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Communiqués - CGT-RATP

Madame Pécresse aime le théâtre ? Bienvenue à la RATP !

Le 16 novembre dernier, la RATP inaugurait en grande pompe la réouverture de son centre bus de Montrouge après plusieurs années de travaux.

À cette occasion, la Présidente de la Région Ile-de-France était invitée par la RATP… Une occasion de rencontrer des agents ? Surement pas !

Aussi absurde et incroyable que cela paraisse, se sont des comédiens qui ont  été  embauchés par la RATP pour cette occasion. Les agents de la RATP ont, eux, été invités à quitter les lieux !

La CGT-RATP dénonce cette mascarade, ce mépris à l’encontre des agents du service public qui ne seraient pas assez présentables ? Respectables ? Fréquentables ?

La CGT-RATP dénonce cette gabegie d’argent public, tout particulièrement à l’heure où la moindre dépense est scrutée à la loupe par la direction de la RATP, que les salaires sont gelés, les dispositions sociales revues à la baisse, etc…

Au sein même de ce centre bus, des économies de « bouts de chandelles » sont faites  sur les outils et les équipements pour la maintenance.

Madame la PDG de la RATP, si vous souhaitez inviter la Présidente de Région et du STIF au théâtre, libre à vous… Mais pas au sein de la RATP !

Les agents de la RATP méritent considération et respect, sans eux, impossible de faire fonctionner des réseaux qui, chaque jour, transportent plus de 12 millions de voyageurs.

Les Agents de la RATP ne sont ni des acteurs ni des figurants… Même si, au sein de votre direction de la communication, il doit y avoir une ribambelle de clowns !

Paris, le 20 novembre 2017

picto-pdf 2017 11 20 COMMUNIQUE CGT RATP sur visite V. PECRESSE

Train-Surffing

Soyez jeunes, soyez audacieux… mais restez vivants !

Comme d’autres phénomènes liés au besoin d’exister, le « train-surfing » fait des émules à Paris et tue !

C’est encore le cas la semaine dernière où un jeune a trouvé la mort en heurtant une verrière au niveau de la station Bir-Hakeim.

Ce phénomène, bien que très marginal, n’en reste pas moins consternant de bêtise.

L’envie d’exister sur les réseaux sociaux ou dans la vraie vie est, certes, une réalité de notre époque pour une jeunesse désœuvrée. Pour autant, de tels phénomènes ne pourraient se propager sans la passivité de celles et ceux qui, devant leurs écrans regardent, commentent positivement, voire incitent à toujours plus de prise de risque inconscient, au seul prétexte d’un divertissement autour d’une performance qui serait remplie d’adrénaline.

Les infrastructures de transports publics ne peuvent être détournées de leur fonction qui, quotidiennement, grâce aux agents RATP, dans leur utilisation normale assurent la sécurité de millions de voyageurs. C’est pour cela qu’elles ne sont pas des terrains de jeux.

La CGT-RATP appelle les jeunes à vivre pleinement leur besoin de se construire, de se dépasser, voire de braver certains interdits… mais leur rappelle aussi combien la vie mérite d’être vécue et que l’adrénaline peut être trouvée dans des expériences collectives bien plus constructives.

Paris le 31 oct 2017

 

 

 

Paris, le 30 octobre 2017

NOMINATION D’UNE NOUVELLE PDG A LA TÊTE DE LA RATP

CGT-RATP-WP

La CGT exigeante sur le Statut de l’entreprise publique !

Après la nomination de Mme Elisabeth BORNE comme Ministre chargée des transports, le gouvernement vient de proposer Mme Catherine GUILLOUARD comme nouvelle PDG de la RATP.

Cette nomination n’est pas sans surprendre, en effet, Mme Guillouard, en dépit d’un parcours professionnel dense, n’a pas eu d’expérience dans le domaine des transports terrestres. De plus, son nom n’est apparu que très récemment dans la liste des prétendants à ce poste.

La CGT-RATP n’est pas sans méconnaitre son parcours, notamment son rôle lors de l’ouverture du capital d’Air France à la fin des années 90 et la fusion avec la société KLM. Si nous rapprochons cela des récents propos du Président Macron, de son Premier ministre et du ministre des finances concernant le retrait des participations de l’Etat dans les entreprises où celui-ci détient des parts, nous pouvons légitimement être interrogatifs sur les raisons qui ont conduit à sa nomination à la tête de la RATP, entreprise publique nationale de service public.

