui concernant le régime de protection sociale maladie, comme par de larges débats sur la politique salariale de la RATP.

La période porte aussi de fortes inquiétudes concernant l’avenir du service public, l’impact des orientations de l’entreprise, le régime de retraite, la modernisation et le développement de la RATP …
… aussi pour donner plus de poids aux salariés, pour l’obtention de leurs revendications, la CGT/RATP ambitionne de poursuivre la construction d’un syndicalisme rassemblé.

Force est de constater que dans nombre de départements RATP, huit Organisations Syndicales présentaient cette année des candidats à ces élections contre sept les années précédentes. Ce nouveau paysage syndical modifie la donne au niveau des résultats enregistrés.

Dans ce contexte, la participation en hausse à ces scrutins + 1.376 votants aux CDEP, (+ 955 aux DP) révèle l’intérêt des agents à s’exprimer.

La CGT obtient 11.433 voix (11.829 sur les DP) et maintient sa position de première Organisation Syndicale de l’entreprise, malgré un recul de l’ordre de 3% avec une représentativité de 38,25% aux CDEP, (39,12% aux DP).

La progression de l’UGICT-CGT (de 0,39%) est également significative dans les collèges Encadrement et particulièrement dans la catégorie cadre (+ 2,52%).

A l’issue de ces élections, chacun : direction, syndicat peut analyser ces résultats et en tirer enseignements. Pour sa part, la CGT-RATP, ses syndicats, ne se priveront pas d’un regard secteur par secteur sur la volonté exprimée par les agents quant à leurs souhaits.

La démarche de la CGT, d’analyses et de propositions, d’échanges, de débats, de consultations des salariés est pour nous synonyme d’un syndicalisme en phase avec leurs attentes et aspirations.


Interview : JEAN-MICHEL HURAULT - le 15/11/2004

DISCRIMINATION SYNDICALE : UNE GRANDE VICTOIRE !

Questions à Jean-Michel HURAULT, Secrétaire général du GISO/CGT

Q : Le 19 octobre dernier, le Tribunal des Prud’hommes de Paris a rendu son jugement sur le dossier défendu par votre syndicat pour discrimination syndicale à l’égard de 7 militants du GISO-CGT. Comment ressentez-vous ce résultat ?

JMH : c’est une grande victoire pour le syndicalisme. Après des décisions allant dans le même sens que ce soit chez, Peugeot, Renault, Aventis, Matra, IBM ou dans d’autres entreprises, mais également à la RATP à l’égard d’agents de maîtrise, les faits sont clairement avérés : la RATP a bien pratiqué, durant de nombreuses années, une discrimination syndicale à l’encontre des militants de la CGT.

Les 7 premiers camarades dont nous avons soutenu le dossier sont significatifs de l’acharnement de la Direction de la RATP à l’encontre des militants syndicaux et particulièrement de la CGT. Il se trouve que par leur engagement désintéressé dans la défense des intérêts des salariés, ils se voient aujourd’hui confier de toutes premières responsabilités par leur organisation : la CGT.

Qu’on en juge : l’un est aujourd’hui membre du secrétariat de l’Union Syndicale CGT/RATP et représentant syndical CGT au CRE. Un autre est membre de la délégation CGT au Conseil Economique et Social régional et assume la responsabilité de secrétaire de CDEP. Un troisième est aujourd’hui Président du Conseil de Prévoyance et à ce titre, est membre du bureau de la CCAS. Les quatre autres assument également des responsabilités, que ce soit au sein de leur organisation, la CGT ou au sein d’instances représentatives du personnel.

Q : Quelles appréciations portez-vous sur cette décision du Tribunal ?

JMH : la chose essentielle est bien que l’exercice syndical est un droit imprescriptible pour tout salarié. Que le salarié assume de toutes premières responsabilités ou qu’il fasse le choix d’un simple engagement quotidien dans la défense des intérêts de ses collègues au sein de son établissement et cela doit se savoir. Oui ! s’organiser, se syndiquer est un droit pour tout salarié et cela ne doit constituer aucun frein aux droits de tous les salariés : que ce soit en matière d’évolution de carrière, de droit à la formation professionnelle, de droit à la reconnaissance professionnelle en terme de promotion ou de validation des acquis de l’expérience.

Dans le contexte économique et social, face aux enjeux du service public, c’es t un encouragement au développement de notre démarche syndicale. Une démarche faite de construction de propositions, de participation à la négociation et de l’action lorsque cela s’avère nécessaire, que ce soit pour la défense d’acquis sociaux ou pour de nouvelles conquêtes.

C’est également un encouragement à poser en grand la question de la syndicalisation à l’ensemble des salariés.

Q : Et maintenant ?

JMH : La RATP serait bien inspirée d’ouvrir des négociations comme nous lui avions proposé de le faire dès septembre 2001 afin d’aboutir à un protocole d’accord portant sur le déblocage des carrières des militants syndicaux actifs et retraités.

Il semble que le message soit en passe d’être entendu puisque le mardi 19 octobre, Mme THEOPHILE a accepté de nous recevoir afin d’ouvrir des discussions. Il apparaît clairement qu’une nouvelle décision de justice isolerait de plus en plus notre direction à l’heure où l’on nous parle avec insistance de la qualité du dialogue social.

Nous avons d’ailleurs, à cette occasion, fait part de notre disponibilité afin de traiter la situation de l’ensemble de nos militants victimes de discriminations durant leur carrière écoulée et d’envisager l’ouverture de discussions sur le traitement des conflits individuels ainsi que sur l’ensemble des discriminations dont sont ou peuvent être victimes les agents de la RATP.

A l’heure où patronat et gouvernement s’attaquent au code du travail, et par là même, à tout ce qui faut aujourd’hui le statut des salariés, de telles victoires ne sont pas à minimiser, bien au contraire.

Cela pose la question de la reconnaissance de la citoyenneté au sein de l’entreprise. Un tel enjeu, rajouté à celui de la démocratie sociale, porte sous un jour nouveau la question du statut du travail salarié que défend aujourd’hui la CGT.

Cela nous invite à changer de braquet dans la construction d’un syndicalisme rassemblé au service de l’ensemble du monde du travail.


Interview : LYSIANE LEMIGNON - le 27/07/2004

Pour donner la parole à l'encadrement, L'UGICT-CGT RATP va organiser à la rentrée prochaine des débats sous forme de forum dans de nombreux attachements ...

Les agents d’encadrement sont aujourd’hui contraints d’assumer des contradictions vécues souvent individuellement.
Ils peuvent être mis dans des situations intenables, étant les premiers fusibles en cas de problèmes, les premiers exposés en cas de conflit et les premiers responsables pénalement.

Le malaise des agents d’encadrement vient de situations trop fréquemment imposées : intensifier le travail, diriger une équipe en sous-effectif, mettre en place une réorganisation qui entraîne des suppressions de poste, espacer les contrôles de sécurité, faire fi des procédures règlementaires pour que « ça roule »…

Faire des choix entre la mise en œuvre des ordres donnés et le droit, la sécurité ou l’éthique conduit souvent à choisir entre conscience citoyenne et avenir professionnel.

Les logiques financières qui nous sont imposées se moquent de l’emploi, voire de la sécurité. Elles sont également à l’origine de l’individualisation des salaires qui conduit à une stagnation de la valeur du point paye et à la mise en place d’une plate forme encadrement dans laquelle l’équité n’est pas de mise et qui pénalise tout esprit critique.
Ces mêmes logiques financières ne prennent pas en compte non plus les aspects sociétaux et environnementaux.
En effet, à l'heure où les préoccupations des Franciliens sont tournées vers le bruit, la pollution au regard de la qualité journalière des transports qui leur sont offerts.
A l'heure où le gouvernement a décidé de ne pas mettre les moyens pour réduire les émissions de gaz à effet de serre d'ici 2010 dans le respect du protocole de KYOTO, une entreprise publique comme la RATP a cependant toute sa place, ainsi que ses agents d'encadrement pour nourrir la réflexion du développement des transports en Ile de France.
Les personnels de l’encadrement doivent également avoir les moyens de l’exercice effectif de leurs responsabilités professionnelles et sociales.
Pour l'entreprise, un bon agent d'encadrement ne doit pas avoir d'état d'âme et doit être le promoteur de ses orientations politiques, orientations auxquelles il n'a jamais été invité à participer. Il est donc le vecteur essentiel de la stratégie d’entreprise, contraint de la partager et de la faire partager. Face à cette situation, l’agent d’encadrement n’a d’autre choix que de se soumettre ou de se démettre.

Pour la CGT, il y a donc urgence à reconnaître un droit au débat et à la libre expression des opinions sur l’ensemble des process de travail, y compris sur les grandes options stratégiques de l’entreprise pouvant, le cas échéant, aller jusqu’au droit de refus quand les valeurs humanistes sont en danger.
Pour imposer ces règles nécessaires à l’exercice de notre responsabilité sociale et professionnelle

IL FAUT METTRE EN ŒUVRE DES REPONSES COLLECTIVES AUX PROBLEMES POSES AUJOURD’HUI DE FAÇON INDIVIDUELLE.

C’est l’organisation des agents d’encadrement entre eux qui peut contraindre la direction à modifier ces processus de fonctionnement qui aujourd’hui visent à leur imposer des orientations prises au-dessus d’eux.
Ce qui se passe dans les unités où les agents d’encadrement sont syndiqués (quelque soit le syndicat) dans une très large proportion doit nous faire réfléchir et nous ouvrir des perspectives. Là où les agents d’encadrement sont prêts à s’organiser et ont pris conscience du contrepouvoir qu’ils peuvent représenter, les directions locales préfèrent discuter, tenter de convaincre, voire modifier peu ou prou ces projets de réorganisation plutôt que d’aller à l’affrontement avec le personnel d’encadrement.
Ces exemples trop rares, il nous appartient de faire en sorte qu’ils deviennent la règle demain.

C’EST DE NOTRE AVENIR PROFESSIONNEL MAIS AUSSI PERSONNEL DONT IL EST QUESTION. SI NOUS VOULONS CONTINUER A EXERCER NOS FONCTIONS D’ENCADREMENT TOUT EN RESTANT EN ACCORD AVEC NOTRE CONSCIENCE DE CITOYENS, IL FAUT NOUS ORGANISER DE FAÇON A ETRE PRETS A LA RIPOSTE, PRETS A FAIRE DES CONTRE-PROPOSITIONS, PRETS A REFUSER DE FAIRE PASSER UN MESSAGE QUE LES CITOYENS QUE NOUS SOMMES NE PEUVENT ACCEPTER DE PRENDRE A LEUR COMPTE
Ce refus ne peut être l’œuvre d’un individu mais tous ensemble nous disposons d’un pouvoir incontournable.
A nous de montrer que nous sommes à la fois agents d’encadrement responsables et citoyens à part entière.
A l'heure où la commission d'experts vient de rendre sont rapport sur le service garanti qui vise uniquement à limiter le droit de grève dans les transports terrestres, rien n'est préconisé pour réduire les causes de conflits. La nécessité d'améliorer le dialogue social par les voies de la négociation et par la mise en place d'espaces démocratiques est pour la CGT un impératif.

