27.05.2015 Déclaration des élus CGT

Face à la crise que nous traversons, face à l’accroissement des inégalités au développement de la précarité, aux attaques incessantes contre les droits des salariés et des privés d’emplois, l’urgence sociale est au renforcement des garanties collective communes à tous, quelle que soit leur entreprise.
Avec un patronat plus que jamais conforté par le gouvernement dans ses demandes à vider le Code du Travail de toute substance, il est impératif de placer la démocratie sociale au cœur du projet d’entreprise, et l’émancipation par le travail au cœur de notre choix de société.
Après l’échec de la négociation interprofessionnelle nationale sur le dialogue social et la représentation des salariés, le gouvernement a repris la main, comme il l’avait annoncé pour légiférer.
Le gouvernement a transmis aux organisations syndicales son projet de loi « Dialogue social et soutien à l’activité des salariés » qui a été présenté le 22 avril en Conseil des ministres.
Tant dans cette négociation que lors des réunions bilatérales avec le gouvernement, la CGT a mis en avant des propositions.
S’il est à noter des points positifs dans ce projet de loi, des revendications que la CGT porte depuis des années,  l’émergence d’une représentation collective des salariés des TPE, la reconnaissance amorcée des parcours militants dans l’entreprise. Il « ne saurait être question d’inscrire dans la loi ce que le patronat n’a pas obtenu dans la négociation.
Concernant  les points négatifs, notamment la fragilisation des instances représentatives du personnel (DP, CE, CHSCT), et face à  la possibilité d’organiser la fusion des instances par accord d’entreprise majoritaire dans les entreprises de plus de 300 salariés qui répond à une revendication forte du MEDEF, la CGT ne restera pas sans réaction.
Pour la CGT, le débat parlementaire doit permettre aux salariés et à leurs organisations syndicales de peser et de modifier le projet de loi dans le sens d’une démocratie sociale affirmant la citoyenneté au travail.
Plus proche de nous, l’actualité,  à la RATP est à aborder sous différents aspects,  comme la nomination par décret du 1er ministre de Mme Elisabeth Borne à la tête de notre entreprise et le climat social qui tend à se dégrader dans bien des secteurs.
Il semble important de le préciser, certains vont s’empresser de faire un lien, que  la multiplication des initiatives à la maintenance, au CRIV à BUS pour ne citer qu’eux, n’ont aucun lien de cause à effet avec l’arrivée de la nouvelle PDG de la RATP.
Pour Autant nous aurons l’occasion de rappeler à Mme Borne , ici même dans cette instance s’il était prévu qu’elle vienne nous  présenter sa feuille de route , mais surtout lors des rencontres prévues avec les organisations syndicales  , de lui rappeler le rôle que doit jouer la RATP dans un contexte de crise où la question du chômage est loin d’être réglée, et de réaffirmer la nécessaire  réorientation de la politique menée à l’entreprise.
La RATP doit jouer son rôle de « bras armé » d’une politique publique renouvelée.
Un changement de cap est indispensable car la politique actuelle de baisse de la rémunération du travail et de réduction des dépenses publiques ne favorise pas le développement de l’activité économique mais plutôt son repli, ne règle pas la question du déficit et encore moins celle du chômage. La RATP subit d’ailleurs directement l’impact négatif de cette logique d’austérité, puisque la baisse des ressources des collectivités publiques a pour corollaire le durcissement des conditions contractuelles entre autorités organisatrices et opérateurs et vient dégrader l’équilibre économique de l’activité.
A ce sujet, il faudra réaffirmer  qu’on ne peut pas continuer à faire payer aux personnels le prix d’une dette dont la responsabilité revient à l’Etat, ni l’insuffisance de moyens dont pâtit aujourd’hui le STIF.
De nouvelles ressources doivent être recherchées, en premier lieu en mettant à contribution les profits des entreprises. Alors que vont s’engager les discussions avec le STIF, il faut aussi être conscient qu’on ne pourra pas répondre à l’amélioration, tant attendue par les usagers et les élus, du niveau et de la qualité du service offert sans remettre en cause la logique de productivité destructrice d’emplois qui est au cœur du contrat actuel.
Si nous avons pu entendre ou lire, lors de son audition auprès de la commission de l’assemblée nationale, combien la question de la qualité de service et le niveau de service offert aux usagers est important pour notre entreprise publique de service public, que c’est une de ses priorités dans le cadre de son mandat, priorités que nous partageons , cela ne pourra se mettre en œuvre en poursuivant la politique mise en œuvre depuis plusieurs années avec les conséquences que l’on connais tant pour les usagers que pour les agents de la RATP.
Et les raisons de la colère sont multiples !
Pour 2015 c’est 0% d’augmentation de la valeur du point,  une mesure d’austérité jamais vue à la RATP ! C’est d’autant plus inacceptable que cette année la RATP a dégagé 311 millions de résultats nets, soit le plus gros bénéfice jamais réalisé depuis 1949, pour la CGT loin d’avoir  fermé le chapitre sur la négociation salariale.
 

  • Aucun secteur n’est épargné par des réorganisations de travail dont le seul objectif est la diminution des effectifs. Ces organisations dégradent, de fait, les  conditions de travail.

 
La qualité du  travail s’en retrouve altérée et une autre organisation sera nécessaire pour rattraper les manquements de la précédente….
Il est donc temps d’en finir avec les suppressions d’effectifs.
La dégradation des relations sociales dans certains secteurs s’ajoutant aux dégradations des conditions de travail comme par exemple au RER sont de nature à exaspérer les agents qui n’auront d’autres choix pour se faire entendre que la mobilisation.
La direction de l’entreprise ne peut rester sourde, au risque de…

Auteur: union_admin

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