Interpellée sur ce sujet par les élus CGT au Conseil d’Administration, Mme Guillouard a affirmé que le mandat que lui ont confié le Président de la République et le Premier Ministre, ne prévoyait ni changement de statut, ni ouverture du capital de la RATP. La CGT-RATP en prend acte et nous demeurerons vigilants et mobilisés pour que cela soit respecté dans la   durée.

Mme Guillouard, élue ce jour PDG de la RATP par son Conseil d’Administration avec 14 voix « Pour » et 11 « Abstentions » (dont 4 CGT), doit maintenant être auditionnée par les commissions de l’Assemblée Nationale et du Sénat, préalablement à sa nomination définitive par le Conseil des Ministres et le Président de la République. Elle aura ensuite trois mois pour présenter ses orientations.

La CGT-RATP revendique une réorientation fondamentale de la trajectoire assignée par l’Etat à la RATP dans le cadre d’une nouvelle lettre de mission, autour de cinq points :

  • Réaffirmer la RATP comme EPIC, entreprise à caractère intégré multimodale, vecteur d’efficacité économique et sociale ;
  • Replacer les valeurs et les principes de Service public au centre du projet d’entreprise ;
  • Réviser en profondeur la stratégie de développement du Groupe RATP ;
  • Renforcer la RATP dans son rôle au service d’une politique de relance et de développement industriel ;
  • Préserver et renforcer le modèle social de l’entreprise, ce qui implique notamment l’arrêt des mesures de productivité contre l’emploi, qui dégradent les conditions de travail des agents et met en cause la qualité de service pour les pour les usagers.

Paris, le 12 juillet 2017 – 12h00

Les aventures de la RATP en Toscane… IL EST TEMPS D’ARRÊTER LES FRAIS !

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Depuis deux ans, la direction de la RATP multiplie les efforts pour obtenir pour sa filiale RATP Dev l’exploitation des bus et cars de la région Toscane en Italie.

La CGT-RATP et ses élus au Conseil d’administration de la RATP ont, dès le départ, affirmé leur opposition à cette opération, pour des raisons de fond :

  • D’une part, elle tourne le dos aux valeurs et aux principes de Service Public.

L’ambition de la région Italienne est d’appliquer une politique d’austérité au transport public en réduisant l’offre de service de 10%. Le but de l’appel d’offres est de trouver une société pour faire le « sale boulot », en promettant un contrat de longue durée (11 ans) et rémunérateur grâce à une augmentation de 40% des tarifs usagers. L’offre déposée par RATP  Dev  sur  ces  bases  prévoit  de  supprimer  1.000  postes  de  travail  sur  les  5.500 existants ! Et des populations auront demain une qualité de service fortement dégradée.

  • D’autre part, elle va détourner des ressources de l’Établissement Public RATP.

70 millions d’euros de dotation de capital de la RATP à sa filiale RATP Dev sont prévus pour cette opération. Cet argent, c’est la productivité supportée par les personnels de la RATP à travers des suppressions de postes et la dégradation des conditions de travail. On va ainsi sacrifier des emplois en Île-de-France pour financer un projet qui en supprimera aussi en Italie ! Il s’agit d’une véritable gabegie d’argent public, alors que la RATP aurait besoin de ces ressources pour assurer ses missions en Île-de-France.

Aujourd’hui, de nouveaux éléments viennent renforcer notre position.

Suite à un recours en justice déposé par les concurrents de RATP Dev, le Conseil d’État italien vient de demander l’arbitrage de la Cour de Justice européenne. Cette démarche pourrait déboucher sur une remise en cause de la loi française qui définit les dates d’ouverture à la concurrence des réseaux gérés par la RATP en Île-de-France (Bus : 1er janvier 2025, Tramway : 1er janvier 2030, Métro/RER : 1er janvier 2040).

« L’aventure Toscane » devient le prétexte idéal à une accélération de la libéralisation des transports publics franciliens. C’est ce que les groupes privés qui lorgnent le réseau francilien n’ont cessé de revendiquer ces dernières années.