AU COURS DE CHACUNE DE CES INITIATIVES, DE CES DEBATS SOUS FORME DE FORUM DANS DE NOMBREUX ATTACHEMENTS LES INGENIEURS, CADRES, AGENTS DE MAITRISE ET TECHNICIENS QUI LE SOUHAITERONT POURRONT PRENDRE TOUTE LEUR PLACE ET PARTAGER LEURS EXPERIENCES.


DROIT DE GREVE : COMMUNIQUE DES SYNDICATS /RATP. - le 27/07/2004

Les organisations syndicales de la RATP : CGT, UNSA, FO, INDEPENDANTS, CFTC, SUD tiennent à donner leur avis et à apporter leurs premiers commentaires suite à la parution du rapport Mandelkern commandé par Gilles de Robien, actuellement Ministre des Transports portant sur la continuité du service public en période de grève dans les transports publics terrestres.

Les propositions qui sont mises en avant, si elles étaient appliquées dans leur intégralité, remettraient en cause l’ensemble des dispositifs légaux sur le droit de grève aussi bien au niveau législatif que sur les accords d’entreprises, droit de grève déjà largement réglementé (obligation légale de recevoir les organisations syndicales déposant un préavis, quelques fois non respectée).

De plus, elles ne prennent pas en compte les arguments des organisations syndicales pour améliorer le dialogue social.

En effet :

- Donner 10 jours de préavis avant la grève, 7 jours de négociations et 3 jours de préavis technique obligerait les législateurs à modifier le contenu de la loi de 1982 (article L. 521.3).
En cela, elles s’opposent aux directives ministérielles qui prônent la négociation entreprise par entreprise.

- Concernant la déclaration d’intention individuelle de participation ou non à la grève dans un délai de 48 heures, autorisant toutes les pressions de la direction à l’égard des agents, est pour nous inacceptable.

- Donner la possibilité pour notre entreprise de pouvoir maintenir en service des agents est contraire à notre statut qui, par le fait, devrait être revu ;

- La création d’une autorité administrative indépendante censée garantir le dialogue social est la négation même de la reconnaissance de la responsabilité des partenaires sociaux.

- Donner à une autorité la définition de la garantie d’un transport minimum, est contraire au fait même reconnu par la direction de la RATP qu’il n’est pas techniquement possible de mettre un service garanti aux heures d’affluence : « en journée normale nous sommes déjà en situation de service minimum ».

- Parler du "Service essentiel" conduirait forcement à la mise en place d’un service minimum. Définir des services essentiels, c’est sous-entendre que ces prestations seront exécutées quelles que soient l’ampleur du conflit, y compris sur la base d’une réquisition du personnel et d’éventuelles sanctions à l’encontre des grévistes.

La grève est un droit constitutionnel individuel et non négociable que nous n’utilisons que lorsque le dialogue n’est plus possible avec la direction.

La grève n’est pas la première cause des dysfonctionnements de l’exploitation:
Depuis 1996, le nombre de jours de grève pour un an oscille entre 0,19 en 1999 et 1,33 en 2003. Pour la même période, combien de tours perdus, de services non assurés par manque d’effectifs et de moyens ?
Les usagers sont beaucoup plus pénalisé par ces dysfonctionnements que par les jours de grève.

Pour diminuer encore les conflits, il faut en réduire les causes. La direction devrait, dès à présent, négocier avec l’ensemble des organisations syndicales :

· L’autorité organisatrice devrait concentrer ses efforts sur les moyens à dégager, matériels et financiers, pour que le service public de transports en Ile de France corresponde vraiment aux besoins de la population ;
· Sur une vraie politique de l’emploi pour améliorer les conditions de transport des voyageurs ;
· Un déblocage des salaires se traduisant par de réelles augmentations pour améliorer le pouvoir d’achat des agents ;
· Respecter les droits de chacun des salariés de la RATP en améliorant le statut et leurs conditions de travail.

S’il s’agissait d’écouter les usagers d’Ile de France, pourquoi ne pas réactiver les commissions départementales de transport ?
Pourquoi ne pas donner plus de poids au Comité des Partenaires ?
Pourquoi ne pas lister l’ensemble des demandes d’amélioration, de développement exprimées par les citoyens, les élus locaux ?

Le Ministre des Transports et de l’Equipement annonce qu’il recevra les partenaires sociaux au mois de septembre.
Cette rencontre sera l’occasion pour les organisations syndicales de la RATP d’exprimer leur profond désaccord sur le contenu du rapport tant sur le fond que sur la forme.

Dès à présent, les organisations syndicales de la RATP : CGT, UNSA, FO, INDEPENDANTS, CFTC, SUD appellent l’ensemble des salariés à les soutenir afin que ce rapport ne s’applique pas à la RATP.




COMMEMORATION : 2004 - ST Michel. - le 26/07/2004

Une courte intervention de Marc GUILLON, secrètaire de l'union syndicale CGT/RATP, pour marquer cette date de nos pensées en mémoire des victimes.

Commémoration attentat de St Michel – 26 juillet 2004

Mesdames, Messieurs,

Depuis le 25 juillet 1995, nous nous retrouvons devant cette plaque apposée en mémoire des victimes de l’attentat qui a frappé des usagers de notre service public.

Parce qu’il ne peut y avoir d’oubli pour les familles, les agents de la RATP qui étaient présents ce jour là, pour nos organisations syndicales, nous contribuons chaque année depuis cette tragédie, au devoir de mémoire nécessaire pour lutter contre l’indifférence.

Nous sommes réunis pour dénoncer cette guerre de lâches qui frappe des victimes dont le seul tort a été de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, comme récemment le 11 mars 2004 en Espagne.

Nous ne ferons pas de longs discours, ils ne sont pas le propos, nous allons nous recueillir pour témoigner notre profonde solidarité aux familles des victimes, à toutes celles et ceux qui souffrent encore aujourd’hui de traumatismes moraux et psychologiques graves.

En leur nom à tous, nous vous demandons de respecter une minute de silence.

Merci de votre présence.


CA DE LA RATP:IDRAC – RAFFARIN : MEME COMBAT ? - le 01/07/2004

Qui ne veut pas prendre en compte les résultats sortis des urnes lors des élections régionales et, dernièrement, des européennes ? Le gouvernement Raffarin. Qui a refusé le vote, l’expression des agents de la RATP, pour une représentativité démocratique à la Caisse de protection sociale (CCAS) ? La Direction de la RATP. Qui aujourd’hui veut refuser de prendre votre vote en compte ?

Le 27 mai 2004...
En amplifiant votre participation à l’élection de salariés au conseil d’administration de la RATP vous avez compris votre intérêt à être représentés en ce lieu de décisions importantes pour le présent et pour l’avenir;
En votant C.G.T, majoritairement (50,17%), vous avez opté pour un syndicalisme de rassemblement, porteur de vos aspirations, de vos attentes, pour un syndicalisme qui met au cœur de sa démarche la consultation, l’avis des salariés, et au centre de ses préoccupations la défense des acquis et du Service Public.

Aujourd’hui, un mois après les élections au Conseil d’administration, le Gouvernement et la Direction de la RATP, n’ont toujours pas mis en place ce nouveau Conseil avec la représentativité sortie des urnes : celle que vous avez choisie.

Le Gouvernement et la Direction n’apportent aucune réponse à ces faits, aucune justification à ce déni de démocratie.
1) Ils réfléchissent à mettre en place parmi les administrateurs nommés des « personnalités » issues de la sphère du privé plus enclines à la gestion financière stricte qu’aux soucis du service public et à son développement.
2) Ils décident de convoquer une réunion du Conseil d’Administration le 2 juillet 2004 avec l’ancienne représentativité.
La délégation des salariés présente ne sera donc pas telle que vous l’avez choisie, telle que vous l’avez désignée le 27 mai dernier.

Aujourd’hui comme hier, Gouvernement et Direction de la RATP persistent à bafouer la démocratie, et à mépriser les agents !
Et pourtant, les luttes actuelles des agents d’EDF-GDF contre la privatisation de leur entreprise montrent tous les enjeux auxquels sont confrontées les entreprises publiques de Service Public. L’importance de la présence de salariés face à ceux qui veulent les brader, et ceux qui veulent ignorer les souhaits et les besoins réels de la population est incontournable.

La Direction ne doit pas choisir ses interlocuteurs.
Elle doit accepter et respecter la représentativité sortie des urnes, celle que les agents ont démocratiquement élue.

La C.G.T. exige le respect du vote des agents.


ELECTION AU CA DE LA RATP : Communiqué de la CGT/RATP - le 28/05/2004

Election des représentants des salariés Au conseil d’administration de la RATP

Les agents de la RATP ont su saisir ce moment démocratique de première importance, pour s’exprimer sur la politique de l’entreprise et marquer leurs exigences de réponses sociales.

En donnant clairement le sens du vote CGT, chaque agent était invité :

à sanctionner ceux qui veulent :
Privatiser les entreprises publiques.
Instaurer un service minimum dans les transports.
Limiter les champs d’intervention des salariés.

à agir pour :
Une juste augmentation salariale.
L’amélioration des régimes de protection sociale.
Le développement du service offert par la RATP avec les moyens matériels et humains correspondants.

Avec 51,49 % de participation (soit plus 1,58 % et + 2758 votants, au regard des élections CA de 1999) les salariés ont montré leur attachement à donner leur avis, à participer.

En votant CGT à 50,15 % ( + 4,71 Points et 1955 voix supplémentaires sur les résultats de 99 ) ils ont voulu porter au conseil d’administration de l’entreprise publique, des administrateurs attachés au service public, à ses valeurs, engagés pour la défense des statuts de l’entreprise et de son personnel .

Ce résultat a donc une signification que la CGT RATP apprécie en positif, dont la direction de la RATP et les pouvoirs publics seraient bien inspirés de tenir compte et pour les dossiers à venir et dans sa manière de faire vivre le dialogue social.

L’engagement des jeunes agents, qui comme leurs aînés ont fait le choix de placer la CGT comme première organisation des salariés, avec 5 administrateurs CGT au lieu de 4, tout comme le résultat enregistré parmi les agents d’encadrement marquent aussi ce scrutin .

Nous remercions celles et ceux qui au travers leur vote ont porté leur confiance sur les militants de notre organisation, disponibles pour tous les salariés.

C’est un point d’appui pour : répondre aux besoins des agents, ceux des usagers avec l’amélioration et le développement des transports en commun RATP en région capitale.

C’est un encouragement pour maintenir et amplifier notre démarche vis-à-vis des personnels, d’initiatives et d’actions construites autour de leur engagement, dans une dynamique de démocratie et de rassemblement pour les revendications.



LE 27 MAI 2004 POUR LA DEFENSE DES SERVICES PUBLICS - le 25/05/2004

La CGT/RATP appelle les agents de la RATP à ne négliger aucun des deux rendez-vous du 27 mai 2004.

Les hasards du calendrier marquent le 27 mai 2004 de deux événements importants concernant l’avenir des services publics :

Le grand rendez-vous unitaire des gaziers et électriciens à Paris contre la privatisation, pour la garantie de notre indépendance énergétique, pour l’emploi et un service public équitable. Les salariés d’EDF/GDF, ceux de France Télécom, de la Poste, les agents de la SNCF et plus généralement les usagers franciliens sont invités à participer à la manifestation dans la capitale qui démarrera à 11 H de la place de la Bastille pour rejoindre les Invalides.

