Séance du 13.02.2015

Logo-CRE3Comment pouvait-on commencer cette séance  sans évoquer le terrible, les inadmissibles attentats, ces atteintes à la liberté de penser et de s’exprimer qui ont endeuillé notre capitale, notre pays d’un écho dépassant les frontières ?
Des attentats qui ont endeuillé surtout des familles et créé indignation et réaction au travers les cris de « je suis Charlie », de « liberté d’expression » et qui ont rassemblé dans les rues, sur les habituels parcours de manifestations, nombre de citoyens voulant d’une manière ou d’une autre exprimer leur indignation.
Bien sûr, tous ne partageaient pas les mêmes convictions, les mêmes conceptions de société, les mêmes engagements confessionnels.
Et maintenant…Nombre de débats restent ouverts sur le type de société que nous voulons, sur l’Etat sécuritaire, sur la Laïcité, sur l’Education, sur l’impact des ghettos que sont certaines banlieues et leur taux de chômage inadmissible …
Ces débats parmi d’autres qui s’inscrivent dans le même temps qu’une actualité sociale que certains auraient aimé relayer au second plan.
Une actualité qui porte sur le projet de loi dit « Macron », une loi qui vise au   démantèlement du droit social dans son intégralité.
Une loi qui loin de ne s’attaquer qu’au travail dominical (ce qui est déjà énorme), vise aussi à une remise en cause de la prud’homie et une remise à plat des institutions représentatives du personnel , la disparition des CHSCT , et leur fusion avec les comités d’entreprises.
Une actualité qui porte aussi sur les exigences salariales dans les transports, sur les négociations sur le dialogue social devant la volonté du MEDEF de viser à éloigner les représentants du personnel , des salariés, de leur lieu et des réalités de travail – avec des changements possibles sur les comités d’entreprise et leurs prérogatives – marquent entre autres sujets des ambitions et des objectifs, arsenal supplémentaire de l’austérité.
Concernant le point  à l’ordre du jour de cette séance, nul besoin de revenir  sur les résultats des élections puisque cela a déjà fait l’objet d’une déclaration lors de la dernière séance du 2 Décembre dernier.
Pour autant on ne peut faire abstraction de ce qui s’est déroulé depuis le 22 décembre date de réunion de négociation sur la mise en place du CRE.
Il est tout de même à noter que certains « manquements » ont eu pour conséquences une mise en place plus que tardive de notre Comité Régie d’Entreprise avec des incidences non  négligeable sur sa gestion qui sans l’investissement et le professionnalisme de la direction générale de notre Comité, aurait pu être préjudiciable tant pour les agents que pour les salariés du CRE.
En l’absence d’accord entre les syndicats et la direction de l’entreprise, il revenait à la DIRECCTE de définir comment devait être constitué le CRE.
Fidèle à son habitude, la DIRECCTE prévoyait la limitation du nombre d’élus du CRE à 12 titulaires et 12 suppléants et sous prétexte d’un plus grand nombre d’élus dans les CDEP SEM/CML et MTS supprimait purement et simplement 1 élu sur 2 dans les CDEP GIS, M2E et RER.
Cette situation inadmissible a amené notre organisation syndicale, l’UNSA, la CFE/CGC, SUD et la CFDT malgré disons-le nos différences et nos divergences politiques, à œuvrer ensemble pour une juste et meilleure représentation des agents.
Grace à cette action conjointe aujourd’hui siègent désormais dans cette instance 14 titulaires et 14 suppléants, revendication portait déjà lors de la négociation du 22 Décembre, mais restée sans réponse, la direction  préférant ce jour-là  laisser s’instauré une atmosphère délétère, loin d’un dialogue social constructif et responsable !
La mise en place d’un mandat au CRE est toujours l’occasion à l’éclairage des élections, de faire le bilan de l’activité passée et de porter réflexion pour l’avenir.
Naturellement et comme nous l’avons déjà exprimé, nous tenons compte des résultats et des exigences traduites par les salariés et c’est pour cela que l’exigence et les aspirations diverses que les salariés expriment démocratiquement lors des élections professionnelles confèrent à nos organisations syndicales la responsabilité de prendre en compte cette diversité d’opinion et de trouver des modes de travail permettant une gestion du CRE à la fois respectueuse des expressions et socialement efficace.