Pour la CGT-RATP, ces nouveaux éléments rendent plus urgent encore ce que nous réclamons depuis le début : le retrait de RATP Dev de Toscane, opération qui a déjà coûté à la RATP plus de 10 millions d’euros en frais de développement…

Nous avons interpellé le représentant du gouvernement siégeant au Conseil d’Administration de la RATP le 30 juin pour qu’il s’engage à défendre les dispositions de la loi française et à ne pas anticiper l’ouverture à la concurrence des réseaux en Île-de- France. Cette demande est restée sans réponse… Ce qui interroge sur les intentions du nouveau pouvoir à l’égard de la RATP et du Service Public de transport en général.

Paris, le 4 juillet 2017

La PDG de la RATP nommée ministre des transports

Nommée le 21 mai 2015 PDG de la RATP, Mme Borne aura effectué l’un des mandats les plus courts à la tête de l’entreprise publique. Elle quitte ses responsabilités à l’heure où la RATP doit faire face à des enjeux cruciaux pour les agents et l’avenir du service public.

Pour notre Organisation Syndicale, son action à la RATP aura notamment été traversée par des dossiers sociétaux tels ceux de la laïcité, de la sécurité, de l’égalité professionnelle et de la transition énergétique.

Femme d’expérience dans le domaine des transports et de l’action gouvernementale, femme de dialogue, Mme Borne aura su maintenir une certaine qualité dans les relations sociales.

Pour autant, c’est aussi durant sa présidence que les salariés ont eu à subir d’importants plans de productivité et ont vu leur point d’indice salarial ne pas évoluer… C’est aussi elle qui a renforcé la dimension « Groupe RATP » en privilégiant le développement des filiales de droit privé au détriment de l’EPIC-RATP.

A l’heure où la concurrence se met en oeuvre sur les nouvelles lignes, la RATP anticipe la mise en concurrence de son réseau historique. Un changement de PDG est un signe supplémentaire d’instabilité, un élément de fragilisation et d’incertitude pour l’avenir.

Au fait des enjeux de transport dans les domaines environnementaux, économiques et sociaux, la nouvelle ministre devra mener son action avec le sens de l’intérêt collectif. Celui-ci se fonde sur le renforcement des services publics et la réorientation des politiques nationales et européennes pour qui le transport n’est qu’un marché financier à conquérir.

Dans ce contexte et au vu de ces enjeux, la CGT-RATP sera extrêmement vigilante quant aux décisions qui seront prises par la ministre ainsi qu’aux arbitrages gouvernementaux.

picto-pdf 2017 05 17 CP CGT_RATP sur nomination PDG au ministere des transports

Pour une société plus juste, dans un monde de paix !

Partout en France, 280 000 manifestants (110.000 en 2016), jeunes, salarié-e-s, retraité-e-s et privé-e-s d’emploi, se sont mobilisés pour revendiquer des droits et défendre, plus largement, la liberté, l’égalité, la justice, la fraternité, la paix, la démocratie et la solidarité internationale.
Dans les grandes villes comme dans des centaines de petites localités, une même aspiration au progrès social et à la rupture avec les politiques libérales s’est exprimée.
Les effets de ces politiques sur le monde du travail ont rendu possible, pour la seconde fois sous la cinquième République, l’accès de l’extrême droite au second tour de l’élection présidentielle.
Tout en dénonçant le danger pour la démocratie, la cohésion sociale et le monde du travail qu’incarne le FN, parti néo-libéral, ce 1er mai est l’expression de revendications sociales.
Diminution du temps de travail pour travailler mieux et travailler tous, augmentation des salaires, des pensions et des minima sociaux pour vivre dignement, défense des services publics pour en finir avec la désertification de trop nombreux territoires, ré-industrialisation et de nouveaux droits d’expression et d’intervention des salariés, tels ont été les mots d’ordre des cortèges.
Comme en 2002, 2007 et 2012, ce 1er mai se situe dans un contexte politique particulier, celui de l’entre-deux-tours de l’élection présidentielle. La CGT, dans une volonté d’unité syndicale, confirme son combat contre l’extrême droite et la nécessité de lui faire barrage en toutes circonstances !
La CGT va poursuivre et amplifier son action, elle va, sans relâche, lutter contre la destruction du Code du Travail et, plus largement, la remise en cause de notre système de protection sociale, dont le système de retraite par répartition.
Il n’y aura aucune trêve sociale pour le futur Président de la République. En finir avec les divisions, la haine, l’exclusion, le racisme, la xénophobie et le sexisme, implique des politiques qui portent l’intérêt commun et non les seuls intérêts du capital et du monde de la finance.
La CGT est déterminée à incarner ce syndicalisme combatif, responsable et force de propositions, ce syndicalisme de rassemblement des travailleurs, à leurs côtés dans leurs luttes et leur aspiration à une société plus juste dans un monde de paix !