Les élections au Conseil d’Administration de la RATP des membres représentant les salariés de l’entreprise publique où, là encore, les questions concernant l’avenir du service public, son développement sont posées.

La CGT/RATP appelle les agents de la RATP à ne négliger aucun de ces deux rendez-vous :

= d’une part en allant voter pour des administrateurs salariés CGT pour sanctionner ceux qui veulent privatiser les entreprises publiques de transports en commun, instaurer un service minimum dans les transports, limiter les champs d’intervention des salariés, pour
permettre aux agents de la RATP d’agir pour leurs revendications, pour le développement du service public offert par la RATP.

= d’autre part, pour ceux des agents qui ne sont pas mobilisés par les opérations de vote de se joindre à la manifestation afin d’exiger le maintien des services publics, la mise en œuvre des moyens indispensables pour assurer leur qualité et leur accessibilité pour tous.



ACTION DU 16 MARS 2004 - le 16/03/2004

Déclaration de Jacques ELIEZ, Secrétaire de l'Union Syndicale CGT/RATP au rassemblement à Lyon Bercy.

Nous voici réunis pour marquer notre mécontentement face à cette situation salariale et sociale inacceptable.

En effet, voici maintenant plus de 14 mois que nos salaires n'ont pas connu d'évolution, et ce ne sont pas les 0,5 % d'augmentation du 1er janvier 2004 qui répondront à notre besoin impérieux de voir réévaluer nos salaires de façon significative !

Si nos salaires sont gelés, les prix eux flambent !

Les Français auraient gagné 1% de pouvoir d'achat selon le gouvernement, ils en auraient perdu 1 % selon le patron d'une grande enseigne de supermarché... de qui se moque t-on ?

L'inflation est croissante, nos salaires sont bloqués, notre pouvoir d'achat s'écroule d'année en année, bien au-delà de 1%... Comme au niveau national, les dossiers de surendettement n'ont jamais été aussi nombreux pour les agents de la RATP.

A l'heure où notre économie marque le pas, la consommation des ménages est pourtant un des éléments moteurs de sa reprise.

- Parce que les plus bas salaires de l'entreprise sont, à quelques dizaines d'euros près, équivalents au SMIC, parce que notre consommation soutient l'économie du pays,

- Parce que nous aspirons à vivre mieux grâce aux richesses que nous produisons.

Notre action d'aujourd'hui pose comme exigence l'ouverture de négociations salariales pour 2004 sans oublier 2003 qui aura été une année nulle en augmentation de salaire.

Non, nous ne ferons pas table rase du passé et de cette année 2003 où encore une fois nos salaires n'ont pas connu la moindre augmentation !

Les difficultés s'accumulent pour l'ensemble des salariés. Cela conduit d'ailleurs certains d'entre eux à accepter des situations et des conditions de travail dégradées afin de voir leur rémunération évoluer par le biais de primes de suggestion.

Rendre plus malléables les salariés, individualiser les salaires, changer les comportements afin qu'ils correspondent aux objectifs économiques de l'entreprise, telle est la stratégie de la RATP qui l'a conduit à refuser l'ouverture de réelles négociations salariales.

Oui ! Nous avons raison d'être en colère !
Oui ! Nos revendications sont justes !
Oui, l'argent existe et les résultats positifs de l'entreprise sont là pour le confirmer !

Nos salaires doivent augmenter de façon significative. Plus un salarié de l'entreprise ne doit toucher moins de 1400 euros par mois, la valeur du point doit donc passer de 5,54 € à 6,54 € et permettre ainsi à tous salariés actifs comme retraités de vivre mieux !

Cette situation inacceptable se trouve aggravée par :

- Un gel des salaires et une augmentation des prélèvements obligatoires,

- L'augmentation croissante de la CSG, la RDS,

- Le 1 % solidarité qui ne devrait plus nous être prélevé,

- Et, depuis le début de l'année, la refonte de notre protection sociale et la mise en place d'une mutuelle obligatoire qui nous coûte 32,50 € au minimum sur nos feuilles de paye et permet ainsi à la RATP de ne plus nous assurer la gratuité des soins et des médicaments !

Geler les salaires, augmenter la productivité, individualiser la protection sociale maladie, demain les retraites : voilà la politique de l'entreprise, c'est la mise en place d'une logique libérale, remettant en cause notre statut et nos missions de service public : une logique en lien direct avec la politique gouvernementale, une politique qui répond à toutes les exigences du patronat et du MEDEF !

Il nous faut combattre cette logique néfaste et rétrograde, le rassemblement d'aujourd'hui y contribue. Il démontre notre volonté à ce que nos revendications soient entendues.

La Direction, fidèle à ses habitudes de prôner un dialogue social de façade nous a reçus hier dans le cadre des préavis.

Etait-ce pour accepter notre revendication de l'augmentation d'un euro de la valeur du point ? NON !

Etait-ce pour nous proposer un calendrier de négociations ? NON !

Comme toujours provocatrice, elle nous a simplement stipulé les conditions des discussions futures, à savoir que dorénavant, la politique sociale sera décrochée de la politique salariale, ainsi, à la provocation vient s'ajouter l'injustice d'une modération salariale pour tous et la mise en place de mesures catégorielles pour certains !

Cette stratégie découle de cette nouvelle politique de gestion de notre entreprise et tant à en faire par ce biais, comme par d'autres, une entreprise à part entière.

C'est à terme la fin de l'unicité de l'entreprise par la déstructuration de notre grille unique des salaires !

Voilà comment la RATP refuse le dialogue social et pratique un dialogue de sourd ! Voilà le respect qu'elle porte aux agents, aux représentants de la CGT, à la première organisation syndicale de l'entreprise !
Quel décalage entre la pratique et les déclarations au plus haut niveau de la Direction générale qui souhaite, s'agissant du dialogue social, des relations fiables, faciles et attentionnées !

J'ai entendu nombre de camarades me demander où sont les autres organisations syndicales

Force est de constater que tous ont écrit dans leurs tracts leur mécontentement sur la question des salaires et de l'emploi, mais aucune organisation syndicale, et ce, malgré nos nombreuses relances, n'a souhaité appeler avec la CGT à ce rassemblement !

Loin de nous un esprit polémique, mais une fois de plus la démonstration est faite que la CGT seule, passe des intentions aux actes, seule la CGT, est en phase avec les salariés et construit avec eux le rapport de force pour contraindre la direction de la RATP à d'autres choix !

Cette année d'élections n'est pas propice à des mouvements d'actions pour certaines organisations syndicales. Elles se retrouvent ainsi tétanisées et incapables d'agir.

L'ensemble des salariés doit en prendre conscience afin que la CGT soit reconnue, pour ce qu'elle est, pour ce qu'elle fait, et à tous les niveaux de l'entreprise.

Une délégation va être reçue par la direction générale, un compte rendu vous sera très rapidement communiqué, il sera le support à n'en pas douter des luttes sur les salaires et l'emploi qu'il nous faudra mener ensemble !

A l'heure où la RATP veut faire traîner les choses, cette journée est donc le point de départ d'une grande campagne de mobilisation !

À nous tous maintenant, avec la CGT, de travailler à sa réussite !

Chers camarades, chers amis et collègues, merci d'avoir répondu présents à cette journée d'action et de mobilisation, de retour dans nos établissements, continuons de construire avec l'ensemble des agents nos exigences salariales.

Continuons d'agir et d'intervenir auprès de nos directions, des responsables d'établissement à la Direction Générale pour une réelle politique de l'emploi, pour une réelle politique salariale et sociale !


Merci !



POUR LE 16 MARS ! - le 10/03/2004

COMMUNIQUE DE LA CGT/RATP POUR LE 16 MARS.

La première caractéristique de ce début d’année est la forte dégradation de la situation des salariés, des retraités et des privés d’emplois. Cette situation ne s’arrête pas bien entendu aux portes des grandes entreprises nationales ou de la fonction publique, ni, comme les agents peuvent le vivre, aux portes de la RATP.

Comme le souhaitent et comme nous l’ont exprimé nombre d’agents, nous avons porté au débat dans l’ensemble de nos établissements la construction d’une grande mobilisation pour le mois de mars.

Dès février 2004, la CGT/RATP a multiplié ses interventions, ses contacts avec l’ensemble des organisations syndicales, a mis au débat dans les établissements la nécessité de réfléchir et de s’unir pour se faire entendre.

En responsabilité, la CGT/RATP sans plus attendre s’engage et engage ses militants pour la réussite d’une initiative d’action le 16 mars 2004.

L’entreprise fait la sourde oreille depuis 14 mois aux exigences des salariés qui demandent une revalorisation de leur salaire. Motions, assemblées du personnel, pétitions, tracts…

Réclamant leur dû, les salariés ont alerté la direction ; pour autant, elle n’a pas pris en compte ces exigences.

Cette situation ne peut plus durer, la Direction doit ouvrir de véritables négociations afin que celles-ci aboutissent à un accord salarial et social où seraient pris en compte :

le contentieux salarial 2003
une véritable augmentation salariale pour 2004
l’accélération du processus de mise en place d’un 13ème mois complet pour 2005 pour les actifs et les retraités qui n’en bénéficient pas
la suppression du 1% solidarité
le transport gratuit sur les réseaux RATP/SNCF Ile de France (actifs et retraités)
l’ouverture de négociations pour l’ensemble de nos métiers afin d’améliorer le déroulement de carrière
l’application du protocole signé fin 2003 pour les retraités.

Depuis plusieurs semaines s’expriment, depuis les unités et départements de la RATP, des désaccords sur la politique menée, sur leurs conséquences sur l’emploi, les conditions de vie et de travail, les acquis sociaux de la RATP.

Ce 16 mars sera aussi l’occasion, pour les agents, de se retrouver contre cette politique anti-sociale. Ils déposeront l’ensemble des pétitions récoltées dans les dépôts, unités, attachements.

Point d’appui des revendications, la journée du 16 mars, le large rassemblement à Lyon/Bercy doit marquer la volonté des salariés de se faire entendre. Il sera le marchepied d’autres initiatives conciliant la volonté d’agir pour les intérêts des agents et des usagers.

Le 16 mars à 11 H à Lyon/Bercy est engagé. Participer et travailler à son succès est de la responsabilité de chaque agent.


CONFERENCE DE PRESSE DU 19 MARS 2004 à 11 H - le 09/03/2004

« Quels transports pour demain en Région
Ile de France ? »



Le 26 mars 2004 devrait se tenir au Conseil d’Administration de la RATP un débat d’orientation sur l’automatisation de la ligne 1 du métro. La Direction considère ce projet comme prioritaire parce qu’il participe d’une innovation jamais réalisée au monde, à savoir : « automatiser une ligne de métro déjà en fonctionnement ».

Cette réalisation, toujours selon la Direction (qui devrait prendre plus de 10 ans) pourrait être ensuite vendue dans d’autres grandes métropoles.