Nous avons donc à cet égard, pris nos responsabilités afin de poursuivre une réelle démarche pluraliste dans la gestion des activités sociales du Comité Régie d’Entreprise.
La gestion du comité avec les limites imposées par une subvention qui ne correspond plus aux besoins, s’est construite sur la base de valeurs qui ne sont pas remises en cause.
La gestion centralisée des activités, les notions de solidarité, le maintien et le développement de la capacité d’accueil, d’activités propres au comité, sont de celles-ci.
Et c’est dans cet état d’esprit que les organisations syndicales CGT-RATP, UNSA-RATP et CFE/CGC  sont en accord sur des valeurs convergentes afin de faire du CRE un outil social, culturel et économique au service de chaque agent, actif comme retraité dans le cadre d’une gestion pluraliste des activités sociales du comité.
Nous poursuivons donc, pour le mandat qui s’ouvre, notre engagement commun.
Afin de permettre aux salariés de chaque secteur d’activités de pouvoir bénéficier de prestations identiques, quel que soit le poids de leur département de travail à la RATP, les organisations gestionnaires se sont engagées à travers leurs élus dans le reversement de la subvention sociale des CDEP au bénéfice d’une gestion centralisée au niveau du CRE.
Il est toujours bon de rappeler que la gestion centralisée permet à ce que les salariés, issus de secteurs qui ne pourraient pas, à eux seuls, au regard du dimensionnement en terme d’effectifs au sein de leur département, bénéficier de prestations, y accèdent.
Au regard des couts et de l’augmentation des charges, dans l’immobilier notamment, la capacité financière du CRE, entité unique, est dans de multiples domaines, dont le domaine patrimonial, bien loin du niveau d’augmentation de la subvention.
Subvention dont la direction serait bien inspirée de l’augmenter à hauteur de 3%.
Cette démarche n’est en rien une entrave à des expressions diverses sur les grands enjeux, les dossiers qui traverseront, dans le mandat, notre entreprise publique de service public mais participe à de réelles potentialités de démarches et d’initiatives communes dans l’intérêt des salariés : c’est du moins notre volonté !
Que ce soit donc pour ce qui est des dossiers structurants notre environnement comme la place et le rôle des services publics, la renégociation du contrat STIF, comme de la question de la politique sociale et salariale, à l’heure où l’on nous annonce une année blanche pour l’augmentation de la valeur du point l’action de la CGT sera un des éléments déterminants à la nécessaire intervention des agents et à la prise en compte de leurs revendications. Nous militerons en ce sens !
Nous aurons aussi, durant ce prochain mandat, un certain nombre d’exigences à faire valoir qui amélioreraient sans nul doute les conditions de vie des agents, actifs, retraités et ayant droits de notre entreprise  au travers notre comité d’entreprise :

  • Mettre en œuvre un réel droit d’intervention et de veto dans les grands choix stratégiques et de gestion de l’entreprise publique.
  • Faire assumer pleinement ses responsabilités à la RATP, particulièrement dans l’entretien de son patrimoine comme sur la mise à disposition de locaux, de personnel et de matériels afin d’assurer, par exemple, une restauration de proximité dans les meilleures conditions.
  • Favoriser le détachement d’agents de façon permanente et/ou saisonnière pour permettre, par exemple, un suivi des équipes d’encadrement de nos centres de vacances et de loisirs.

Enfin, demain plus qu’hier, nous serons attentifs à la qualité du lien indispensable, entre les salariés, leurs aspirations et notre organisation syndicale, nos élus, afin d’être toujours plus en phase et de faire du syndicalisme un réel outil au service de leurs aspirations.

Author: union_admin

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