NOUVELLES ORIENTATIONS STRATÉGIQUES: RIEN NE CHANGE, TOUT S’ACCÉLÈRE!

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OLYMPUS DIGITAL CAMERALA PDG VIENT DE PRÉSENTER SES «ORIENTATIONS STRATÉGIQUES»  POUR LA RATP, ELLES SE DÉCLINENT SOUS 3 «PRIORITÉS»:

  1. Viser l’excellence au service des voyageurs, en s’appuyant sur les compétences des femmes et des hommes du groupe;
  2. Promouvoir l’innovation dans tous les domaines;
  3. S’affirmer comme un acteur de la ville durable.

Qui vont donner lieu à dix chantiers prioritaires:

  1. Groupe;
  2. Sûreté, sécurité;
  3. Ingénierie;
  4. RER;
  5. Capacité à innover;
  6. Innovations sociales et ressources humaines ;
  7. Métro;
  8. Services et digital;
  9. Acteur de la ville durable;
  10. Réseau de surface.

Quels impacts sur notre quotidien ?

Autant dire que l’ensemble des secteurs de l’entreprise et des métiers est et sera impacté, de manière forte, par la mise en place de ces orientations qui, loin de rompre avec les orientations précédentes, s’inscrivent dans la continuité de celles définies par l’ancien PDG.
Alors que nous étions déjà critique sur ces orientations, les nouvelles accélèrent le rythme des réorganisations au prétexte de l’ouverture à la concurrence et tournent même le dos à un des rares éléments que nous considérions comme positif, à savoir: la réaffirmation de la RATP comme une entreprise publique nationale, outil de l’état et des collectivités dans le développement des réseaux et l’aménagement du territoire.
Si la CGT-RATP ne se faisait pas d’illusion quant à une réorientation de la politique menée à l’entreprise, aujourd’hui force est de constater qu’elles s’inscrivent toutes dans le cadre du développement du «RATP» constitué de l’EPIC (public) et des filiales (privées) au détriment de l’EPIC RATP.
Le modèle choisi, c’est celui qu’on eut à subir les salariés de France Télécom et d’Air France: des politiques de productivité qui détruisent l’emploi car inscrites dans une véritable «en avant» de comparaison des coûts avec les autres opérateurs.
A Air France, ce sont 13.000 suppressions de postes qui ont eu lieu ces cinq dernières années et pour quel résultat? Aujourd’hui, il est demandé à ces salariés d’accepter le «sur la tempe» la suppression de 2.900 postes supplémentaires … dans le même temps, la direction de cette entreprise vient d’annoncer 480 millions d’euros de bénéfices !
A la RATP, parce que la concurrence viendrait s’imposer à nous en 2024, il faudrait se résoudre à faire baisser les coûts salariaux, c’est-à-dire: des suppressions de postes, l’augmentation de la charge de travail, la dégradation des conditions de travail, la modération salariale, la remise en cause de notre protection sociale …

D’ailleurs …

La mise en concurrence des opérateurs de transport ne sert qu’un but: celui de dégager des marges financières pour des actionnaires et cette politique tourne le dos aux missions de service public et aux besoins de transports pour les populations.

Qui paiera le prix de cette politique? Les salariés!

A la RATP, c’est parce que l’entreprise est inscrite dans cette orientation que nous avons eu à subir cette année le gel de la valeur du point alors que la RATP a annoncé un chiffre d’affaire de 4,2 milliards d’euros et un résultat net, après intéressement, de 298 millions d’euros!
Au niveau de l’emploi, les effectifs de 2014 sont exactement au même niveau que ceux de 2002 alors que dans la même période l’offre de transport a augmenté de 28%!
Les orientations de la PDG portent aussi une démarche: une concertation interne qu’elle souhaite engager début 2016 pour «les enjeux du groupe et les préoccupations des agents …». Sans attendre, nous le disons à la PDG: les agents souhaitent que la RATP garde son statut d’entreprise publique nationale et que les agents gardent leur statut du personnel, ils souhaitent être mieux considérés dans leur travail, ils souhaitent l’augmentation de leur rémunération, tout comme l’amélioration de leurs conditions de travail …

C’est sur ces bases que la CGT-RATP porte le débat.

Que doit-on faire aujourd’hui? Agir!

La CGT-RATP va largement informer les salariés des orientations stratégiques de l’entreprise qui se déclinent sur l’ensemble des secteurs et des métiers.
Nous allons porter au débat notre analyse de la situation et faire des propositions alternatives afin que ce qui est prévu aujourd’hui ne soit pas la réalité de demain.

Ouverture à la concurrence? Pas de fatalité!

La RATP n’engage aucune réflexion quant à l’avenir de l’entreprise publique, son statut et le statut des salariés … elle considère que l’ouverture à la concurrence est inéluctable mais que fait-elle pour garantir un haut niveau socialce cadre ? Rien
Elle va même plus loin en désignant (c’est une première), un directeur de la filiale de droit privé (RATP DEV) à la vice-présidence de l’Union des Transports Publics (UTP) … C’est là un signe inquiétant et révélateur du modèle qu’elle souhaite développer!
Pour nous, l’ouverture à la concurrence n’est en rien inéluctable, d’ailleurs, une récente décision au niveau européen a reporté, au-delà 2025, l’ouverture à la concurrence pour les réseaux ferrés (SNCF), initialement prévue en 2018.

Pour la CGT-RATP, 4 priorités:

  1. Défendre et valoriser le statut public de l’entreprise, son caractère intégré (ingénierie, maintenance, exploitation);
  2. Redéfinir le développement du «groupe RATP» et changer de priorités;
  3. Dans le cadre de la concurrence, agir contre le dumping social;
  4. Trouver de nouvelles ressources pour le financement des transports publics.

Il est toujours demandé aux salariés d’en faire plus, de faire des efforts, de consentir à des régressions sociales, de se sacrifier …

La CGT porte, elle, des alternatives et pour les imposer, il va falloir se mobiliser, intervenir dans les débats, agir dans les luttes car l’avenir n’est pas écrit dans les orientations, il sera fonction du rapport de force que, tous ensemble, nous saurons imposer !

Télécharger le tract ici >>> picto-pdf

Author: CGT_admin

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