NON, les conditions de travail ne sont pas « globalement bonnes ! »

Face à la pandémie, la RATP continue de fonctionner grâce aux milliers d’agents travaillant chaque jour pour assurer une « continuité » du Service public.
Pour autant, pouvons-nous dire que cela est réalisé dans les meilleures conditions ?

La CGT répond sans ambiguïté : non !

Bien que la direction de l’entreprise ait mis en place certains dispositifs (la plupart décidés sous la contrainte du gouvernement) dans une recherche de « protection » des agents, il faut bien reconnaître que sans les interventions multiples de la CGT, les « arrangements » n’auraient pas forcément vu le jour. C’est tout le travail syndical notamment mené dans les instances représentatives (CSE, CSSCT, etc.) qui a permis cela.

En clair, si les agents ne se mobilisent pas, la RATP ne les protège pas !

Aujourd’hui encore, de nombreux agents travaillent « la peur au ventre ». Ils ne sont pas confinés. Ils sont en première ligne avec tous les risques que l’on connaît! Des risques qui sont bien réels ! Des risques qui ne s’arrêtent pas à la fin de leur activité ! Des risques dès lors supportés par leurs familles !

Aujourd’hui la direction, en bonne élève zélée de la rentabilité économique, continue de vouloir assurer  un maximum d’activités malgré la demande répétée du « restez chez vous ! »

L’entreprise veut se prémunir économiquement ! Elle envisage déjà l’après en oubliant le présent ! Hélas, nous constatons que des agents travaillent les uns à côté des autres dans de multiples entités non essentielles à la continuité de l’activité sans que la moindre mesure préventive et de protection éfficace ne soit appliquée.

Alors NON, ces salariés ne travaillent pas dans de bonnes conditions !

Aujourd’hui, les machinistes et leurs managers sont confrontés à des Bus mal ou pas désinfectés, surchargés du fait de l’offre de transport ferroviaire réduite et même supprimée après 22 H, avec des kits de prévention donnés au compte-goutte en n’ayant pas la possibilité de porter un masque durant tout le service. Du reste nous faisons bien une différence entre une désinfection et une décontamination des BUS.

Aujourd’hui, les agents de maintenance doivent continuer d’intervenir comme si de rien n’était sans qu’ils aient eux aussi des mesures de protection individuelles, dans des conditions ubuesques ! Là encore sans intervention du CSSCT ou une pose de sac, rien n’est fait par la Direction.
Ces travailleurs de l’ombre qui permettent de mettre à disposition les matériels nécessaires à l’exploitation dans des conditions parfois difficiles et plus encore aujourd’hui face à cette force invisible mais pugnace tout en subissant une productivité accrue depuis des années ! Ces mainteneurs qu’ils soient de GDI, MRB, MRF, M2E sont « laissés pour compte », pas ou peu de gants et de gel hydroalcoolique, pas de lingettes, pas de masques…

Sur MRB, très peu d’aménagement d’horaires ! Seuls 8 ateliers sur 27 ont travaillé à la sécurité des agents, grâce aux initiatives des directions locales qui se le verront peut-être reprochées par le département MRB ! Aujourd’hui encore des mainteneurs sont contraint de venir à l’atelier alors que l’offre de transport est réduite donc sans besoin urgent.

Aujourd’hui, les managers de l’exploitation et de la maintenance doivent répondre aux nombreuses sollicitations de leurs collègues opérateurs sans consignes claires, notes ou ordres de leur hiérarchie, ils se retrouvent bien souvent démunis !

Les agents de SEM et CML (Station, gare et SCC) voient leur durée journalière de travail augmentée avec pour certains des services les contraignants à modifier leurs conditions de vie ! Tous ces agents doivent intervenir au plus près des voyageurs sans qu’on les autorise à porter un masque. En ce qui concerne les agents du SCC, c’est tout bonnement scandaleux ! ils sont traités comme des moins que rien par leur direction, ils sont utilisés en dehors de leurs attachements, à effectuer des missions pour lesquelles ils ne sont pas qualifiés.

Les GMdT et les conducteurs métro et RER ont accepté de modifier leurs horaires et travaillent sans jamais avoir la certitude que leur poste de travail ait été correctement désinfecté. Pourtant, comme l’ensemble des salariés, elles et ils répondent « présent-es » pour assurer le service public ».

Et que dire aux usagers, le public à qui Mme Pécresse refuse l’accès libre aux transports ?

Pourtant, ce ne sont pas des touristes qui arpentent le réseau ! Ce sont des travailleurs, ces « héros » du quotidien. Ce sont ces femmes et ces hommes qui travaillent pour le bien de la collectivité ! Et on leur refuserait l’accès libre, évitant par là même tout contact avec les appareils ? Cela s’est fait pour les pics de pollution et cela n’est plus possible pour un tel cas de pandémie ?

Lorsque tous ces agents travaillent, ils sont en danger ! Et face à ce danger, quand l’employeur ne met pas tout en œuvre pour assurer leur sécurité, ces mêmes salariés doivent utiliser les moyens légaux mis à leurs dispositions par le Code du Travail !

Avec ses militants, la CGT sera toujours là pour les accompagner !

Pendant cette période de crise sans précédent, l’entreprise continue de vouloir avancer sur ses dossiers de transformation au prétexte de se préparer à l’ouverture à la concurrence !

Dès le départ du confinement les différentes directions de l’entreprise souhaitaient continuer la présentation de sa politique aux organisations syndicales.

La CGT l’a clairement exprimé dès le départ, la gestion de la crise doit être la seule et unique priorité du moment et tout le reste doit être reporté !

Aujourd’hui, les militants CGT, les élus sont pleinement concentrés et mobilisés sur cet épisode historique et grave ! N’hésitez pas à les contacter dès que vous rencontrez un problème !

La continuité du Service public a un sens, la santé et la sécurité des agents  sont une priorité avant toute chose !


  Tract-CGT-RATP Conditions de travail COVID-19.pdf (335,8 KiB, 232 hits)

Author: union_admin

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