Pour la CGT/RATP, ce débat arrive dans ce contexte particulier :

= Entre les deux tours des élections régionales dont la majorité qui sortira des urnes aura la responsabilité, dès 2005, de diriger le STIF (Syndicat des Transports en Ile de France) ; cette autorité organisatrice chargée : d’une part d’assumer tous les choix d’investissements pris en amont par les décideurs actuels du STIF (où l’Etat est majoritaire) ; d’autre part, de veiller à la réalisation des opérations de développement à venir.

= où 17 projets de développement prévus au XI et XIIème Plan sont aujourd’hui en mal de réalisation faute de financements. Il manque entre 700 M€ et 1 MD€ (selon les variantes de parcours) pour financer l’ensemble de ces opérations.

De quels transports publics les Franciliens ont-ils besoins ?

= d’une ligne automatique déjà existante dont le coût s’élèvera à 160 M€ hors investissement du matériel roulant ?
= ou de nouveaux transports prenant en compte les liaisons de banlieue à banlieue, des prolongements de lignes de métro qui attendent dans les cartons depuis plus de 20 ans ?

D’ici 2020, la démographie francilienne devrait augmenter de 15% et les déplacements de 54%. La RATP et ses agents peuvent répondre à ce défi avec l’appui des élus de la région, des pouvoirs publics, des usagers.

Compte tenu du développement de l’urbanisation mettant en avant un besoin accru de déplacements des populations franciliennes, il s’agit, dès à présent, d’être réactifs.

Consécutivement à la baisse des contributions publiques que nous dénonçons, il devient, s’agissant des investissements, encore plus urgent de hiérarchiser l’utilisation de l’argent public.

La CGT/RATP souhaite pour les Franciliens (ainsi que pour les touristes de passage à Paris) un métro : moderne, doté de nouvelles technologies qui tienne compte du confort des voyageurs, attractif, qui incite à l’utilisation par un plus grand nombre et une sécurité sans faille.

Nous voulons peser dans les décisions à venir.

Les automates ne remplaceront pas la présence humaine nécessaire pour sécuriser et accompagner les voyageurs tout au long de leur voyage. Nouvelles technologies ne signifient pas pour nous suppressions d’emplois nécessaires aux différents métiers de la chaîne des transports.

La direction de la RATP semble être sourde à nos arguments. C’est pourquoi la CGT/RATP tiendra une conférence de presse le :

VENDREDI 19 MARS 2004 A 11 H
85 rue Charlot 75003 PARIS


Interview : GERARD LEBOEUF - le 30/01/2004

A PROPOS DU "SERVICE MINIMUM" DU "SERVICE GARANTI" DE "L'ALARME SOCIALE" ...

Dans le but de réglementer encore plus les applications du droit constitutionnel de grève, d’imposer de nouveaux interdits pour les salariés, une campagne idéologique est engagée autour de la question du service minimum ou « service garanti », autour du dispositif d’alarme sociale en vigueur à la RATP.

1) Il est inexact de dire que la CGT a signé l’accord de l’alarme sociale à la RATP. Aucun syndicat n’a eu à se prononcer sur un accord d’alarme sociale puisque l’alarme sociale n’a pas fait l’objet d’un accord spécifique.

2) Le texte, qui fut soumis en 2001 à la négociation et à l’appréciation des organisations syndicales concerne le droit syndical et l’amélioration du dialogue social à la RATP. Seul un article sur les 47 qui composent ce protocole vise un dispositif ayant pour but « d’anticiper et de prévenir les conflits collectifs ».

3) L’attitude de la CGT a permis de faire évoluer, en 2001, après plusieurs mois de négociations, ce nouveau protocole qui se substituait à un accord de 1996 que la CGT avait condamné. Le protocole (*) traite de la représentativité syndicale, des délégués syndicaux et des niveaux de négociation, des moyens syndicaux, des modalités d’exercice du droit syndical, du suivi du droit syndical … et prévoit des consultations des agents. Il reconnaît, réaffirme que la grève est un droit constitutionnel. Il amorce aussi un début de reconnaissance d’accords majoritaires.

(*) Ce protocole du 23 octobre 2001 a été signé par le GISO/CGT, le Syndicat Encadrement et n’a pas été signé par la CGT METRO/RER, la CGT/BUS, le GIIC/CGT.

4) Alors que jusqu’en 1996, seul le dépôt de préavis de grève obligeait la direction de l’entreprise à ouvrir des négociations sur le thème contenu dans le préavis, et ce, dans un délai de 5 jours (obligation légale pas toujours respectée par l’entreprise) ; depuis 1997, l’alarme sociale offre, pour ceux qui veulent l’utiliser, un nouveau moyen d’interpellation. L’alarme sociale ne règle pas les problèmes : elle les pointe. Ainsi, le nombre de problèmes « pointés » est passé de 228 en 96 à 455 en 2003 (et encore faut-il considérer que beaucoup « d’alarmes » pointent plusieurs problèmes).

5) Sur l’alarme sociale, le texte prévoit : « lorsqu’un groupe de syndicats (ou plusieurs) ou lorsqu’une direction identifie un problème susceptible de générer un conflit, ils « peuvent » avoir recours à une procédure de prévenance dite « d’alarme sociale ». L’alarme sociale n’est pas une obligation, elle n’est donc qu’une possibilité qu’une organisation syndicale (ou la direction) peut utiliser sans obligation aucune. De ce point de vue, les motions et pétitions identifient également des problèmes à traiter.

6) Il n’en reste pas moins vrai que le droit constitutionnel de grève reste un droit individuel du salarié qui choisit sa participation (ou pas) même si ce droit s’inscrit dans un cadre collectif.

7) Depuis 1996, le nombre de jours de grève par an et par agent oscille entre 0,19 en 1999 et 1,33 en 2003 … Pour la même période, combien de tours perdus, de dysfonctionnements, de services non assurés … par manque d’effectif et de moyens ? qui pénalisent chaque jour les usagers de notre service public ?

8) La question de la négociation, du respect des droits des salariés, des instances représentatives du personnel, du rôle des organisations syndicales reste l’élément structurant d’une bonne qualité de dialogue social et, de ce point de vue, il y a beaucoup à faire encore à la RATP.

9) Alarme sociale ou pas, le manque de clarté dans les objectifs de la direction autant que ceux majoritairement désapprouvés par le personnel, les réunions bilatérales direction/syndicats en dehors de la lisibilité due aux salariés contribuent aussi à une dégradation du dialogue social.

10) Il est à noter que loin d’aller dans le sens du respect des droit des salariés, l’alarme sociale est quelquefois utilisée pour contrarier un processus démocratique de consultation en cours, voulant en cela détourner la légitimité d’un syndicalisme de proximité.

11) S’il s’agissait d’écouter les usagers d’Ile de France, pourquoi ne pas réactiver les commissions départementales de transport ? Pourquoi ne pas donner plus de poids au Comité des Partenaires ? Pourquoi ne pas lister l’ensemble des demandes d’amélioration, de développement exprimées par les citoyens, les élus locaux ?

12) S’il s’agissait de respecter les organisations syndicales, pourquoi ne pas vouloir se souvenir que le dispositif d’alarme sociale a été « vendu » en 1996 à la RATP pour ne pas avoir à légiférer sur le droit de grève dans les services publics ?

13) S’il s’agissait de véritable dialogue social, pourquoi la Direction de la RATP ne souscrit-elle pas aux demandes répétées de la CGT/RATP d’associer les usagers dans les rencontres : direction/organisations syndicales ?

14) Si l’alarme sociale à la RATP répond vraiment à la situation … pourquoi alors ceux-là même qui la vantent avec ses dispositions de mise en œuvre, veulent-ils imposer de nouvelles contraintes ?

15) Non ! Il s’agit bien à nouveau de réduire des droits. La CGT/RATP n’acceptera pas plus une imposition de l’alarme sociale qu’une limitation supplémentaire du droit de grève, ce serait admettre par avance de subir des reculs et attaques programmés contre le service public, les droits et acquis des salariés, le statut des agents.

16) Répondre aux attentes de la population francilienne, dimensionner les moyens au regard des besoins des usagers et usagers potentiels, entendre les revendications des personnels … restent la solution pour éviter les conflits.

En dehors de cela, l’alarme sociale, pas plus à la RATP qu’ailleurs n’est et ne peut être « la » solution.


Interview : DENIS LEMEUR. - le 16/12/2003

D. Lemeur secrétaire général du syndicat cgt/ratp des agents d'encadrement ... a propos du manifeste pour la responsabilité sociale des cadres.

La question de la responsabilité sociale des cadres est posée dans un manifeste.

le premier objectif de ce manifeste est bien de créer un mouvement d’opinion internationale destiné à rompre un double silence :

- celui des cadres en entreprises qui n’ont pas de réel droit à une parole différenciée et alternative, qui n’arrivent pas à risquer individuellement cette parole pour interroger les critères de décisions auxquelles ils n’on pas toujours participé mais qu’ils sont souvent chargés de mettre en œuvre. Les politiques des entreprises, le pilotage stratégique par les coûts, en particulier, induisent des contraintes que les cadres assument au prix de contradictions vécues individuellement. Ils sont conduits à faire des choix, entre la morale et le respect des ordres donnés, entre la sécurité et l’efficacité, entre leur conscience citoyenne, la prospérité de leur entreprise et leur avenir professionnel.

- celui des entreprises qui abordent très souvent la question de la responsabilité sociale dans leur politique de communication mais qui n’offrent pas pour autant à leurs cadres les moyens de l’exercice effectif de leur responsabilité professionnelle et sociale.

De nos jours, l’écart existant entre la réalité de la responsabilité des cadres et la conscience qu’ils en ont semble se creuser pour deux raisons : en premier lieu, parce que leur formation les prépare de moins en moins à réfléchir à des questions comme le dialogue interculturel, la responsabilité sociale des entreprises, les évolutions de la société et l’impact des avancées de la recherche scientifique sur cette évolution.

En second lieu, parce que les cadres ne disposent pas d’espaces publics pour élaborer une réflexion
collective sur leur responsabilité et réfléchir aux conditions de l’exercice de cette responsabilité.

Dans une économie fondée de façon croissante sur la gestion des savoirs et des connaissances, une économie où des entreprises multinationales jouent un rôle prépondérant moins par le nombre de leurs salariés que par leur fonction de charnière dans l’organisation des marchés mondiaux, les cadres des entreprises et des administrations jouent un rôle décisif.


ci-dessous le texte complet du manifeste:

Manifeste pour la Responsabilité sociale des cadres

Notre démarche:

La question de la responsabilité sociale des cadres est portée par des mouvements associatifs, par le
mouvement syndical, par des associations d’entraide et de solidarité internationale d’étudiants et de jeunes professionnels. Ce même souci se retrouve dans les instances de formation. Des responsables de ressources humaines, soucieux de l’exercice de leur responsabilité, mènent également des réflexions similaires.

Il s’inscrit dans un mouvement international plus large mettant la responsabilité au cœur de l’éthique dans le monde d’aujourd’hui, du fait des interdépendances croissantes entre les êtres humains, entre les sociétés, avec leur environnement. Dans ce contexte, il ressort que ni les associations ni les structures syndicales ni les espaces de formation, pris séparément, ne suffisent à créer les conditions d’un espace public de réflexion et d’action sur la responsabilité des cadres.