Salaires et effectifs sacrifiés au nom de la rentabilité.

La RATP a produit ses comptes pour l’année 2016. Plusieurs facteurs montrent une bonne santé pour l’entreprise dans la période malgré un chiffre d’affaires en recul de 1,1%.

L’investissement dans la modernisation et l’accroissement de la capacité de transport sont de haut niveau. Bien entendu nous en sommes satisfaits car nous les réclamions toutes ces dernières années au regard des besoins croissants de transport en Ile de France.

Cet exercice a été marqué par un changement de régime fiscal pour la RATP. Contrairement à la chanson du moment sur le « poids de la fiscalité sur les sociétés », cette nouvelle situation ne lui est pas si défavorable que cela au regard de l’opportunisme qu’offre le jeu de l’optimisation fiscale, dans ce contexte de cadeaux faits aux entreprises par les gouvernements successifs.

L’entreprise RATP veut-elle prouver à ses cousines du CAC40 qu’elle peut jouer dans la même cour ? Jusqu’à aller les singer et fuir la solidarité nationale en ne s’acquittant pas des taxes et des impôts auxquels elle est soumise ?

Au final, RATP Epic c’est un résultat net de 141 M€, généré majoritairement par la suppression de 432 postes, une économie sur la masse salariale du fait des départs en retraite importants et un gel du point d’indice salarial pendant deux années consécutives.

La CGT-RATP a donc toutes les raisons de continuer à appeler à la mobilisation des salariés pour une augmentation « significative » des salaires. L’argent existe, il a même été provisionné à hauteur de 33 millions d’euros pour les évolutions salariales et elle n’en a dépensé finalement que 2 millions.

C’est bien grâce au professionnalisme des salariés de l’entreprise que, quotidiennement, nous transportons en toute sécurité les 12 millions de voyageurs dans la région capitale. Il est temps que l’entreprise réponde à la revendication de la CGT-RATP par une augmentation de +3% de la valeur du point salaire au lieu des +0,65% imposés après les pseudo négociations annuelles obligatoires et après deux années à 0%.

Paris, le 24 mars 2017

SALAIRES : La direction reste sourde !

La direction de la RATP n’a pas été en capacité de proposer un accord salarial qui recueille l’assentiment favorable d’au moins 30 % des syndicats… Cela en dit long sur la nature de ses propositions qui tiennent de la provocation. Les salariés de l’entreprise risquent de subir cette année encore une année quasi blanche en termes d’augmentation !

⇨   O% d’augmentation en 2015,

⇨   0% d’augmentation en 2016,

⇨   0,4% proposé pour 2017… c’est la provocation de trop !

Ce jour, les agents de la RATP ont été appelés à se mobiliser au siège de l’entreprise, ils ont été reçus par une direction qui reste sourde aux légitimes revendications.

La PDG de la RATP, Madame BORNE, interroge les représentants des salariés au Conseil d’Administration, pour tenter de justifier sa politique salariale : « Quelle entreprise aujourd’hui a une proposition d’augmentation supérieure à l’inflation ? », c’est oublié un peu vite les chiffres records de la RATP, quelle entreprise fait :

  • 4,2 milliards de Chiffres d’affaires ?
  • 255 millions de résultat net estimé pour 2016 ? 1,3 milliard sur 4 ans ?
  • 8 milliards d’investissement en IDF dont 4,2 sur fonds propres ?
  • 1 milliard de Capacité d’Auto Financement ?
  • 70 millions pour financer une filiale en Toscane ?
  • 5 millions perdus par une filiale à Macao ?
  • 40 millions versés au STIF pour financer le Pass NAVIGO ?
  • 90 millions reversés au STIF ? etc …

A titre de comparaison, les revendications de la CGT : + 3% de la valeur du point, 300 € pour tous, + 10 points pour les « bas salaires », etc… s’élèvent à 90 millions d’euros… largement finançable au regard de ces résultats !

Après la mobilisation de ce jour, la CGT-RATP appelle à ce que les salariés se rassemblent et portent l’exigence de poursuites des négociations.

La CGT-RATP appelle l’ensemble des syndicats représentatifs pour gagner la poursuite des négociations salariales afin d’obtenir des mesures générales significatives.

Paris, le 28 février 2017 – 17h30

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