04.06.2015 Déclaration CGT au CA de la CCAS

Logo-CCAS3Bilan 2014- Espace Santé
Tout d’abord nous souhaitons mettre en avant la qualité du document fourni et les informations très complètes qui nous sont fournies, réponse à plusieurs demandes exprimées l’an passé.
Nous sont notamment communiqué dans le point 7 de l’ODJ de ce CA, des objectifs de développement de l’Espace santé – indépendamment du point sur la fermeture du laboratoire. Nous souhaitons qu’ils soient à l’avenir intégrés dans le bilan.
Juste un petit regret, le délai entre la réception du dossier et la tenue du conseil d’administration qui ne nous a permis une exploitation maximale des informations pour ce conseil d’administration.
Nous allons donc reprendre quelques points forts :
Une baisse de fréquentation qui s’inscrit et c’est à déplorer dans le temps.
Une baisse de fréquentation qui touche principalement les actifs, la population des retraités fréquentant l’espace santé restant globalement stable, avec et cela s’explique une plus forte fréquentation en spécialité.
A contrario, une patientèle qui augmente, traduction de la difficulté à fidéliser la patientèle, notamment chez les actifs.
Concernant les facteurs pouvant expliquer cette baisse :
La diminution de l’offre, moins d’offre donc moins de fréquentation induisant au regard de celle-ci une offre qui continue à se dégrader et l’enchainement baisse de la fréquentation, etc…
Une diminution qui s’expliquerait par une difficulté à recruter des praticiens dans un contexte de pénurie, résultat des choix en terme de politique de santé au niveau national qui impactent naturellement l’Espace santé.
Pour autant, des études font ressortir, dans le contexte actuel, le choix d’un certain nombre de praticiens de privilégier une activité salariée en hôpital ou dispensaire, peut être une opportunité si telle est la volonté de l’entreprise.
Une simple remarque sur l’évolution de l’absentéisme aux consultations. Il est à noter que les chiffres les plus importants s’observent dans des spécialités en lien avec la volonté ou non du patient à s’inscrire dans une démarche de soins ou encore en spécialité telle que la dermatologie ou la notion de possibilité de consulter le plus rapidement possible revêt une importance au regard des symptômes et du diagnostic qui en découle.
Concernant, l’augmentation des annulations de rendez-vous de dernière minute, l’origine du mal est connue : la politique de productivité menée par l’entreprise qui se traduit pour nos collègues principalement de l’exploitation d’une part à ne pouvoir consulter sur les heures de temps de travail mais également une inflation des changements de service qui les conduits à annuler à la dernière minute leur rendez-vous.
L’an passé, un²e délégation faisait appel à votre mémoire et doit toujours être en attente d’une réponse de votre part, monsieur le Président. Il s’agissait de l’engagement pris en 2004, par président du conseil d’administration de l’époque , permettre à ce que les agents puissent consulter sur leur temps de travail ! Des promesses qui n’engagent que ceux qui y croient.
Lorsque l’on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage, vous avez su organiser la baisse de fréquentation dans les centres de proximité pour ensuite vous en servir pour argumenter la fermeture de ces centres, et aujourd’hui le constat qui ressort au travers de vos enquêtes : des centres trop éloignés !
Autre nouvelle pratique, pour organiser la baisse de fréquentation, celle qui consiste à licencier de façon abusive des praticiens unanimement reconnu pour leurs qualités professionnelles.
Les raisons de baisse de fréquentation par les actifs de l’Espace santé sont identifiées, l’origine du mal est donc connue, reste à trouver le remède, revenir aux fondamentaux, permettre aux agents actifs de pouvoir consulter sur le temps de travail et nous rajouterons bien entendu sans avance d’argent.
Aujourd’hui nous sommes confrontés au projet de décision de fermeture du laboratoire de biologie médicale suite notamment à la forte baisse de fréquentation. Le maintien des centres de proximité auraient pu être de nature à maintenir une activité plus soutenue donc moins exposée à l’application des directives.
En nous autorisant de partager les inquiétudes et donc de paraphraser une déclaration faite l’an passé : Espérons que dans un avenir proche, vous ne nous annoncerez pas la disparition des Espaces Santé encore existants au motif qu’ils ne sont plus fréquentés et assez rentables.
Le point suivant n’est pas de nature à nous rassurer !
A pros du point 5:
La délégation des administrateurs CGT souhaite revenir sur les possibilités d’aide et d’accompagnement des assurés via les commissions ASP et secours, trop souvent méconnues donc sous utilisées et sur la demande souvent réitérée consistant à utiliser les écrans présents dans les attachements et dans les Espaces Santé pour communiquer et faire connaître ces prestations ainsi que promouvoir les actions de prévention qu’elles s’inscrivent dans le cadre des campagnes nationales ou des quelques actions spécifiques à notre Caisse.
Nous faisons régulièrement le constat d’une consommation qui n’est pas optimale des budgets au regard des situations de santé des assurés. Or nous avons des dispositifs qui existent et que nous pourrions utiliser pour ce faire.
Nous constatons quand même que depuis peu des plaquettes de la Caisse se trouvent sur le présentoir situé à la médecine-conseil.
Les plaquettes les plus importantes dans ce service sont : la plaquette du CSOM, la plaquette du temps partiel thérapeutique, la plaquette des conduites à tenir en cas de maladie qui devraient à minima toujours y être disponible, de manière à ce que tous les agents qui passent puissent en disposer.
Nous avons également, à l’accueil du Conseil de prévoyance, un présentoir où sont disposés l’ensemble des plaquettes de la Caisse, et nous souhaiterions que se mette en œuvre un approvisionnement régulier pour un certain nombre de plaquettes qui sont consommées très rapidement.
Lorsqu’à été mis en œuvre l’IG 505 B, les plaquettes de conduite à tenir en cas de maladie, d’accident du travail, d’accident de trajet, ont été adressées avec Respire.
Mais, aujourd’hui, dans l’entreprise, il y a une multiplication des mesures disciplinaires en lien avec le non-respect de cette instruction générale pouvant aller jusqu’au conseil de discipline et la révocation. C’est une situation qui est dramatique et inacceptable.
La CCAS oppose aux salariés leurs devoirs mais faut-il encore leur faire connaître leurs droits et, en ce sens, nous demandons que ces plaquettes, auxquelles on pourrait ajouter la plaquette sur la procédure à suivre pour déclarer une maladie professionnelle soient adressés régulièrement aux assurés avec le journal Respire.
Enfin nous pouvons regretter que les chiffres qui nous sont transmis sur la fréquentation du site ne concernent que le dernier trimestre, ce qui rend totalement impossible un avis éclairé sur ce même site, qui rappelons le, coûte extrêmement cher à notre régime.
Puisque nous parlons du troisième trimestre ; évoquons les chèques solidarité noël ; qui rappelons le doivent être envoyés à chaque bénéficiaire et non pas à chaque foyer.
Pour finir nous vous demandons une communication envers les bénéficiaires potentiels de « M’T dents » concernant les conditions de prise en charge à 100% des soins après bilan à savoir, l’obligation de voir apparaître la mention « M’T dents » sur la facturation.
Enfin nous nous interrogeons sur la mention « inscrivez-vous sur votre espace MSA » ….
Merci de votre attention

Author: union_admin

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