Ce texte commun s’inscrit dans la recherche patiente de convergences sur un sujet qui paraît être au cœur des évolutions actuelles et futures du monde de l’entreprise et des administrations, de l’expertise et de la recherche.

Car le premier objectif d’un manifeste est bien de créer un mouvement d’opinion internationale destiné à rompre un double silence :

- celui des cadres en entreprises qui n’ont pas de réel droit à une parole différenciée et alternative, qui n’arrivent pas à risquer individuellement cette parole pour interroger les critères de décisions auxquelles ils n’on pas toujours participé mais qu’ils sont souvent chargés de mettre en œuvre. Les politiques des entreprises, le pilotage stratégique par les coûts, en particulier, induisent des contraintes que les cadres assument au prix de contradictions vécues individuellement. Ils sont conduits à faire des choix, entre la morale et le respect des ordres donnés, entre la sécurité et l’efficacité, entre leur conscience citoyenne, la prospérité de leur entreprise et leur avenir professionnel.

- celui des entreprises qui abordent très souvent la question de la responsabilité sociale dans leur politique de communication mais qui n’offrent pas pour autant à leurs cadres les moyens de l’exercice effectif de leur responsabilité professionnelle et sociale.

L’objectif de signer un manifeste consiste à créer un espace de débat sur la responsabilité sociale des cadres qui s’enrichirait des différences et qui conduirait à donner collectivement du sens aux actions, en organisant la confrontation d’idées et d’expériences individuelles sur le lieu de travail et en dehors de celui-ci.

Il s’agit donc de créer un mouvement d’opinion en favorisant une prise de conscience collective de la
question. La réussite de ce mouvement dépendra beaucoup de la médiatisation du manifeste et de
l’accueil qu’il recevra dans l’opinion publique.

Au-delà, il s’agit aussi de poser des actes concrets pour créer un réseau d’acteurs capables de porter
concrètement la discussion sur la responsabilité des cadres au sein des lieux de formation, de travail et d’expertise : mise en place et multiplication de lieux d’échanges décentralisés, préparation de supports d’intervention et tenue de conférences dans les universités et les écoles, constitution de fonds documentaires, capitalisation des retours d’expérience, mise en place de cellules d’écoute, valorisation de la pratique de bilans sociétaux dans les entreprises…

Responsabilité sociale des cadres

Les cadres en France, comme les « Professionals & Managers » dans le monde anglo-saxon, sont
reconnus par quatre capacités mises en œuvre de manière concomitante : technicité, autonomie, initiative et responsabilité.

- La technicité exprime la mise en œuvre pratique de connaissances théoriques et de savoir-faire
acquis sur le terrain.

- L’autonomie et l’initiative se combinent souvent pour définir la capacité d’action, par un ajustement
entre les règles et principes déjà existants et ceux qu’ils se déterminent individuellement ou collectivement.

- La responsabilité est un principe d’action, d’anticipation, de diligence et de précaution dans la sphère professionnelle. Si être responsable, c’est être capable de répondre, c’est aussi faire, anticiper et prévoir, puis rendre compte. La responsabilité est une compétence qui doit être légitimée donc reconnue.

De nos jours, l’écart existant entre la réalité de la responsabilité des cadres et la conscience qu’ils en ont semble se creuser pour deux raisons : en premier lieu, parce que leur formation les prépare de moins en moins à réfléchir à des questions comme le dialogue interculturel, la responsabilité sociale des entreprises, les évolutions de la société et l’impact des avancées de la recherche scientifique sur cette évolution. En second lieu, parce que les cadres ne disposent pas d’espaces publics pour élaborer une réflexion collective sur leur responsabilité et réfléchir aux conditions de l’exercice de cette responsabilité.

Pourtant, dans une économie fondée de façon croissante sur la gestion des savoirs et des connaissances, une économie où des entreprises multinationales jouent un rôle prépondérant moins par le nombre de leurs salariés que par leur fonction de charnière dans l’organisation des marchés mondiaux, les cadres des entreprises et des administrations jouent un rôle décisif.

Ils sont, notamment par les fonctions qu’ils occupent dans la recherche et développement, les vecteurs de l’introduction et de la diffusion des innovations qui contribuent à la transformation de nos sociétés et qui ont pu susciter, ces derniers temps, la méfiance de nos citoyens. La responsabilité des cadres à l’égard de la société découle de cette position de pouvoir et d’influence. Et pourtant, n’étant ni dirigeants, ni actionnaires, ni clients, leur responsabilité objective ne donne pas toujours lieu à une responsabilité politique ou juridique qui pourrait être engagée dans des situations de crises aux conséquences parfois dramatiques.

Citoyenneté dans l’entreprise:

Les cadres, relativement peu engagés, n’ont pas de véritable espace collectif et international pour
construire une pensée sur leur responsabilité et réfléchir aux conditions de son exercice, de manière individuelle ou collective.

Les scandales financiers qui frappent chaque jour les entreprises multinationales, les crises sanitaires et alimentaires qui ont secoué les pays de l’Union européenne ces derniers temps, les invitent pourtant à partager leur savoir avec les autres salariés et leurs concitoyens. En raison des connaissances qu’ils détiennent, les cadres sont directement interpellés par la demande sociale de maîtrise des enjeux de la mondialisation économique. Leur expertise doit trouver des lieux de confrontation avec les attentes de la société, pour construire des réponses appropriées aux incertitudes engendrées par la techno-science,
comme par la globalisation des enjeux économiques et sociaux.

Au-delà d’une définition juridique, la réflexion éthique en milieu professionnel doit procéder d’une
dynamique individuelle et collective. C’est la confrontation de situations individuelles, délicates ou difficiles, à des principes généraux admis collectivement et révisables à tout moment, qui permettrait de trouver des solutions chaque fois adaptées au contexte de l’action.

C’est pourquoi il devient indispensable que la citoyenneté des cadres soit explicitement reconnue sur leur lieu de travail par un droit d’intervention et d’initiative, droit reconnu d’expression pouvant aller dans certaines situations jusqu’au droit de refus ou d’opposition, sans leur faire encourir des représailles ou des sanctions. C’est au risque de la libre expression que peut se construire l’intérêt général.

Premiers signataires :

Le Centre des jeunes dirigeants d’entreprise (CJD) ;
Le Centre des jeunes dirigeants et des acteurs de l’économie sociale (CJDES) ; L’Ecole de Paris du management ;
La Fondation pour le progrès de l’homme (FPH) ; Ingénieurs sans frontières (ISF) ;
L’Union confédérale des ingénieurs et cadres (CFDT Cadres) ;
L’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (UGICT-CGT)

Signataires pressentis :

monde syndical et mouvements, associations professionnelles et organismes de
formation, monde des entrepreneurs,…




 


Interview : DANIEL MOREAU - le 03/12/2003

A propos de la présence de caméras à bord des bus. Daniel MOREAU, Secrétaire général du Syndicat CGT BUS.

Faciliter la circulation des véhicules de transport en commun doit être une priorité : les voyageurs y gagneraient en qualité en rapidité de transport et les machinistes y verraient un début d’amélioration de leurs conditions de travail.

Mais cette priorité aux transports en commun ne peut se faire à n’importe quel prix.

A chacun son rôle : les voyageurs voyagent, les agents de la RATP transportent et la police fait respecter les règles de la circulation.

Or il y a un projet de mise en place de caméras à bord des Bus pour constater les infractions dans les couloirs.

Il n’est pas question de faire un parallèle avec cette période noire où les Bus furent mis au service de la préfecture de police de Paris, mais pour la Cgt Bus dans une période où les citoyens de certaines villes sont sollicités officiellement pour des opérations de délation où la répression devient un modèle, les machinistes ne doivent pas en devenir un instrument.

Aujourd’hui, il existe un service chargé de faire respecter les itinéraires de Bus à la RATP, on doit le développer.

La constatation des infractions, la verbalisation, sont des missions de service public de la police nationale républicaine et elle doit s’y consacrer.

Voyageurs et agents subissent la gêne de véhicules dans les couloirs il faut y remédier.

Pour autant, la présence de caméra à bord des bus risque fort d’être source de conflits ; elle modifie le métier et les responsabilités de chacun. Elle cache sans doute aussi une opération de productivité.

Pour la Cgt bus, il faut offrir aux bus qui transportent les franciliens des couloirs libérés.

Pour la Cgt bus les machinistes doivent se consacrer au transport des voyageurs, pas à la répression des autres usagers de la chaussée.

La Cgt bus est hostile à cette opération.


Interview : JOEL NIGER - le 24/10/2003

Joël NIGER (Membre de la délégation CGT lors des négociations salariales).

Un an sans augmentation salariale (valeur du point) : voilà le lot quotidien de l’agent de la RATP qui affronte journellement l’ensemble des hausses telles : les produits de première nécessité ou bien le carburant, l’immobilier y compris indirectement celle des transports …

La défense des intérêts des salariés est, pour notre organisation, intimement liée à leurs intérêts financiers. C’est la raison pour laquelle nous avons écrit à la Direction pour négocier le principe d’une augmentation de la valeur du point (revendication que pour sa part, la CGT estime à un euro), ce qui permettrait aux bas salaires de l’entreprise de garder pour le moins le même écart qui existait en 2000 avec le SMIC et aux personnes de vivre une vie plus décente.

Or, à ce jour, que ce soit lors de la réunion plurisyndicale du 27 mars 2003 ou bien la lettre commune de l’ensemble des organisations syndicales du 12 mai ou encore lors de la réunion syndicats/direction du 18 juin 2003, force est de constater que la direction ne nous a pas écoutés préférant s’enfermer dans son cadre d’entreprise à savoir : 3,2% d’augmentation de la masse salariale.

Cette disposition des 3,2% est largement amputée par l’ensemble des mesures catégorielles ou d’effet report 2002, ce qui amène à une proposition, si elle était maintenue, de 0,01% d’augmentation de la valeur du point (équivalent à + 0,2 euro pour un agent N12 échelon 16).

Vous avouerez que cela semble bien peu au regard de l’investissement de tous les agents de l’entreprise qui ont à cœur le fonctionnement de notre service public.

Il faut que la Direction de la RATP retrouve la raison et annonce, lors d’une réunion plurisyndicale, une mesure d’augmentation de la valeur du point significative, et ce, dès le mois de novembre 2003.

Nous sommes prêts, avec les autres organisations syndicales représentatives du personnel si elles le souhaitent, à exiger une véritable augmentation de salaire.

Nous oeuvrerons à créer les conditions pour se rassembler autour de cette revendication. C’est le sens du courrier que la CGT/RATP vient d’adresser à toutes les organisations syndicales représentatives de notre entreprise publique.

PARIS le 22 octobre 2003


Interview : GERARD LEBOEUF - le 23/10/2003

LE SITE DE LA CGT-RATP :

Gérard LEBOEUF, Secrétaire général de l'Union Syndicale CGT/RATP

Chacun (e) d'entre vous peut découvrir le site CGT/RATP et donner ses commentaires, ses réactions, ses propositions.


Bien entendu, on pourrait se demander pourquoi la CGT/RATP ne s'est pas dotée plus tôt d'un tel outil de communication, d'échange …alors que cette technologie (qui n'est plus vraiment "nouvelle") fait son chemin parmi les syndicats, les associations, les citoyens ... même si la présence physique, le contact direct restent, et dans la culture syndicale de la CGT, et en terme d'échange "sur le terrain" d'une toute autre qualité.
Il ne s'agit pas d'opposer un outil à une pratique, mais de réfléchir à ce que cet outil peut apporter tant en image qu'en efficacité à la démarche syndicale que nous voulons dynamiser, poursuivre.
Bien sûr, tout est discutable : la forme et le fond, la couleur, le graphisme … mais n'y a-t-il pas pour chacun d'entre vous à réfléchir, comme nous l'avons fait nous-mêmes pour se servir de ce support et pour donner votre avis afin de l'améliorer.

Dans les pages du site :
chaque salarié pourra trouver une occasion supplémentaire de se syndiquer, de signer une pétition, de réagir, d'agir.

chaque syndiqué (e) pourra s'informer plus facilement, compléter son information.

chaque élu trouvera le texte de référence CGT pour réfléchir sur son intervention, préparer un avis.

mais aussi, chaque agent de la RATP, chaque usager pourra, au travers nos forums et ses pages "Paroles d'usagers" ; "Paroles d'agents" participer aux débats, donner ses réactions, son avis … ce qui va tout à fait dans le sens d'une organisation attentive aux préoccupations de chacune et chacun, ouverte aux débats et … offensive pour améliorer la vie des salariés en pesant encore et toujours sur les choix politiques et orientations sociales.

Dans la rubrique suggestions, vous pouvez réagir sur ce site CGT/RATP, donner votre appréciation et vos propositions pour l'améliorer car , sur ce sujet, comme sur d'autres, tous ensemble, nous sommes plus efficaces.

G.L.


Interview : JACQUES SANCHEZ - le 09/10/2003

TOUS ENSEMBLE A BERCY LE 23 OCTOBRE 2003 - 10 HEURES

RETRAITES RATP

LES RAISONS DE SE RASSEMBLER ET DE MANIFESTER
NE MANQUENT PAS !
ALORS, TOUS ENSEMBLE A BERCY
LE 23 OCTOBRE 2003 – 10 H 00


En cette mi-septembre, nous aurions tort de chercher des raisons nouvelles pour que notre rassemblement unitaire du 23 octobre 2003 soit une réussite.

D’abord et après la période intense qui nous a vus par milliers dans les rues de France pour la défense de la retraite est encore dans toutes les mémoires.

D’ailleurs même si le texte a été voté, nous ne pouvons nous satisfaire de travailler plus pour gagner moins et la bataille n’est pas perdue d’autant que la majorité des Français reste opposée à cette remise en cause car il est évident que les conséquences sur l’âge et le montant des retraites représentent un recul sans précédent et inacceptable que tous, du plus jeune au plus ancien, continueront de combattre pour imposer des solutions dignes d’une société évoluée du XXIème Siècle.

D’ailleurs les négociations sur les retraites complémentaires continuent de démontrer les ambitions démesurées du MEDEF : toujours plus de profits sur le dos des salariés, des retraités, des chômeurs dont le nombre va dramatiquement augmenter.

Sans vouloir noircir le tableau, il faut ajouter immédiatement un mot sur l’émotion et le drame qu’ont suscité les 15.000 décès dûs à la canicule. Il fait éclater au grand jour le scandale des politiques successives s’attaquant à notre système de santé dont la France pouvait être fière. Il n’est pas besoin d’être devin pour comprendre que sans l’intervention de tous, les inégalités d’accès aux soins vont s’aggraver.

Compte tenu de cette situation, la manipulation sur la baisse des impôts paraît suspecte ! En effet, si baisser les impôts sur le revenu redonne à l’évidence du pouvoir d’achat aux ménages concernés et relance l’économie comme le répète le Premier Ministre, dans la pratique, baisser les impôts profitera d’abord et surtout aux riches qui pourront accroître ainsi leurs placements financiers.

La majorité des ménages, elle, dispose toujours de moins d’argent du fait du blocage des salaires, de la baisse du pouvoir d’achat, de la hausse des impôts locaux due aux transferts de charges, etc. sous le faux prétexte des conseils généraux, du nouveau financement de l’APA.

Avec la méthode de revalorisation des pensions aujourd’hui, ce sont encore les retraités qui seront frappés de plein fouet par ce nouveau recul de leur pouvoir d’achat.

Assez de culpabilisation des personnes âgées qui « coûteraient » trop cher à la sécurité sociale …

Nos choix ne peuvent être ceux du MEDEF qui vient de faire supprimer 400 millions d’euros d’aide aux retraités âgés pour venir en aide à même niveau dans le cadre de la réduction de l’impôt sur les grandes fortunes (ISF).

Comment accepter encore les mauvais coups supplémentaires de baisse de 65 à 35% du taux de remboursement de 617 médicaments fréquemment prescrits qui s’ajoutent aux 650 médicaments non remboursés par la sécurité sociale et l’augmentation du forfait hospitalier.

D’autant que, dans le même temps, la baisse des cotisations patronales depuis 1993 est passée à 21 milliards d’euros pour l’année 2001.

Que dire de la baisse d’intérêts du livret A de 3,2% à 2,5%, mesure une nouvelle fois injuste pour les salariés et les retraités les plus modestes. Et des augmentations répétées du tabac, de l’essence, du prix du pain, des fruits, du café, etc…

Comme vous pouvez le constater, la liste s’allonge et nous pourrions encore et encore écrire des faits que tout le monde connaît. Il faut donc réagir au plan national, dans notre entreprise.

Aussi, dans l’unité, avec les organisations syndicales de retraités CGT, UNSA, FO, CFDT, CFTC et INDEPENDANTS nous serons nombreux le 23 octobre 2003 à 10 H, au siège de la RATP pour exiger une fois encore nos revendications unitaires qui motivent les retraités :

Un treizième mois ou son équivalent à celui des actifs avec un calendrier d’application plus court, soit 2005.
De véritables mesures de péréquation pour toutes les catégories de retraités.
Une réelle revalorisation du point de base compte tenu de la baisse incessante du pouvoir d’achat.
Une pension égale à 75% du salaire actif, primes et rémunérations annexes incluses avec un taux de réversion égal à 75% de la pension pour 37,5 annuités.
La prise en compte des revendications spécifiques concernant la protection sociale, la mutuelle, le logement et que notre régime particulier soit maintenu et amélioré.
La gratuité des transports en Ile de France.

Comme vous le voyez, Chers (es) Camarades, les arguments pour faire aboutir nos revendications ne manquent pas !

Tous ensemble, relevons le défi !


Le Secrétaire général de l'Union Syndicale des Retraités CGT de la RATP
Jacques SANCHEZ




CONTINUER, AGIR ET AMPLIFIER LE MOUVEMENT - le 05/06/2003

La CGT/RATP, avec les Fédérations FO, CGT, CFDT des transports, constate l’ampleur des différentes journées de grève et de manifestations dans l’ensemble de leurs différents secteurs.

Paris le 5 juin 2003


CONTINUER, AGIR ET AMPLIFIER
LE MOUVEMENT

La CGT/RATP, avec les Fédérations FO, CGT, CFDT des transports, constate l’ampleur des différentes journées de grève et de manifestations dans l’ensemble de leurs différents secteurs.

La CGT/RATP dénonce les manœuvres du gouvernement, relayé par les médias, pour diviser les salariés, pour désinformer les citoyens sur l’engagement réel des salariés, et du public et du privé, dans le rejet du projet Raffarin/Fillon.

La direction de l’entreprise persiste à ne pas communiquer les chiffres réels de grévistes et multiplie les pressions pour que des agents qui ont décidé de se mettre dans l’action ne puissent le faire … et pourtant, même si des inégalités existent dans les différents secteurs de l’entreprise, plus de salariés qu’hier encore se sont mobilisés.

Bien sûr, nous pensons que le choix de certaines organisations syndicales à la RATP ne crée pas les conditions d’un élargissement à la hauteur de l’enjeu … mais, de l’avis de nombre de leurs militants, il n’est pas exclu de pouvoir envisager de nouvelles formes unitaires d’actions et d’initiatives.

Bien sûr, nous savons que seuls les agents de la RATP ne peuvent obliger le gouvernement à entendre les salariés ;

Lucides, nous ne voulons ni nous résigner à laisser passer ce « projet » gouvernemental, ni nous satisfaire d’une mobilisation qui doit encore rassembler plus d’agents de la RATP mais aussi plus de salariés du privé.

Le 5 juin, la grève reprend du souffle : à Bus, au Métro, au RER la grève s’étend. Les assemblées générales à la RATP comme à la SNCF, ont reconduit la grève pour demain. De nouveaux salariés ont décidé de s’inscrire dans les actions : routiers, Michelin, Renault, EDF, éducation nationale, finances … La détermination des salariés se renforce.

Nous invitons à poursuivre les débats avec les salariés, établissement par établissement, entreprise par entreprise, et ce, dans l’unité la plus large pour décider collectivement de la poursuite de notre engagement dans les jours à venir.

De partout, les militants CGT expliquent, échangent, proposent, créent les conditions de gagner pour nous faire entendre du gouvernement. Il faut rassembler plus fort encore, tant des salariés du privé que du public, avec la démocratie qui doit être le moteur de la décision de l’action.

Chaque salarié doit mesurer l’enjeu de société que la réforme Fillon représente et bien mesurer également que sa décision pèse, soit pour laisser passer en l’état, soit pour apporter sa pierre à la construction d’un autre projet, à l’exigence du maintien du statut de l’entreprise et du régime spécial retraites et maladie.

Tout nous confirme que les régimes spéciaux sont concernés. C’est pourquoi, il nous faut continuer, agir et amplifier le mouvement.

Dès aujourd’hui et tous les jours, dans les assemblées générales, sur les piquets de grève, en ligne, dans les bureaux et ateliers, nous pouvons convaincre les agents de toutes les catégories de nous rejoindre dans l’action.

Le 10 juin : CGT, FO, UNSA, FSU appellent à un temps fort avec une manifestation à partir de 14 Heures de Bastille vers l’Assemblée Nationale : une nouvelle initiative qui doit permettre d’élargir encore le rapprochement des salariés dans l’action et de gagner la grève dans de nouvelles entreprises.

Mais sans attendre, une nouvelle étape du rassemblement des agents de la RATP est organisé ce vendredi 6 juin 2003 entre 12 et 14 Heures à proximité du Ministère des Transports au métro rue du Bac.


ENSEMBLE IMPOSONS D'AUTRES CHOIX ! - le 04/06/2003

Réseaux de transports urbains en grève à travers le pays, poursuite de l’action à la SNCF, aux PTT, à l’Assistance Publique, dans l’éducation, au nettoiement, dans les secteurs financiers, les commerces, les hôpitaux, la métallurgie, les assurances … une nouvelle fois, public et privé se sont retrouvés unis hier contre le projet Raffarin/Fillon et ont décidé ou examinent les suites pour faire grandir la généralisation du mouvement.

Mais, comme nous l’indiquions dans notre appel du 3 juin, tout est fait pour désinformer, pour semer le doute, le trouble.

La CGT/RATP a fait le choix d’appeler à poursuivre et amplifier la mobilisation pour, ensemble, imposer d’autres choix.

La CGT/RATP a fait le choix de débattre avec les agents sur la situation, la nécessité d’agir.

La CGT/RATP a fait le choix de l’information et le choix de la démocratie pour déterminer le sens, le contenu, la forme de l’action.

Le gouvernement maintient, dans une attitude provocante, son refus de répondre à l’exigence des salariés du pays qui ne veulent pas de « sa « réforme, son refus d’un véritable débat démocratique, gage de la légitimité d’un nouveau projet de réforme permettant de garantir l’avenir du système de retraite.

La direction se refuse à communiquer les chiffres de grévistes aux organisations syndicales, elle manipule ceux qu’elle adresse aux médias. Dans le même temps, elle multiplie les pressions morales, argumente faussement sur la non possibilité de rentrer aujourd’hui dans le mouvement, menace de situation d’absence illégale ceux qui veulent faire grandir les actions engagées, les renforcer, ceux qui désirent s’y inscrire.

C’est une manœuvre dangereuse qui crée des tensions et ne permet pas à tous les agents de se déterminer vraiment sur leur propre engagement.

Nous le rappelons : la réforme sur les retraites est un enjeu de société, l’imposition du « projet » Fillon/Raffarin sans négociation marque le sens des agissements pour le présent et pour l’avenir du gouvernement.

Notre régime de retraite aura un jour ou l’autre à s’appuyer soit sur les principes de cette réforme imposée au privé comme à l’ensemble des régimes ou sur ce que nous aurons su gagner.

Il faudra bien alors que chacun mesure, se souvienne des décisions qu’il a prises ou pas pour éviter un recul, pour construire une réforme des retraites dans le cadre du régime par répartition marquant un progrès.

Ce dossier mais d’autres aussi : salaires, emplois, protection sociale maladie nécessitent un engagement, une mobilisation massive des salariés. Nous travaillons à cela mais cette mobilisation dépend avant tout de l’engagement de chaque salarié.

Nous avons d’autres rendez-vous où public/privé, nous pourrons faire entendre, à nouveau, notre voix :

 Poursuivons le mouvement décidé dans les assemblées générales

 Répondons présents aux rassemblements, manifestations organisés en Ile-de-France (comme dans tout le pays), auprès des préfectures et/ou sous-préfectures les 4,5 et 6 juin.

 Participons nombreux à faire du 10 juin, (jour prévu pour le début du débat à l’Assemblée Nationale) dans le cadre de l’appel national de la CGT, la CGT/FO, de l’UNSA et de la FSU, un nouveau rendez-vous majeur de grèves et de manifestations.


LA CGT/RATP APPELLE A POURSUIVRE ET A AMPLIFIER LA MOBILISATION - le 03/06/2003

Ce 3 juin fait la démonstration qu’une généralisation du mouvement privé/public est en train de grandir dans le pays contre le projet Fillon pour une réforme des retraites à garanties sociales dans le cadre du régime par répartition.

Les tentatives de division, de désinformation ne manquent pas et ne vont pas manquer pour semer le doute, le trouble, pour interroger chaque salarié sur sa participation réelle à l’action.

A la RATP, la direction fait le blocus de l’information pour contrôler les chiffres de salariés en grève et ne sortir que des chiffres aseptisés en conformité avec la stratégie gouvernementale et pourtant …

Ce 3 juin, les agents s’inscrivent dans les initiatives proposées, bien au-delà de la seule représentation CGT/RATP… des sections syndicales d’autres organisations, leurs militants participent aussi ou réfléchissent à leur participation à venir.

Oui ! les salariés ont compris que nous n’avons pas d’autre solution que d’agir … ou d’accepter que le projet Fillon s’impose sans négociation avec un accord minoritaire, aux salariés du privé et à l’ensemble des salariés de France quels que soient leurs régimes de retraite.

Pas une rencontre, tant au niveau du ministère, de la direction générale de la RATP, pas un propos de membres du gouvernement ne donne de réelles garanties pour l’avenir des régimes spéciaux : tout indique que le jour viendra d’aligner notre régime sur la situation dégradée du régime général.

Nombre d’agents de la RATP l’ont bien compris comme l’ont bien compris également, et les agents de la SNCF et leurs organisations syndicales CGT, CFDT, FO, UNSA, SUD RAIL qui sont unies dans l’action.

La CGT à la RATP, avec les organisations nationales FO, UNSA, FSU, G10, avec les millions de salariés à travers le pays, qui ont manifesté, cessé le travail et s’apprêtent à le faire encore dans un mouvement s’inscrivant dans la durée, est loin d’être isolée. La CGT/RATP a pris ses responsabilités avec les salariés du public et du secteur nationalisé mais aussi les salariés du privé : commerces, banques, organismes sociaux, construction, transports urbains …

En phase avec les assemblées générales, nous avons contribué à gagner une mobilisation massive privé/public le 25 mai ; nos responsabilités, nous les assumerons encore pour aujourd’hui et pour demain en lien avec tous les salariés – sans aucune exclusive. Il appartient au gouvernement de faire le geste attendu au déblocage de la situation, de répondre aux exigences des salariés du pays qui ne veulent pas de « sa » réforme … à la direction de la RATP de savoir entendre et résoudre les autres sujets de mécontentement des agents.

Ensemble, tous ensemble, dès demain, débattons, agissons dans nos établissements, travaillons au lien privé/public, donnons du souffle à notre action. Dès demain encore, agissons pour gagner.

Après le 3 juin, seule la poursuite de la généralisation du mouvement privé/public, s’inscrivant dans la durée, pourra faire céder le gouvernement.

Paris le 3 juin 2003


MOBILISATION RETRAITE : UNE GRANDE DETERMINATION … D'AUTRES PERSPECTIVES - le 15/05/2003

Avec une puissante participation des salariés du privé comme des agents du secteur public avec près de deux millions de manifestants, dont plusieurs milliers d’agents de la RATP (en témoignent les chiffres de grévistes annoncés par la Direction de la RATP de l’ordre de plus de 90%), une étape très importante vient d’être franchie dans le processus de mobilisation rejetant le projet de réforme de retraites désastreux que le gouvernement entend soumettre au parlement dès le mois de juin.

Le niveau d’engagement des salariés de la RATP, les suites qui ont été données après le 13 mai dans les décisions démocratiques prises dans les assemblées générales du personnel, partout où elles se sont tenues, s’appuient certes sur le refus de la réforme Fillon/Raffarin … mais le mécontentement exprimé est également le fruit de l’inquiétude et des insatisfactions sur différents aspects qui vont de la politique salariale, de l’emploi, de la protection sociale et de la politique concernant l’avenir du service public RATP, de l’entreprise et de son statut, ce qui ne peut en aucun cas dédouaner l’entreprise de ses responsabilités.

La CGT, à tous niveaux, a pris ses responsabilités d’organisation syndicale, ses militants (es) se sont investis avec détermination avec les agents pour les informer, débattre avec l’ensemble sur la base des éléments permettant aux salariés eux-mêmes de se déterminer.

Les discussions programmées par le Ministre, M. FILLON n’ont rien changé sur le fond de la « réforme » et confirment la nécessité de faire grandir la mobilisation plus encore, tant dans le public que dans le privé, ce qui implique à chacun d’entre nous de créer les conditions les meilleures de réussite d’un plus large engagement dans les initiatives et actions.

Des assemblées générales, il ressort :

- une volonté de mobilisation ;
- une farouche détermination à se faire entendre ;
- un souci du « tous ensemble », de la recherche de l’unité la plus large possible ;
- un refus catégorique d’éviter le piège du gouvernement d’opposer les agents de la RATP aux salariés du privé ;
- la nécessité de créer les conditions d’un large soutien de l’opinion publique pour rassembler encore plus et plus fort dans les initiatives à venir.

Dans la matinée du 15 mai, nombre d’assemblées générales ont décidé, tout en créant les conditions d’élargir la mobilisation, de suspendre les arrêts de travail.

La CGT/RATP appelle les salariés à maintenir la mobilisation, à élargir à tous les salariés et à préparer de nouveaux rendez-vous, dont celui de la très grande manifestation nationale du 25 mai ; trois jours avant que le gouvernement n’arrête son projet de loi qui sera soumis au Parlement.

Forts de notre cohésion, de notre unité, de notre détermination il est évident pour tous que si le gouvernement demeurait sourd aux attentes sociales et confirmait, le 28 mai, jour du Conseil des Ministres, le contenu actuel de son projet, il ferait le choix d’entrer, dès les premiers jours de juin, dans une phase de confrontation sociale majeure, à la mesure des enjeux de société que représentent les décisions en matière de retraite. La situation étant évolutive, nous ne manquerons pas d’informer les agents de la RATP, si jamais le calendrier prévu venait à se modifier.

La CGT, avec les salariés, tous les agents de la RATP qui se sont rassemblés le 13 mai, puis dans les assemblées générales, s’engageront fermement dans la bataille, déterminés à imposer la volonté des salariés.


APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA RATP - le 29/04/2003

Après plusieurs semaines de tergiversations, le gouvernement a fait connaître ses orientations sur les retraites.

APPEL DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA RATP :
CGT – UNSA – FO – CFDT – FSI – CFE/CGC - CFTC

Après plusieurs semaines de tergiversations, le gouvernement a fait connaître ses orientations sur les retraites. Celui-ci continue et amplifie sa politique libérale et veut imposer à tout prix ses choix d’une société où seule domine la recherche de profits au détriment de la réponse aux besoins de l’ensemble de salariés.

Les mesures gouvernementales sur la réforme des retraites annoncent un véritable recul de société. Gouvernement et MEFEF veulent casser l’ensemble des retraites. Régime général et régimes spéciaux : tous concernés.

Les organisations syndicales de la RATP rejettent les propositions gouvernementales. Devant les exigences du MEDEF et du gouvernement, il est indispensable que les salariés interviennent largement pour garantir l’ensemble des régimes de retraite.

Après les fortes mobilisations des 1er février, 3 avril et 1er mai 2003, les syndicats de la RATP appellent les salariés du privé et du public, les retraités, les privés d’emploi à participer massivement à la journée nationale de manifestation et de grève du 13 mai 2003.

Les agents de la RATP sont concernés.

Parlant des régimes spéciaux dont la SNCF et la RATP, voici ce qu’a dit François FILLON sur France 2 : « les régimes spéciaux, ils ont des spécificités, naturellement, les principes généraux que nous allons inclure dans la loi sont destinés à s’appliquer à tout le monde. Mais, pour les régimes spéciaux, qui représentent 5% des personnes concernées par cette réforme, ce sera dans le cadre d’une négociation dans l’entreprise (d’ailleurs, cela a commencé à EDF) que les choses seront réglées ». On ne peut être plus clair !

Les organisations syndicales CGT, UNSA, FO, CFDT, FSI, CGE/CGC, CFTC réaffirment leur attachement au système de retraite par répartition et à la convergence d’intérêt de tous les salariés.

Elles appellent les agents RATP, actifs et retraités, de toutes les catégories à faire grève et à venir à la manifestation du 13 mai 2003 avec l’ensemble des salariés et des retraités du privé, comme du public, avec les objectifs suivants :

 Maintien et garantie de notre régime de retraite, de sa spécificité, de ses particularités (37,5 annuités de versements, l’âge de départ à la retraite à 50, 55, 60 ans selon les personnels concernés, calcul sur les 6 derniers mois …).
 La garantie d’un taux de remplacement élevé par rapport à l’ensemble de la rémunération.
 La mise en place d’une véritable péréquation des pensions sur les salaires.

PUBLIC/PRIVE ACTIFS/RETRAITES

Massivement dans l’action le 13 mai 2003 pour sauver nos retraites, nos régimes spéciaux.

FAIT A PARIS LE 29 AVRIL 2003


DECES DE HENRI KRASUCKI - le 27/01/2003

Nous sommes parmi les milliers de personnes qui éprouvent la tristesse immense d’avoir perdu un des leurs.
La disparition d’Henri nous marque particulièrement, comme elle doit marquer tous ceux qui, au cours de leur vie, de leur engagement, ont eu la chance de croiser son intelligence, sa culture, sa qualité d’écoute et d’analyse, sa disponibilité militante, humaine –
Son parcours, ses convictions, la manière dont il a assumé l’ensemble de ses responsabilités, marquent le respect autant que l’homme lui-même.
Nous voulons aussi apporter nos condoléances à son épouse, ses enfants et petits-enfants et l’expression de notre profonde sympathie.
L’histoire de la CGT restera marquée par Henri comme nous-mêmes lors des rencontres, des débats que nous avons organisés et auxquels il a pris, avec l’ensemble de ses qualités, toute sa place ; de l’honneur qu’il nous faisait de répondre à nos invitations autant que de possible et des visites qu’il a rendues aux salariés de notre service public, de jour comme de nuit, marquant ainsi sa volonté d’être au plus proche des salariés, à leur écoute.
Nous ne pouvons que nous associer à l’ensemble deshommages rendus à notre Henri, notre Krasu, avec tout le respect, l’amitié que nous lui devons et la fierté simple d’avoir eu à partager des moments de vie à ses côtés.

Bien fraternellement.

la CGT/RATP
Ses militants, ses syndicats


RETRAITES : COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES DE LA RATP - le 22/01/2003

Les organisations syndicales CGT, UNSA, FO, CFDT, FSI, CFE-CGC, CFTC de la RATP se sont rencontrées le 22 janvier 2003 pour aborder la question des retraites.

Ensemble, elles ont examiné l’appel unitaire à une journée nationale de manifestation interprofessionnelle le 1er février 2003 sur l’avenir des retraites.

Elles invitent l’ensemble des salariés des secteurs publics et privés, les retraités, les privés d’emploi, à manifester pour faire valoir leurs revendications.

Elles dénoncent la volonté du patronat et du gouvernement de vouloir imposer leur réforme du régime de base et l’alignement des régimes particuliers et spéciaux sur le privé remettant en cause et le statut du personnel et celui de l’entreprise nationale.

Elles sont attentives et seront vigilantes quant au maintien du fondement du régime particulier né des spécificités de notre service public, de ses contraintes et des acquis de générations d’agents.

Les syndicats CGT, UNSA, FO, CFDT, FSI, CFE-CGC, CFTC de la RATP s’inscrivent pleinement pour la réussite de cette journée interprofessionnelle avec les objectifs suivants :

- La volonté de garder et d’améliorer le régime spécial RATP et ses particularités comme le souhaite l’immense majorité des agents.

- Le maintien de la durée de cotisation actuelle pour les agents de la RATP.

- La conservation de notre régime de retraite, de sa spécificité, son identité et de ses particularités.

- La garantie d’un taux de remplacement élevé par rapport à l’ensemble de la rémunération.

- La mise en place d’une véritable péréquation des pensions pour toutes les catégories de retraités.

L’ensemble des organisations syndicales présentes sont attachées au système général des retraites par répartition et s’engagent à travailler aux convergences d’intérêts de tous les salariés pour sa pérennité. C’est pourquoi, elles dénoncent les discours orchestrés qui tendent à la négation des contraintes des agents du service public et à la casse de la solidarité entre générations.

L’ensemble des organisations syndicales s’engagent à poursuivre cette volonté unitaire dans les jours à venir afin de répondre aux souhaits des agents de la RATP et s’engagent à défendre ce positionnement.

Une démonstration de force est nécessaire.

Elles appellent donc les agents de la RATP à participer massivement à la manifestation du 1er février 2003 qui démarrera à 14 H place de la République.


FAIT A PARIS LE 22 JANVIER 2003


DECENTRALISATION DES COMMISSIONS DE CLASSEMENT PAR UNITE = MENACES SUR L’AVANCEMENT - le 07/01/2003

Depuis qu’elles ont été informées de la décision unilatérale de la Direction de décentraliser les Commissions de Classement Opérateurs dans les unités, les Organisations syndicales CGT, UNSA, FO, INDEPENDANTS ont entrepris de multiples démarches pour s’opposer à ce diktat.

CGT – UNSA – FO – INDEPENDANTS


DECENTRALISATION DES COMMISSIONS DE CLASSEMENT PAR UNITE =
MENACES SUR L’AVANCEMENT

Depuis qu’elles ont été informées le 7 janvier 2003 de la décision unilatérale de la Direction de décentraliser les Commissions de Classement Opérateurs dans les unités, les Organisations syndicales CGT, UNSA, FO, INDEPENDANTS ont entrepris de multiples démarches pour s’opposer à ce diktat.

Ensemble, elles se sont exprimées lors de l’intersyndicale du 7 janvier pour demander à la direction de ne pas appliquer cette décision sans négociation préalable.

Ensemble, elles se sont adressées à Madame IDRAC lors de la présentation de ses orientations, le 5 février, pour dénoncer la dérive du dialogue social depuis son arrivée dans l’entreprise et leur profond désaccord sur la façon de traiter ce dossier.

En confiant la responsabilité des Commissions de Classement Opérateurs aux directeurs d’unités, les agents seront, de fait, livrés au bon vouloir de leur hiérarchie sans la possibilité d’appel que représentait le département en cas de conflit.

Les différents protocoles qui régissent les déroulements de carrière et l’avancement, négociés en transversal et pour l’ensemble des sous-filières concernées, risquent de se voir dénaturés par une application dans les unités.

Comment vérifier sur une unité que l’ensemble des possibilités d’avancement ou de nominations a bien été donné ? Que la direction n’essaie pas, par ce biais, de reprendre ce qu’elle a été obligée de lâcher lors des négociations sur le déroulement de carrière, sous la pression des organisations syndicales ?

Comment pourra-t-on éviter que les commissaires classeurs subissent la pression de leur propre hiérarchie ? Comment empêcher les directeurs qui ont déjà fait leurs preuves, d’utiliser le chantage à l’avancement ?

Aujourd’hui, faute de réponse, ces mêmes organisations ont décidé de saisir la Commission Mixte du Statut RATP et l’Inspection du travail pour demander le respect du statut en ce qui concerne les Commissions de Classement.

Les syndicats CGT, UNSA, FO, INDEPENDANTS ne désigneront pas de Commissaires Classeurs dans les commissions décentralisées avant d’avoir eu connaissance des réponses du Président de la Commission Mixte et de l’Inspecteur du travail et ils demandent à l’entreprise de surseoir à la tenue des commissions concernées.


DECLARATION UNITAIRE DES SYNDICATS DE LA RATP - le 20/09/2007

Les agents de la RATP, à l'instar des organisations syndicales, sont fortement attachés à leur régime de retraite...

A la suite du discours du Président de la République du 18 septembre dernier et des mesures annoncées, particulièrement concernant le projet de reforme des régimes spéciaux de retraites, dont celui des agents de la RATP, l'ensemble des organisations syndicales de la RATP s'est réuni ce jour afin de faire le point sur l'analyse de la situation sociale et des réponses à y apporter.

Le calendrier imposé nous apparaît ne pas être de nature à un dialogue social serein et de qualité. Voulant réformer à « marche forcée », les salariés ne seront pas en capacité d'être informés ni mis au coeur de ce débat majeur.

Nous réaffirmons que les réformes des régimes spéciaux (qui représentent moins de 5% des régimes de retraite) ne permettront pas de répondre aux problématiques réelles de financement du système de retraite par répartition en France.

Les agents de la RATP, à l'instar des organisations syndicales, sont fortement attachés à leur régime de retraite, fruit de la prise en compte historique de la pénibilité et de nos contraintes de service public.

Conscients de leur responsabilité et souhaitant placer les agents au coeur de ces enjeux, nos organisations syndicales travaillent à des initiatives, dans une démarche cohérente avec les autres grands secteurs concernés.

Aucune initiative, dont le recours à une ou plusieurs journées d'action, n'est aujourd'hui exclue.


PROJET DE REFORME DES REGIMES SPECIAUX DE RETRAITE - le 18/09/2007

Tenter de faire croire que la réforme des régimes spéciaux de retraites permettrait d’équilibrer l’ensemble des régimes et d’augmenter le niveau des basses pensions est à la fois illusoire, démagogique et populiste.

La CGT/RATP, première organisation syndicale de la RATP, prend acte des choix politiques et de méthodes du Président de la République annoncés à l’occasion de son discours au Sénat ce jour portant notamment sur la réforme envisagée des régimes spéciaux de retraites, dont celui des agents de la RATP.

Les salariés de notre entreprise, à l’instar de notre organisation syndicale, sont fortement attachés à leur régime spécial de retraites.

Faire le choix du service public, c’est aussi prendre en compte nos missions de service public, ses contraintes, la pénibilité, au regard du niveau de notre protection sociale.

Tenter de faire croire que la réforme des régimes spéciaux de retraites permettrait d’équilibrer l’ensemble des régimes et d’augmenter le niveau des basses pensions est à la fois illusoire, démagogique et populiste.

Sur la méthode, le Président contraint les partenaires sociaux de notre entreprise à un calendrier précipité, faisant du dialogue social un alibi à des réformes contraintes, les résultats de celles-ci étant largement identifiés dans son discours au travers l’annonce de l’alignement de notre régime sur les dispositions actuelles du régime général de la Fonction publique.

De plus, cette réforme est annoncée comme la première phase de réformes à venir en 2008, dans la continuité de la réforme « Fillon » entreprise en 2003 …

La CGT/RATP s’oppose à toutes remises en cause des dispositions du régime spécial de retraites des agents de la RATP qui viseraient à un alignement « par le bas » sans répondre aux problématiques réelles de financement que rencontre notre système de retraites par répartition de façon globale, et sans répondre non plus à tous les salariés du secteur privé qui aujourd’hui posent la question d’une compensation de la pénibilité.

Les régimes spéciaux de retraites, dont celui de la RATP, sont le résultat de luttes sociales et d’accords d’entreprise prenant en compte, notamment  les contraintes du service public. Leur remise en cause de façon unilatérale sera source de conflits comme cela a pu être le cas en 1995 et en 2003.

Dès aujourd’hui, la CGT-RATP et l’ensemble des organisations syndicales représentatives de l’entreprise ont décidé de se réunir JEUDI 20 SEPTEMBRE 2007 afin de définir un ensemble d’initiatives, de propositions permettant le maintien de notre régime spécial de retraites et sa pérennité.